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La nouvelle mode pour miner du Monero (XMR)? Le piratage de supercalculateur

mer 20 Mai 2020 ▪ 12h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

Le Monero (XMR) sera-t-il le prochain Bitcoin (BTC) ? Un indicateur important : Il est devenu l’une des cryptos chouchou des hackers, qui n’hésitent pas à utiliser Taylor Swift, à pirater 35 000 ordinateurs au Pérou, ou même à installer leurs sales bestioles sur le site même du XMR, pour en obtenir gratuitement. Cette fois-ci, les hackers ont attaqué des super-machines utilisées par des universités pour miner du Monero : le bilan est lourd – ou fructueux pour les pirates.

Superhackers pour des supercalculateurs

Plusieurs clusters de superordinateurs auraient été la cible d’attaques pour miner des cryptos.

Cette nouvelle a été relayée par le site ZDNet, qui indique que l’accès à la plupart de ces machines a été suspendu en attendant que la sécurité soit rétablie.

Ces incidents ont été signalés dans de nombreux pays européens : au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse et en Espagne.

La première attaque détectée fut celle portée sur le supercalculateur Archer de l’Université d’Edimbourg.

En Allemagne, 5 clusters avaient été fermés par le bwHPC, l’organisme qui coordonne les activités de recherche sur ces supercalculateurs.

En Suisse, l’attaque s’est produite sur l’infrastructure des superordinateurs du Centre suisse de calcul scientifique.

Des étudiants intelligents mais imprudents

Selon les premiers rapports, ces intrusions auraient été rendues possibles via des login Secure Shell (SSH) compromis.

L’équipe informatique de l’European Grid Infrastucture (EGI) a publié des échantillons de code des logiciels malveillants, qui ont été examinés ensuite par Cado Security, une société de cybersécurité basée au Royaume Uni.

Cette dernière en a conclu que les identifiants avaient été volés à des membres de ces universités, qui avaient accès à ces ordinateurs pour des calculs informatiques.

Le co-fondateur de Cado Security, Chris Doman, explique que les pirates ont exploité une vulnérabilité pour accéder à un nœud de calcul, qui leur a permis de miner du Monero. Il estime également qu’il n’y a, à ce stade, pas suffisamment de preuves confirmant que ces attaques soient l’œuvre d’un seul et même groupe.

A noter que les campus d’université sont les seconds plus gros mineurs de la crypto-industrie.

Les universités devraient peut-être recruter ces hackers comme profs : ils ont l’air d’en savoir beaucoup plus que les fameux PHD bardés de diplômes. A quand une attaque des sites sensibles comme la N**A ou le pen***gone pour miner du Bitcoin et du Monero – je préfère censurer pour ne pas m’attirer les foudres de Big Bro, on est jamais trop prudent hein.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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