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LegiFrance définit le vocabulaire des cyberjetons et change notre vie

À ceux qui ont l’impression que le gouvernement français ne comprend rien à la blockchain. À ceux qui ont du mal à se comprendre quand ils parlent avec passion du sujet. À ceux qui trouvent que le français est une langue simple. LegiFrance et la commission d’enrichissement de la langue française vous ont compris. Adieu smarts contrats, adieu token, adieu DLT, bonjour à leurs équivalents français.

La force d’Ethereum ? Ses automates exécuteurs de clauses, évidemment !

Passés ce court choc et cette interrogation, quelques questions doivent s’être fait une place dans votre esprit.

  1. Pour marquer l’année 2021, TheCoinTribune s’est lancé dans le vol d’articles étrangers, qu’il traduisent de manière éhonté, avec un traducteur automatique, de piètre qualité ? Est-ce donc ça la fameuse V2 promise ?
  2. Qu’est-ce que je viens de lire, quand vont-ils licencier cet incompétent de rédacteur ? 

Rassurez-vous, nos articles restent toujours écrits avec cette petite touche que vous aimez tant et ce titre est quant à lui parfaitement cohérent. Oui, vous avez bien lu : parfaitement cohérent. Du moins du point de vue de LegiFrance et de la commission d’enrichissement de la langue française. En effet, jugeant que le jargon de notre écosystème était déjà suffisamment simple et unanimement admis, la France a fait ce qu’elle sait faire de mieux : n’en faire qu’à sa tête.

Nous avons donc eu le privilège le 15 janvier 2021 de découvrir, sur legifrance.gouv.fr, les équivalents français de ces mots blockchains que nous utilisons au quotidien. Pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, “automates exécuteurs de clauses” est l’équivalent français de “smart contracts”. Je vous laisse quelques secondes pour vous en remettre, avant que nous ne poursuivions.

Les cyberjetons, ces actifs que nous apprécions tous 

Dans la liste des définitions, nous retrouvons donc, “cyberjeton” pour désigner les tokens et autres coins. L’acronyme de DLT devient quant à lui DEEP, représentatif de “dispositif d’enregistrement électronique partagé”. Sexy n’est-ce pas ?

Les ICO,  changent également de dénomination, devenant des “offres au public de cyberjetons”. Notez d’ailleurs, que OAPC ou OPC ne sont à ce jour pas des acronymes reconnus. La commission vous enjoint donc à utiliser le terme complet dans vos échanges, afin d’éviter tout malentendu.

Le gouvernement n’a-t-il rien de mieux à faire ? 

Pendant que les autres pays avancent, la France semble faire du surplace et j’ose le dire : reculer. Malgré, une fiscalité désastreuse, aussi bien pour le particulier que pour le professionnel et la mise en place d’un régime PSAN défavorable à l’écosystème français, nous préferons concentrer nos efforts sur la traduction de termes en bon français.

 Entendons-nous bien, la mise en place d’un vocabulaire spécifique est un pas important dans la mise en place de la réglementation d’une nouvelle technologie. Néanmoins, quiconque évoluant dans le secteur de la blockchain, sait pertinemment, que des mots tels que “coin” et “token”, que  nous utilisons fréquemment, ne sont pas définis de la même manière par tous les acteurs. Que dire des “utility” et surtout des “security”, à l’origine de nombreuses discussions et malentendus, tant chacun en a sa propre vision et définition. 

Alors oui, protéger notre langue, notre patrimoine historique et à fortiori rayonner culturellement sont des intentions louables, mais d’un point de vue technologique, c’est  une perte de temps. Nous continuerons en effet de changer ces mêmes mots comme nous l’avons fait pour le mot “smartphone”, devenu au fil des ans, “ordiphone”, “terminal de poche” et “mobile multifonction”. Entre nous, qui va dans un magasin en demandant au vendeur, de lui présenter ses meilleurs “mobile multifonctions” ? Personne, c’est une immense perte de temps, que nous ne pouvons pas nous permettre au vu de notre retard ! Protéger son passé c’est bien, construire le futur de son pays, c’est encore mieux.

Le gouvernement doit se mettre à la page et commencer à participer à l’adoption blockchain comme vous le faites déjà. Oui chers lecteurs, ensemble, à notre niveau  nous faisons déjà bouger les choses. Chaque fois que vous lisez un article, que vous montrez les possibilités de la technologie à votre entourage ou que vous soutenez un projet, vous faites vivre celle-ci. Pourtant, vous n’avez pas eu l’aval du gouvernement et encore moins son soutien. Alors continuons ensemble à être les pionniers de demain. Ayant en face de moi des experts, je suis curieux d’avoir votre avis. Les “dispositifs d’enregistrement électronique partagé” ont le vent en poupe et les “automate exécuteur de clauses” en sont une des causes. Pensez-vous que nous assisterons en 2021 au retour en grande pompe des “offres au public de cyberjeton” ? 

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( Responsable Éditorial )

Président et Cofondateur de MinedHack et fervent défenseur de la Blockchain depuis 2017, je suis conscient que sans explications et vision de l’industrie son adoption n’aura jamais lieu. J’ose espérer en tant que Reporter et Rédacteur de CoinTribune aider à cette mission.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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