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BitMex : 20 millions de dollars d’amende pour ses fondateurs reconnus de violation de secret bancaire

ven 25 Fév 2022 ▪ 15h00 ▪ 4 min de lecture - par Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

Arthur Hayes et Benjamin Delo, tous les deux fondateurs de Bitmex, vont devoir payer respectivement une amende pour deux causes : violation de la loi sur le secret bancaire et exploitation d’une plateforme de blanchiment d’argent.

Le mea culpa de BitMex

Ça y est, le verdict est tombé pour les fondateurs de la bourse de cryptomonnaies BitMex. Les deux écoperont d’une amende pénale de 20 millions de dollars, soit 10 millions chacun.

La raison est que l’Américain Arthur Hayes et le Britannique Benjamin Delo ont admis avoir « volontairement omis d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir un programme de lutte contre le blanchiment d’argent (LBA) » à leur plateforme d’exchange BitMex.

À titre de rappel, BitMex est une bourse de dérivés, de contrats à terme, et d’opérations garantissant des marges de trading pouvant aller jusqu’à 100x. Sa base se trouve aux Seychelles.

Dans leurs aveux, les fondateurs, tous des originaires de Hong Kong, affirment avoir offert des services dénués de procédure de vérification de la connaissance du client, en anglais « without any know-your customer (KYC) ». Une chose que le ministère de la Justice (DOJ) américaine a condamnée hier.

En d’autres termes, BitMex n’a pas pu nier l’accusation d’être une « plateforme de blanchiment d’argent » établi en son encontre.

Rappel des obligations des exchanges en crypto

Damian Williams, avocat du DOJ, a profité de l’occasion pour rappeler aux acteurs de la cryptosphère leur responsabilité. Ainsi, « l’obligation pour ces entreprises de faire leur part pour aider à chasser le crime et la corruption » est d’une importance capitale.

Sans ambages, il a qualifié BitMex d’être « une plateforme dans l’ombre des marchés financiers ».

À lui de rajouter :

« Arthur Hayes et Benjamin Delo ont construit une société conçue pour faire fi de ces obligations ; ils ont délibérément omis de mettre en œuvre et de maintenir des politiques de base contre le blanchiment d’argent. »

Et pour enfoncer le clou, il a été évoqué que Hayes avait soudoyé le gouvernement seychellois, en filant à ce dernier un pot-de-vin très maigre, lors du déménagement de BitMex aux Seychelles en 2020.

Aucun utilisateur américain sur BitMex ?

C’était l’un des arguments avancés par Hayes et Delo après avoir évoqué une implantation de courte durée sur le territoire américain (entre 2015 et 2020). Une théorie réfutée par le DOJ, puisque BitMex a déclaré avoir vérifié 100 % de ses utilisateurs avec une procédure KYC-AML.

À l’issue de cette vérification, les parts de BitMex dans les open interest (OI), ou intérêts ouverts, des contrats à terme sur Bitcoin ont diminué. Au point de devenir relativement insignifiante.

Pour plus de précisions, nous avancerons le chiffre de 3,5 milliards de dollars en OI, dont un tiers provenait de l’exchange seychellois. À l’heure actuelle, CoinGlass stipule qu’il existe environ 15 milliards de dollars en OI, dont 482 de dollars (3 %) provenant de BitMax.

Ce qui est stupéfiant dans tout cela, c’est que BitMax, cet exchange habitué des bancs de l’accusé, arrive toujours à avancer avec une bonne vitesse de croisière. N’a-t-on pas dernièrement appris qu’il venait de s’acheter une banque historique allemande, Bankhaus von der Heydt ?

Source : Cointelegraph

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Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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