Europol Voit Monero (XMR), Zcash, Dash et les mixers comme des Menaces Importantes !

lun 12 Oct 2020 ▪ 18h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

Toute chose échappant au contrôle des institutions gouvernementales est présumée illégale. Interprétation simpliste ? Pas forcément ! Les cryptos anonymes donnent du fil à retordre à Europol qui les voit d’ailleurs d’un mauvais œil. Allez, une phrase qui va susciter la polémique : les cybercriminels ont cependant de « bonnes choses » à enseigner aux honnêtes citoyens.

Bitcoin reste le chouchou des cybercriminels

Un rapport d’Europol identifie le développement des cryptomonnaies privées et des plateformes de marché du dark web comme les principaux outils de la cybercriminalité.

Europol indique que l’association des wallets privés et des cryptomonnaies axées sur la confidentialité, est un facteur de risque important.

Monero (XMR), Zcash (ZEC) et Dash (DASH) seraient de plus en plus utilisés comme moyens de paiement sur le dark web, selon l’Internet Organised Crime Threat Assessment (IOCTA) d’Europol.

D’autres altcoins gagnent en popularité sur le dark web, notamment Ethereum (ETH) et Litecoin (LTC) mais, Bitcoin (BTC) est de loin le mode de paiement préféré des cybercriminels, du fait de sa réputation auprès du grand public.

Les criminels plus soucieux de la vie privée

Les cybercriminels optent pour les portefeuilles matériels afin de stocker leurs cryptomonnaies et leurs clés privées.

Ils utilisent également des dispositifs de protection des données privées telles que Coinjoin ou tout autre mélangeur pour blanchir et stocker leurs cryptos.

Ce type de protocole fusionne plusieurs transactions d’utilisateurs non-apparentés pour rendre leur traçage plus difficile.

Tor  est l’un des protocoles garantissant l’anonymat les plus populaires du dark web mais, l’intérêt pour les plateformes décentralisées conçues autour de la protection des données privées continue de grandir.

Ces plateformes servent à écouler des produits illicites et Europol estime que le réseau OpenBazaar représente une menace prioritaire : sa plateforme mobile Haven aurait été téléchargées par des milliers de personnes sur Android.

Europol souligne néanmoins que l’utilisation légale des cryptomonnaies est en hausse et, les transactions liées à la cybercriminalité ne représentent que 1,1% du volume total des transactions.

Un jour, l’anonymat deviendra un mot tabou avec une connotation péjorative. A moins que les cryptomonnaies n’arrivent à redonner goût à la vie privée à la plupart des personnes qui pensent aujourd’hui qu’il est tout à fait normal qu’un gouvernement traque leurs finances. Les cybercriminels sont des opportunistes : ils chercheront toujours à tirer profit d’une nouvelle technologie qui leur permet de passer sous le radar des policiers. Ce n’est pas pour autant qu’il faut tirer dans les genoux des projets cryptos comme Monero.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

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