Se connecter S'abonner

Bitcoin (BTC) contre le FMI qui propose d’utiliser nos historiques de recherche Google pour déterminer notre solvabilité

Nous savons tous que Google, via son navigateur Chrome, garde une trace de notre historique de recherche sur internet. Même chose pour Facebook qui détient des données privées peut-être encore plus fines, sans parler de Twitter et toute la clique des suceurs de temps de cerveau. Mais à quelles fins ? Un nouvel article publié sur le Blog du FMI nous offre un début de réponse qui achèvera de vous convaincre que vous faites très bien d’accumuler du Bitcoin (BTC).

Espionnage sociétal

La surveillance de nos moindres faits et gestes est une grande facette du « Great Reset ». Le contrôle de notre vie privée nous échappe chaque jour un peu plus. Nous nous noyons dans une société 5G où chaque objet technologique est devenu un mouchard.

Entre les cyclopes à reconnaissance faciale, les réseaux sociaux espions, les microphones indiscrets, la géolocalisation, les historiques d’achat et de recherche, la Big Tech et les banques ont de quoi dresser un profil extrêmement fin de notre moi profond. Vous seriez surpris de voir à quel point toutes ces données collectées par ces sycophantes sont bavardes une fois passées à la moulinette de l’intelligence artificielle (Machine Learning).

Le machine learning est un aspect essentiel d’un géant tel que Facebook. Il ne serait pas possible de gérer 2,4 milliards d’utilisateurs tout en leur fournissant le meilleur service sans utiliser le Machine Learning.

Par exemple, les insouciants qui ont autorisé Facebook à faire de la reconnaissance faciale sur leurs photos, pourront être tagués automatiquement sur les photos que leurs amis posteront…

Facebook analyse aussi ce que nous écrivons avec le programme « DeepText ». Si vous écrivez « I love Apple », est-ce que vous aimez les pommes ou bien la marque ? Difficile à dire et il est nécessaire de croiser le texte avec d’autres informations permettant de faire pencher les probabilités d’un côté ou de l’autre. C’est aussi très utile si l’on veut qu’une information circule, ou pas… Notamment en période électorale. #shadowbanning

Tout est passé au crible. Âge, sexe, adresse, intérêts (likes), partages, etc. L’autopsie de notre présence en ligne va jusqu’à vérifier face à quelles informations nous arrêtons de faire défiler notre fil d’actualité. Facebook récupère même les données d’autres boîtes d’analyse Big Data telles que Epsilon, Acxiom, Datalogix ou BlueKai.

Ils disent que tout cela sert à nous proposer de la publicité sur mesure et améliorer leurs “services”. Comme si la société de consommation ostentatoire n’était pas le cancer de cette planète… Et comme si toutes ces données n’étaient pas collectées pour d’autres desseins moins avouables.

C’est là que le FMI entre en piste. Le Fonds Monétaire International apporte ouvertement sa caution à l’exploitation de notre vie privée. Non pas pour mieux nous servir, mais pour nous punir…

Qu’est-ce que la FinTech pour le FMI ?

IMF BLOG

« Les banques traditionnelles sont confrontées à la concurrence de start-ups/banques en ligne. Le COVID-19 a accéléré la demande pour des services numériques, incitant les réseaux sociaux à se lancer dans les paiements et l’activité de crédit. »

What is Really New in Fintech, Blog FMI, 17 décembre 2020

Le papier du FMI, sans le nommer, nous prévient que Facebook a l’intention de se transformer en banque… Les lecteurs de Thecointribune ne seront pas très surpris puisque Facebook a annoncé vouloir lancer le « Diem », anciennement appelé « Libra », en 2021.

Nous sommes toutefois loin d’une licence bancaire puisqu’il s’agira d’un simple stablecoin adossé au dollar. Et si les républicains gardent la majorité au Sénat, il se pourrait bien que les prédictions des auteurs de l’article, même si apparemment en lien avec les voies impénétrables du Great Reset, s’avèrent prématurées.

Bref, nous pouvons également lire que le staff du FMI et de la BCE (Christine Lagarde était présidente du FMI juste avant de prendre la tête de la BCE) distinguent deux grands axes concernant la “FinTech”.

Le premier est lié à « l’information ». C’est-à-dire « la création d’outils permettant de collecter et d’analyser les données des clients, par exemple pour estimer si la banque ferait bien de leur prêter de l’argent, ou pas »…

L’innovation la plus transformatrice de la FinTech est l’utilisation accrue de nouveaux types de données provenant de l’empreinte numérique des diverses activités en ligne des clients – principalement pour l’analyse de la solvabilité.

What is Really New in Fintech, Blog FMI, 17 décembre 2020

Cette “solvabilité” est appelée « Credit Scoring ». Cette expression n’est pas sans rappeler le « Crédit social » chinois qui est très probablement ce à quoi le FMI rêve sans l’avouer… Le papier fait une distinction entre « hard information » (salaire, temps passé sans emploi, actifs, dettes) – qui ont toujours été utilisées par les banques pour juger de notre solvabilité – et d’autres données plus privées comme notre historique de recherche Google, notre type de navigateur internet ou encore notre historique d’achats en ligne.

Mais estimer plus finement la solvabilité des gens est la même fausse bonne idée que de laisser l’IA lire ce que nous écrivons. C’est une boîte de pandore. Ce serait la mort programmée de l’essence même du caractère « social » de la société.

Très vite le prix des assurances sera déterminé en fonction de votre « intelligence », qui peut être facilement déterminée en analysant votre historique de recherche Google ou Youtube. Ensuite ce seront les personnes à la santé fragile qui se verront privés de l’accès au crédit. Et, in fine, ceux qui rejettent l’idéologie du moment se verront fermer les portes de l’ascenseur social. Voilà la dystopie orwellienne se cachant derrière le Great Reset dont le FMI semble se faire le porte-parole.

Big Tech vs Big Banks

Le deuxième grand axe est lié à la Big Tech et leurs immenses réseaux « d’utilisateurs » (Facebook n’aime pas dire « consommateurs ») :

« […] les médias sociaux, les smartphones et les achats en ligne […] augmentent l’empreinte numérique et les données disponibles à propos des consommateurs. Des plateformes comme Amazon, Facebook ou Alibaba […] émergent en concurrents face aux banques traditionnelles. »

What is Really New in Fintech, Blog FMI, 17 décembre 2020

Les auteurs de l’article se font clairement les avocats d’une fusion entre la banque et Big Tech, ou tout du moins, offrir à cette dernière certaines prérogatives de banques :

« L’arrivée de nouveaux acteurs (Big Tech) rend les banques moins indispensables pour le système financier. Les banques centrales ont peut-être besoin d’ajuster leur boîte à outils monétaire afin de fournir des liquidités aux non-banques. »

What is Really New in Fintech, Blog FMI, 17 décembre 2020

L’appel du pied est également fait aux gouvernements qui devraient « suivre et supporter la transition technologique dans la finance » et prendre connaissance des « nouvelles technologies de prêts ». Dit autrement, l’institution de Bretton Woods s’est transformée en lobbyiste d’une Big Tech marchant sur les plates-bandes du secteur bancaire.

Il est vrai que le moment est assez propice à cet assaut. Les banques sont au pied d’un mur de dettes hors de contrôle et source d’inflation (immobilière) de plus en plus palpable. Sans parler du pic pétrolier que nous avons probablement franchi en 2018 et qui ne rendra probablement pas la vie moins chère aux prochaines générations…

inflation USA
Observez le salaire et le prix d’une maison en 1938 aux Etats-Unis

Le FMI prend fait et cause pour la Big Tech car la démocratisation du smartphone et des réseaux sociaux aux quatre coins du monde va permettre d’augmenter ce que l’on appelle « l’inclusion financière ». Pour le dire plus crûment : la mise en esclavage par la dette des 1.7 milliards d’humains n’ayant pas encore de compte bancaire, car trop loin des villes.

Le papier conclue en effet en déclarant :

« La capacité de la Fintech à atteindre plus d’un milliard de personnes non bancarisées dans le monde,[…] peut être révolutionnaire. »

What is Really New in Fintech, Blog FMI, 17 décembre 2020

« Révolutionnaire » n’est pas le mot qui nous vient tout de suite à l’esprit… La vérité est que l’étau de Big Brother se resserre sur toute la planète.

Nous avons d’un côté le paysan indien ou africain à qui l’on veut absolument mettre le doigt dans l’engrenage infernal de la dette et des intérêts usuriers. Si possible avec une nouvelle monnaie créée par Facebook permettant au passage à l’oncle Sam d’étendre la mainmise du dollar sur le monde.

Et de l’autre, une société occidentale où notre destin est intimement lié à notre « empreinte digitale ». Une société où le cash aurait disparu et ne laissant aucune échappatoire face à la notation de votre être par l’IA. Un conseil, commencez à rechercher des choses intelligentes sur Google et Youtube…

Il se murmure d’ailleurs que le « passeport vert » pourrait servir de mise à l’étrier. La stratégie étant d’abord de déclarer ce passeport obligatoire pour aller au restaurant, cinéma… puis de le lier à nos cartes de crédit (pour bien s’assurer que personne ne triche). La France va créer à partir du 4 janvier un fichier regroupant les noms des personnes vaccinées contre le Covid. Ce fichier servira à assurer « la mise en œuvre, le suivi et le pilotage des campagnes vaccinales contre la Covid-19 » annonce un décret publié au journal officiel.

Ils veulent un monde où nous sommes surveillés, épiés, analysés, jugés, inspectés, estimés, appréciés, censurés. L’argent liquide, dont le Bitcoin est devenu le fer de lance, est la dernière forteresse de notre vie privée. L’utilisation d’un VPN et de navigateurs ne gardant pas en mémoire votre historique de navigation (Tor, Firefox) est également indispensable pour échapper à cet apartheid 2.0 dont même le FMI se fait désormais l’ambassadeur

Plus d’actions
Partagez

( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
Back To Top

Newsletter

Recevez le meilleur de l’actualité Crypto dans votre boite email

Inscription Newsletter

Archives

Lire les dernières Newsletters
Cliquez ici

Coaching Gratuit

Obtenez gratuitement un coaching
d'une heure avec un expert
Remplissez le formulaire
et notre expert vous contactera 
sous 24 heures

© Copyright Cointribune - tous droits réservés

Agence Tempo