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Selon Chainalysis, les criminels ont écoulé 34 millions de $ en cryptomonnaies dans la DeFi en 2020

sam 30 Jan 2021 ▪ 10h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

La nouvelle secrétaire au Trésor, Janet Yellen, ne devrait pas manquer de faits pour étailler ses accusations contre Bitcoin (BTC) et ses cadets en 2021. Elle devrait remercier les cybercriminels qui noircissent encore plus l’image des cryptomonnaies dans l’esprit des profanes.

Un report dans les statistiques

Selon Chainalysis, 34 millions de dollars de transactions DeFi ont été effectuées par des délinquants ou des criminels.

Ce montant représente seulement 0,02% du volume de transactions estimé sur les DEX.

Ces derniers ont enregistré 144,3 milliards de dollars de transaction en 2020.

Si la proportion des transactions DeFi à des fins illégales fut marginale en 2020, Jacob Illum de Chainalysis s’attend cependant à une augmentation de ces dernières en 2021.

Cette augmentation est due en partie à une incapacité des sociétés comme Chainalysis et Elliptic, d’identifier toutes les transactions liées à des activités illégales en 2020.

Ces dernières viendront alors gonfler les statistiques de 2021.

Les bots au service du crime

Illum évoque également d’autres raisons expliquant cette augmentation probable des transactions DeFi illégales en 2021.

Les cybercriminels sont conscients des avantages offerts par les contrats intelligents : l’exécution d’une transaction en fonction d’un certain nombre de critères sans aucune intervention humaine.

Les criminels et les délinquants pourraient ainsi tirer profit de cette absence d’intervention humaine sur les protocoles DeFi.

En outre, la cryptosphère voit émerger des places de marché décentralisées menant des activités illégales comme Televend.

Televend utilise un chatbot crypté sur Telegram, mettant en relation 150 000 vendeurs avec des acheteurs.

Les acheteurs commandent via le chatbot du vendeur et reçoivent une adresse BTC générée par le bot.

Televend reçoit des commissions sur chaque vente sans vraiment « toucher » les fonds.

Il n’existe aucune entité centrale permettant aux forces de l’ordre de suivre les transactions en analysant la blockchain.

La DeFi facilitera-t-elle la création de nouveaux Silk Road plus performants sur le darknet ? Les criminels et les délinquants sont suffisamment intelligents pour comprendre l’intérêt des smart contracts dans la couverture de leurs activités illicites. Pas sûr que les forces de l’ordre soient équipées pour gagner au jeu du chat(bot) et de la souris en version décentralisée. Chainalysis et ses pairs pourront toujours jouer les consultants pour les aider. La DeFi doit trouver un moyen de s’autoréguler sans remettre en cause la décentralisation du secteur. Un défi qu’elle doit relever pour éviter que Janet Yellen et les autres détracteurs des cryptomonnaies ne surfent sur la vague des transactions DeFi certes illégales mais, marginales.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

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