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Le “Great Reset monétaire” de Davos avec la reine Máxima des Pays-Bas en invitée d’honneur

C’est ce moment de l’année. Celui du tant attendu World Economic Forum de Davos (WEF), organisé par Herr Klaus Schwab. Mais, psychose sanitaire oblige, nous n’assisterons pas à la traditionnelle tempête de jets privés ni aux parades de milliardaires. Les débats ont lieu en ligne, et notamment à propos du « Great Reset monétaire ». La brochure d’introduction indique que le « Covid-19 accélére la tendance à ne plus utiliser l’argent papier » et que, dans le même temps, « de nombreuses monnaies digitales de banque centrale (CBDC) émergent, ce qui pourrait potentiellement transformer la façon dont nous utilisons la monnaie ». En filigrane, on sent bien que le Great Reset monétaire n’est rien d’autre que la fin du cash. Ambiance…

Un panel de choix

Elizabeth Rossiello a mené les débats. Cette dernière est co-présidente du conseil global de la quatrième révolution du WEF sur la Blockchain. Pour les curieux, sachez qu’il y a 5 autres conseils : intelligence artificielle, drones, internet of things, médecine de précision et mobilité urbaine (hyperloop d’Elon Musk, drones, jetpacks…). Bref, le WEF fédère toutes les ambitions des milliardaires pensant que la multiplication de machines connectées nécessitant toujours plus d’énergie et de terres rares pour fabriquer leurs batteries non recyclables seraient la solution au changement climatique. Ou bien sont-ils les Icares de la technologie utilisée à mauvais escient, le tout dans un feu d’artifice de green washing

Après cette rapide piqûre de rappel sur la vraie nature du « Great Reset » et la « quatrième révolution industrielle » de Mr Schwab, détendons l’atmosphère en notant qu’Elizabeth Rossiello est CEO de BTC Africa, une entreprise qui aide les pays africains à se débarrasser du dollar en utilisant le bitcoin pour réaliser des transferts internationaux. Ses invités étaient la reine des Pays-bas, le gouverneur de la Bank of England Andrew Bailey, mais aussi le patron de Western Union ainsi qu’un membre du large ThinkTank Washingtonien Brookings Institution, Mr Hutchins.

Resetting Digital Currencies Panel at the World Economic Forum Davos Agenda 2021

Sa majesté, fan de “l’inclusion financière”

La reine des Pays-bas a introduit sa longue prise de parole en rappelant que la première banque de l’Histoire fut probablement la banque d’Amsterdam, créée au début du dix-septième siècle.

« Vous pouvez imaginer les commerçants d’alors, se payant avec différentes pièces et lettres de change. Cela créait beaucoup de confusion si bien que l’on créa la banque d’Amsterdam. On décida d’y mettre l’or et l’argent (silver) et de créer des stablecoins. »

Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas

Vous avez bien entendu. Cette tête couronnée, non contente de nous compter une histoire pour enfants quant à l’avènement du système bancaire à réserves fractionnaires, qualifie la monnaie papier de « stablecoin ».

Pour rappel, les stablecoins sont des monnaies digitales adossées à un montant égal de dollars ou d’euros. Les sociétés émettant des stablecoins doivent en principe garder un montant égal de vrais dollars/euros sur un compte en banque. Dans les faits, leur ambition est en réalité de devenir des banques en créant plus de stablecoins qu’elles n’ont de monnaie fiat en réserve. Dit autrement, un système de réserve fractionnaire adossé à un autre système de réserve fractionnaire. Un shitcoin au carré…

LA BigTech compte notamment sur leur surveillance de masse et l’analyse des datas pour réduire le risque de défaut en prêtant seulement à ceux que l’IA juge dignes de confiance…

Mais sa majesté ne faisait pas exactement référence aux stablecoins privés (comme Tether ou l’USDT). Ses propos bienveillants à l’endroit du rôle du gouvernement pour ancrer la confiance dans une monnaie suggèrent qu’elle faisait en réalité davantage référence aux CBDC des banques centrales. Pour Queen Máxima of the Netherlands, stablecoin = CBDC.

Une reine à l’ONU

Le parti pris de la reine des pays-bas n’est pas une grande surprise quand on connait son rôle d’ambassadrice au sein de l’ONU pour « l’inclusion financière ». Il s’agit d’une expression à la mode que l’on retrouve dans la bouche de tous les globalistes ces derniers temps.

La division onusienne pour « l’inclusion financière et le développement », à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé, est vérolée par la fondation Gates via plusieurs organisations partenaires comme la « Better Than Cash Alliance ». Cette dernière, installée directement dans les locaux de l’ONU, s’est donnée pour unique mission de faire disparaître l’argent papier

UNSGSA QUEEN MAXIMA OF NETHERLAND
Reine des Pays-bas, ambassadrice de UNSGSA
PARTENAIRES UNSGSA
Organisation partenaires (Bill & Mellinda Gates, Better then Cash Alliance)

Et lorsque l’on gratte un peu derrière toutes ces organisations, on découvre que c’est bien le modèle du crédit social chinois, désormais promu par le FMI, dont il est question. C’est-à-dire la fusion entre la big data et la banque que l’on appelle aussi “FinTech”. Un nouveau système monétaire dont l’infrastructure critique se compose d’une part des smarphones. Et d’autre part d’une identité digitale sur laquelle Bill Gates travaille depuis plusieurs années. Celle-là même que certains voudraient introduire dans des passeports de vaccination, telle un cheval de Troie.

Voici ce que nous écrivions dans une précédente enquête sur les réseaux tentaculaires de la fondation Bill & Melinda Gates :

« L’Inde, laboratoire de la fin du Cash. Le responsable de la fondation Gates en Inde est Nachiket Mor, un ancien membre du conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Indienne (RBI). Ce dernier était responsable depuis 2013 d’un comité sur « l’inclusion financière ». Une expression absconse derrière laquelle se cache l’ambition de connecter tous les Indiens au système moderne d’esclavage par la dette et de substituer la carte Visa/Mastercard au cash.

7 mois à peine après que Nachiket Mor ait rejoint la fondation Gates (mars 2016), le sous-continent hindou se livrait à une expérimentation brutale en déclarant – du jour au lendemain – illégaux les billets de 500 et de 1000 roupies. Cette stratégie du choc fut un blitzkrieg monétaire visant à forcer les Indiens à créer un compte bancaire et ainsi amorcer la digitalisation d’une société qui utilise le cash 90 % du temps. L’autre motivation était d’inciter quelque 300 millions d’indiens n’ayant pas de carte d’identité à faire la demande d’un numéro d’identité biométrique “Aadhaar” (nécessaire pour ouvrir un compte en banque). »

Cointribune, 04 juin 2020, Bitcoin vs Bill Gates, la guerre secrète

Voilà ce qui se cache derrière le discours royal du plus grand paradis fiscal européen (après le Grand Duché du Luxembourg) : la bancarisation de chaque humain se trouvant à la surface de cette planète et, in fine, l’esclavage par la dette. Qui peu franchement prendre au sérieux une reine portant des boucles d’oreille à 50 000 euros lorsqu’elle parle « d’inclusion financière »…

Voyez ce qui se passe en France où nous proposons à la jeunesse confinée un prêt de 10 000 euros pour survivre. Pour rappel, Emmanuel Macron a écrit la préface du livre « Quatrième révolution industrielle » de Klaus Schwab…

Pour en revenir au “Great Reset monétaire”, sa majesté a par la suite gentiment taclé le bitcoin :

« Ce qui m’intéresse, c’est de savoir si les stablecoins ou la monnaie digitale (CBDC), vous appelez ça comme vous voulez, vont permettre d’augmenter l’inclusion financière. […] Du point de vue technologique, la rapidité et très importante. Dans le cas du Bitcoin, on ne peut faire que 7 transactions par seconde. »

Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas

Beau refrain rouillé sur la rapidité des transactions en bitcoin. Sa majesté devrait se renseigner à propos du Lightning Network… Sans compter que l’attribut principal du bitcoin est avant tout sa rareté. Sa masse monétaire limitée à 21 millions d’unités en fait formidable une protection contre l’inflation orchestrée par ses amis banquiers centraux.

Vous reprendrez bien un peu de Bailey

Il ne fallait bien entendu pas s’attendre à des louanges de la part du représentant de la vieille dame. Andrew Bailey s’est montré méprisant en déclarant que les cryptomonnaies ne « dureront pas », visant bien entendu le bitcoin, sans le nommer.

Le gouverneur n’a pas osé sortir sa carte « terrorisme ». Mais il a tout de même étalé son va-tout: l’absence de “stabilité” de la valeur du bitcoin…

purchasing power sterling
Eh ! Bailey, c’est donc ça une “monnaie stable” ?…
Pouvoir d’achat de la livre Sterling depuis l’an 1209

Le bitcoin, lui, s’est apprécié de plus de 200 % par an en moyenne depuis sa création. Qui s’en plaindra mis à part les banquiers et leur vasle inflationniste appauvrissante…

Ce n’est pas la valeur du bitcoin qui fluctue mais la valeur de tout le reste… Le bitcoin est la boussole. Il est le canari dans la mine de monnaies fiat dont la quantité double tous les 10 ans…

Dette mondiale IIF
Évolution de la dette globale de 2013 à 2018 (en milliers de milliards $)
(Ainsi, la quantité de monnaie en circulation dans le monde a doublé entre 2003 et 2013)

Préférons retenir la prise de parole de Mr Hutchins qui pense lui que le bitcoin est une réserve de valeur. Enfin…

Le dernier participant au panel, le patron de Western Union, s’est lui montré assez neutre. Il a toutefois souligné que nous avons besoin d’un cadre juridique clair.

Pour conclure, martelons que le seul objectif des puissants derrière le CBDC est en réalité surtout de faire disparaître le cash. Bientôt le bitcoin sera le dernier cash qu’il nous restera pour échapper à ce système monétaire orwelien en gestation…

Nous publierons un second article sur ce « great reset monétaire » dont la seconde partie s’est déroulée le jeudi 28 janvier. Tharman Shanmugaratnam, ministre de haut rang du gouvernement de Singapour, pays hôte du puissant Forum de la FInTech, a pris la parole. Mais aussi Zhun Min, président de l’Institut national de recherche financière basé à Pékin.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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