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Deutsche Bank – Son cœur balance entre Bitcoin et CBDC

Les usuriers capitulent les uns après les autres. JP Morgan, Morgan Stanley, Citibank, Goldman Sachs, ont tous adoubé l’or 2.0 au cours des 4 derniers mois. Tout récemment, Deutsche Bank (DB) fait aussi mine de s’y intéresser.

« On ne peut plus ignorer le bitcoin »

Voilà ce que nous pouvons lire dans la dernière étude de Deutsche Bank. Cette déclaration fait suite à celle de Goldman Sachs qui estime que « nous avons atteint un point de non-retour ». Sans oublier la JP Morgan qui a fini par concéder que « le bitcoin est là pour rester ». Pour être tout à fait précis, Deutsche Bank dit dans ce troisième opus que « la capitalisation de 1000 milliards de dollars du bitcoin est trop importante pour être ignorée ».

Voici ce que nous pouvons lire dès la première page :

« La valeur du bitcoin continuera de monter et descendre en fonction de ce que les gens croient être sa valeur. C’est ce que l’on appelle parfois l’effet Clochette, un terme économique stipulant que plus les gens croient en quelque chose, plus il est probable que cela se produise. Cette expression se base sur l’affirmation de Peter Pan selon laquelle la fée Clochette existe parce que les enfants croient qu’elle existe. »

DB va même jusqu’à citer Peter Pan pour essayer d’assimiler le bitcoin à une prophétie autoréalisatrice :

« Il est terriblement difficile d’en savoir beaucoup sur les fées et la seule chose certaine est qu’il y a des fées partout où il y a des enfants » – J.M. Barrie, « Peter Pan »

On ne s’étonnera pas d’entendre une banquière faire référence à Peter Pan quand on sait qu’une “ministre” française ne se gêne pas pour citer Spiderman (alors qu’il s’agit en vérité d’Oncle Ben)…

L’amalgame entre le bitcoin et le CBDC

Marion Laboure, l’auteure de cette série de papiers, avait écrit en février : « Le monde ne se demande plus si les monnaies numériques vont réussir, mais comment et quand elles deviendront une réalité pour le grand public ».

Très bien. Mais de quelles « monnaies numériques » nous parle Marion Laboure qui assassine le bitcoin dans le même papier, déclarant que sa consommation d’énergie « pourrait entraver une utilisation généralisée et générer de la mauvaise presse »…

D’autre part, le fait qu’il soit souligné que « la pandémie a précipité le déclin de l’argent liquide de quatre ou cinq ans » laisse songeur quant aux véritables desseins de DB. Cette chercheuse officiant aussi du côté du FMI et de la commission européenne se sert en réalité du vernis du bitcoin pour susciter un amalgame usé jusqu’à la corde entre le bitcoin, les stablecoins et les CBDC.

Tout cela sans jamais avouer que le CBDC – ce prélude à la fin du cash – n’a pas de blockchain…

Nous ne le répéterons jamais assez : c’est précisément parce que les banquiers cherchent à faire disparaître le cash que le bitcoin est si précieux. Il sera le nouveau cash. Du cash anti-inflationniste avec ça.

Deutsche Bank et CBDC

La vision de l’auteure n’a pas changé dans ce troisième papier. Marion Laboure y déclare que « les banques centrales accélèrent leurs recherches sur leurs propres monnaies numériques (CBDC) », et qu’en raison de leur puissant « effet réseau, il y aura probablement peu de place pour l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen de paiement généralisé à moyen et long terme ».

« Le bitcoin est là pour rester à court terme, mais sa valeur restera volatile », ajoute-t-elle, sous-entendant par ici que les CBDC écraseront le bitcoin à la longue…

Venant d’une banque dont l’action a perdu 95 % de sa valeur depuis la crise de 2008, personne ne s’étonnera de cette pub pour le CBDC qui permettra aux banques centrales d’avaler les banques privées zombies. S’ensuit quelques piques/poncifs. « Ultra-volatile, liquidité faible », etc.

Le papier contient toutefois quelques informations intéressantes comme cette citation du CEO de Google, Eric Schmidt :

« Plus le réseau bitcoin se développe, plus la valeur du Bitcoin augmente. À mesure que les gens utilisent le bitcoin, ils cessent d’utiliser le dollar, l’euro et le yuan, ce qui, à long terme, va dévaluer ces monnaies »

Si même Eric Schmidt, le pape de la surveillance de masse, se rend à l’évidence…

Bitcoin = Tesla…

Les banquiers ne pardonneront jamais à Elon Musk d’avoir échangé ses dollars contre du bitcoin. Depuis ce jour, les usuriers ne cessent de rappeler que la valeur boursière de Tesla est une bulle. Ce qui n’est pas complètement faux, à moins d’un énorme choc pétrolier. Ce qui n’est pas complètement impossible…

Bref, voici deux graphiques. Celui de droite compare les ventes de Tesla à celles de ses concurrents. Celui de gauche met en parallèle les volumes de transactions du bitcoin et du yen. Le but recherché étant d’essayer de convaincre inconsciemment le lecteur que le bitcoin serait une bulle du même acabit que Tesla…

Tesla vs General Motors et Ford

Les chiffres avancés sont vrais mais il ne faudrait pas oublier que le bitcoin n’est pas simplement un système de paiement. Il est avant tout une réserve de valeur. Il est la seule monnaie universelle ayant une masse monétaire absolument fixe à l’heure où toutes les monnaies fiat partent en exponentielle en raison des limites de la croissance (pic pétrolier) que nous avons atteintes en 2007.

D’autre part, n’oublions pas que ce graphique ne représente que la masse monétaire M0 du yen. Or le système bancaire moderne est un système de réserve fractionnaire. Les 1000 milliards présentés sur le graphique ne représentent que la monnaie banque centrale. L’ensemble de l’argent en circulation, c’est-à-dire l’ensemble de l’argent prêté par les banques privées, représente en réalité 1 725 000 milliards de yens. Soit 16 000 milliards de dollars.

La perspective devient tout d’un coup très différente…

Le bitcoin est la troisième monnaie mondiale

Cela doit être clair : les monnaies fiat reposent sur un système de réserve fractionnaire. Pour faire court, seules les banques centrales émettent de vrais euros. Ces euros sont prêtés aux banques privées qui s’en servent pour prêter jusqu’à 30 fois plus d’euros BNP ou d’euros Crédit Agricole.

Dit autrement, ces euros de banques privées n’existent que dans l’enseigne qui les a émis. Le Crédit Agricole n’accepte pas les euros BNP et vice versa. Les banques privées se paient entre elles avec de l’argent banque centrale. Contrairement à un euro de banque centrale, l’Euro BNP disparaît en cas de faillite.

Tout cela pour dire que des monnaies se comparent en observant les stocks de monnaie centrale. Et à ce jeu, le bitcoin dépassera très bientôt l’euro puis le dollar :

Total value of currency

Quand les banques privées fusionneront avec la Tech et les banques centrales

Ces dernières décennies ont été une course folle en faveur de la mondialisation et la centralisation. Les banques sont devenues aussi gargantuesques que la Big Tech. Les GAFAM et autre BATX (Chine) ambitionnent désormais de remplacer les banques. En effet, grâce à la collecte de toutes nos données privées, elles peuvent prêter de l’argent avec beaucoup plus de certitude quant à son remboursement. #dystopie

Et alors que le Ponzi de la dette devient aussi intenable qu’injuste (l’argent finit par se déverser dans la bourse, rendant certains hommes riches à centaines de milliards), il devient de plus en plus probable que les banques privées finiront par se faire gober par les banques centrales. Le CBDC sera la première étape de cette cannibalisation. Et vu que la Deutsche Bank est au bord de la faillite, il n’est pas étonnant de la voir faire la promotion du CBDC.

Mais ce CBDC ne plaît pas beaucoup aux banques « vertueuses » qui ne sont pas au bord de la faillite. C’est probablement pour cette raison que les banques d’investissements semblent lentement se ranger du côté du bitcoin Et voici pour terminer un graphique étonnamment complaisant à l’égard du bitcoin. Nous y voyons que DB anticipe une adoption du bitcoin aussi rapide que celle d’internet. Nous pensons qu’elle sera beaucoup plus rapide…

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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