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‘’Bitcoin ne court aucun risque’’, explique le hacker éthique John Cantrell

ALISTAIR Milne, employé à Atlanta Digital Curreng Fund, avait, à travers son compte Twitter, annoncé un concours de piratage d’un portefeuille Bitcoin. Seul le développeur du projet Bitcoin et Lightning Network, John Cantrell, a réussi l’exploit. Et comme on pouvait s’y attendre, très tôt, les internautes ont commencé à s’interroger sur le système de sécurité de Bitcoin. Malgré sa prouesse, John Cantrell affirme que la cryptomonnaie Bitcoin ne court aucun risque. A-t-il raison ? Lisez plutôt.

La démarche de John Cantrell

Le défi était simple : Il s’agissait de pirater la seed mnémonique d’une adresse BTC composée ordinairement de 12 mots. Au départ du concours, l’initiateur avait révélé 8 mots. Il s’agissait donc de retrouver les 4 autres.

A ce stade, John Cantrell a démontré que pour retrouver les 4 autres mots, il y avait une possibilité de plus d’un milliard de mnémoniques possibles.

John Cantrell
John Cantrell, éthique mais badass

Pour tester une seule mnémonique, il faut alors générer une graine à partir de la mnémonique et une adresse à partir de la clé privée principale. Il révèle que, dans cette quête, son Macbook n’a pu vérifier que 1250 mnémoniques par secondes, ce qui signifie qu’il aurait fallu au Macbook de John, plus de 25 ans pour y arriver.

Il a dû faire rentrer dans la danse par la suite, les services de pool graphiques spécialisées et les services de cloud computing Azure de Microsoft, pour l’aider dans ce décryptage. Cet upgrade lui a permis d’avancer à grand pas dans ce défi de piratage. A ce stade, à la question de savoir si le Bitcoin (- enfin, un wallet contenant du BTC et dont 2/3 de la seed aurait été divulgués – courrait vraiment un risque, la réponse aurait pu être « Oui ».

Pourquoi Bitcoin ne court vraiment aucun risque

John Cantrell est, avons-nous dit, un développeur de projet Bitcoin et Lightning Network. En se prêtant à ce jeu, il voulait simplement faire savoir que la sécurité de Bitcoin était maximale.

L’initiateur du concours avait en effet révélé aux participants 8 mots. Ce qui a grandement facilité les choses et rendu le déchiffrement possible. Cependant, John Cantrell a dû vérifier un milliard de combinaisons de seed en 30 heures, et cela en rémunérant des pools de travail GPU qui ont été sollicités. N’eût-été la découverte au préalable de 8 mots, il aurait été impossible, de réaliser un tel exploit. En réalité, on aurait eu des milliers de milliards de combinaisons à vérifier. Et payer les GPU pour ce piratage aurait été excessivement coûteux, voire impossible.

La vérité, révèle John Cantrell dans un fil de tweet, la seule condition pour que Bitcoin présente une sécurité moindre, c’est de communiquer une partie des informations. En définitive, il exhorte tout utilisateur à ne jamais laisser un tiers prendre connaissance de la moindre parcelle de leurs seed.

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