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Bitcoin contre l’IA et le CBDC de la banque des règlements internationaux

La banque des règlements internationaux, la « banque des banques centrales », a publié son programme de travail pour 2021. Le moins que l’on puisse dire est que la BRI a de grandes ambitions pour l’éventuel avènement des CBDC (Digital euro, dollar…).

Demandez le programme

« Ce programme de travail montre notre engagement à explorer de manière très concrète la meilleure façon d’exploiter au mieux le changement technologique au profit des banques centrales et de créer des biens publics soutenant le système financier mondial ».

Benoît Coeuré, responsable du Hub innovation de la BRI, communiqué de presse BRI 22 janvier 2021

Voilà ce qu’a déclaré Benoît Coeuré, ancien membre du conseil des gouverneurs de la BCE, habitué du Bilderberg, administrateur de l’INSEE (l’institut nous faisant croire qu’il n’y a pas d’inflation), dans son communiqué de presse présentant son programme.

Ce dernier se focalisera notamment sur les infrastructures de la prochaine génération des marchés financiers, les CBDC, le « SubTech » et le « RegTech ». Autant de barbarismes linguistiques indigestes derrière lesquels se cachent des projets dystopiques s’emboîtant dans ce que l’on appelle désormais le « capitalisme de surveillance » dont les grands marionnettistes ont été jusqu’à présent des firmes comme Google ou Facebook.

L’avènement du bitcoin a clairement donné des palpitations à la caste des créateurs d’argent. Ces derniers se sont mis à pied d’œuvre pour se mettre à la page en s’inspirant des techniques digitales de surveillance de masse dont nous avons récemment observé les désagréables conséquences sur la liberté d’expression…

Les nouveaux jouets de Big Bank Brother

Les nouvelles infrastructures de marchés financiers sont décrites comme reposant sur “l’identité digitale”…

Ce projet raisonne bien avec les ambitions du député américain Bill Foster qui souhaite attribuer à chaque citoyen une identité numérique reliée au CBDC et, tant qu’à faire, aux certificats de vaccination. Nous en parlions dans cet article du 06 décembre 2020. Foster a fait ces révélations lors d’un webinaire organisé par ID2020, une organisation créée par les fondations Bill Gates et Rockefeller.

À propos d’identité digitale, le DailyMail rapporte que Microsoft et Oracle travaillent ensemble à la création d’un passeport Covid infalsifiable. Appelé « Vaccination Credential Initiative (VCI) », le projet repose sur des identités digitales logées sur une blockchain développée par la fondation The Commons Projet.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les puissants trouvent un usage dystopique de la blockchain : l’identité digitale, qui permettra de créer un fichier global où seront stockées nos données de santé, pour commencer… Et à voir les projets de Benoît Coeuré, ce n’est probablement qu’une question de temps avant que nos moyens de paiement soient également liés à une identité digitale contrôlée par Bill Gates

In time
Image tirée du film In Time

Les CBDC

Sur ce front, la BRI a été chargée par la Banque Nationale Suisse de développer une monnaie centrale digitale (c’est-à-dire une monnaie utilisée seulement par les banques privées, entre elles). Elle reposera sur la technologie DLT (Digital Ledger Technology). C’est-à-dire une technologie n’ayant absolument rien à voir avec la blockchain du Bitcoin (Proof of Work)…

La BRI travaille également sur la création d’un DLT permettant de réaliser des transactions entre différentes zones monétaires et donc entre différents CBDC, s’inspirant de Ripple. Il s’agirait en quelque sorte de devenir le nouveau réseau SWIFT. Pour rappel, SWIFT noyaute actuellement toutes les transactions bancaires mondiales. La Russie et la Chine ont lancé leurs propres réseaux mais les volumes traités sont pour l’instant négligeables (la Chine réalise environ 15 % de ses transferts internationaux en yuan avec son propre réseau CIPS).

Dans le cas où des banques centrales décidaient véritablement de lancer des CBDC, la BRI s’assure donc par là le rôle de nouveau SWIFT. C’est un pouvoir phénoménal car rappelons que les États-Unis se servent de SWIFT pour empêcher l’Iran de vendre son pétrole… C’est d’ailleurs à cause de cet embargo sur son système bancaire que la banque centrale iranienne a décidé d’accumuler des bitcoins…

Les travaux de la BRI ne s’arrêtent pas là. IL est également prévu d’explorer la possibilité de créer une monnaie digitale de banque centrale (CBDC) à destination de tous les citoyens et non pas seulement les banques privées. Ce sera plus compliqué, surtout qu’il est prévu de faire de la place à des « private CBDC-backed stablecoins » comme la monnaie que veut lancer Facebook (Diem)…

Voici un slide de la BRI résumant les risques et opportunités d’un CBDC de banque centrale pour tous :

opportunités et risques du CBDC
Opportunités et risques du CBDC d’après la BRI (le “digital Bank Run” étant le plus important)

Soit dit en passant, 97.5 % des dollars en circulation sont déjà sous forme digitale (l’ordre de grandeur est le même pour toutes les monnaies). Alors à quoi bon ?…

À des fins de surveillance…

SupTech et RegTech sont deux projets visant à contrôler les flows de données financières et notamment les carnets d’ordre où se confrontent l’offre et la demande sur les marchés financiers. « Rio » est un prototype de plateforme permettant d’analyser toutes les données financières en temps réel. Il est prévu d’utiliser l’intelligence artificielle et des outils de machine learning pour évaluer les risques financiers grâce à toutes ces datas.

RIO Bank of international settlement

Est-ce que la banque des banques centrales serait jalouse de l’IA de BlackRock, le désormais célèbre Aladdin ?.. Nous écrivions à propos de cette IA dans un précédent article :

« Depuis deux décennies, des centaines de petits malins fabriquent chez BlackRock l’IA Aladdin qui est probablement la plus performante du monde. Tous les discours politiques, les historiques d’achat, les tweets etc… transitent par la moulinette d’Aladdin qui digère et recrache apparemment des conseils d’investissement… »

Cointribune, 6 septembre 2020, Le géant des Fonds d’Investissements Fidelity lance un Fonds Bitcoin (BTC)

Bref, le but est de créer des outils de surveillance omnipotents et nécessaires au contrôle total de la société. Il s’agit d’une centralisation toujours plus accrue des flux de données passées au tamis de l’IA à des fins prédictives.

IA westworld
Image tirée de la série WestWorld représentant la surveillance de l’IA

C’est en réalité le modèle chinois que les occidentaux essaient de reproduire. Un système où toutes les transactions financières, jusqu’aux plus petites, servent à remplir des profiles/fichiers en vue de prédire ou influencer nos comportements.

Quand la banque copie Google

Longtemps synonyme d’opacité et de protection de notre vie privée, les banques semblent vouloir changer leur fusil d’épaule. Elles s’intéressent de plus en plus à la valeur de nos données qu’elles détiennent: nos historiques d’achat. Dis-moi ce que tu achètes et je te dirai qui tu es… Les usuriers lorgnent sur le modèle Google.

La firme de mountain view n’est pas un simple moteur de recherches (40 000 recherches par seconde). Elle est surtout un aspirateur de données (que google appelle des « surplus de comportement ») qui, une fois passées à la moulinette de l’intelligence artificielle (Machine learning), permettent de voir le futur. Ce qui revient à dire, d’une certaine façon, que la BigTech a le pouvoir de remonter le temps…

Google sait mieux que quiconque qui risque d’être le prochain président des États-Unis ou, de manière plus simple, quel sera votre prochain gros achat. Il est un genre d’Oracle. Ce n’est pas pour rien si Obama rencontrait les représentants de Google plus souvent que ses ministres. Près de 300 personnes ont pantouflé entre Google et l’Administration au cours des deux mandatures d’Obama. Cela en dit long sur qui gouverne vraiment aux États-Unis…

Une fois le fond de notre âme mis à nu par l’analyse de nos conversations (ok google), de nos déplacements (GPS, google map), de nos emails (gmail), de nos historiques de recherche et une foultitude d’autres données dont nous ne soupçonnons même pas l’existence, Google peut manipuler nos résultats de recherche. Le but étant de nous influencer et surtout de nous faire dépenser notre argent chez ceux qui paient google…

Les banques ont peur d’être complètement dépassées par ce capitalisme de surveillance conférant de plus en plus de pouvoir à la BigTech. Elles comptent bien s’arroger au moins la primauté de l’analyse de nos historiques d’achat.

Pour résumer, la banque des règlements internationaux rêve d’une concentration accrue des données de paiement. Les CBDC, et la plateforme visant à s’imposer comme le SWIFT des CBDC, font dangereusement craindre une augmentation de la centralisation de toujours plus de données venant alimenter l’IA. Avec en ligne de mire la fin du cash et du peu de vie privée quil nous restait… Le Bitcoin ne peut qu’émerger comme LA solution extérieure à ce système monétaire orwellien et inflationniste.

Pour terminer, regardez à 3 min 35. Sir Jon Cunliffe, l’acolyte de Benoît Cœuré au sein de l’innovation hub de la BRI, déclare : « Nous continuerons à proposer de l’argent sous forme de billets tant que les gens en voudront »…

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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