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La tokenisation des actifs financiers mènera Bitcoin de 200 milliards à 200 trillions de Capitalisation

Dan Schatt est un homme avec un passé riche d’expériences dans le secteur financier après avoir occupé le poste de banquier à la Citibank au Sénégal, d’analyste de Celent ou encore de cadre au sein de PayPal. Mais pas seulement ! C’est également un homme qui a vu du pays, il a été volontaire du Peace Corps en Roumanie, outre ses expériences en Afrique.

Il a par ailleurs co-fondé Cred – une plateforme décentralisée de prêt et d’emprunt – avec d’autres vétérans de PayPal, après avoir – entre autres raisons – vu les problèmes d’accès aux capitaux rencontrés par des locaux des régions reculées de la Transylvanie.

Dans une interview accordée à Cointelegraph, Dan Schatt parle de Cred, de la tokénisation des actifs financiers. Mais comment parler cryptos sans dire quelques mots sur le Bitcoin (BTC) ?

Cred, son Credo et les Cryptos : les 3C

La plateforme co-fondée par Dan Schatt avait permis à un politicien américain d’acheter du cannabis avec du Bitcoin Cash (BCH). Le but de ce politicien n’était pas de se faire un trip au pays des merveilles mais, surtout de montrer comment les cryptos pourraient permettre de collecter plus efficacement des impôts – la légalisation du cannabis dans l’Etat de la Californie n’ayant finalement pas augmenté les recettes fiscales au niveau espéré par les politiciens locaux, compte tenu des défaillances du système de perception classique pour ce type de produit.

Mais Cred, c’est avant tout une plateforme décentralisée de prêts et d’emprunts, en partenariat avec d’autres plateformes comme Bitcoin.com, Uphold, Bitbuy et TrueUSD. Cred permet aux particuliers de percevoir des intérêts sur leurs avoirs en cryptos et, d’emprunter de l’argent en utilisant leurs cryptos comme garanties.

En théorie, grâce aux cryptomonnaies, Cred rend donc « bancables » les personnes qui, traditionnellement, n’ont pas accès aux capitaux proposés par les banques.

La plateforme de Schatt bénéficie – contrairement aux banques :

  • De l’universalité de la valeur des cryptos : un Bitcoin sera toujours un Bitcoin partout dans le monde ;
  • De la portée internationale de la blockchain : votre ligne de crédit ne sera pas remise à zéro si vous changez de banque et de pays ;
  • Des frictions moindres des transactions grâce à la blockchain : un virement de loin plus rapide que ceux  opérés par les banques utilisant SWIFT ;
  • Une rémunération des dépôts plus avantageux : un intérêt rémunérateur annuel sur les dépôts, pouvant aller jusqu’à 10%, soit 5 à 10 fois plus que ceux proposés par la plupart des banques.

A la question sur la gestion des risques de volatilité du Bitcoin, qui est quand même la principale « matière première » de Cred, la réponse de Schatt est simple : Cred traite tellement de contrats à termes BTC, un volume de négociation qui leur permet d’acheter du Bitcoin à n’importe quel prix.

Mais Dan Schatt fut également « invité » par Cointelegraph, à parler des problèmes relatifs aux cryptos.

Le co-fondateur de Cred a évoqué 2 principaux points qui lui semblent actuellement problématiques dans la cryptosphère :

Le problème d’interopérabilité avec un « Ethereum [qui] ne parle pas à Bitcoin qui ne parle pas à EOS qui ne parle pas à XRP » ;

Le problème des stablecoins qui suscitent la réticence de l’Oncle Sam dès lors que le stablecoin n’est pas adossé uniquement au dollar, risquant ainsi de remettre en cause l’hégémonie du billet vert.

Et cette fameuse capitalisation du Bitcoin à quelques trillions de dollars ?

Dès 2015, Schatt avait prédit que tout les actifs financiers seraient numérisés puis tokénisés. Il prend l’exemple de l’or détenu le plus souvent sous forme d’ETF (Exchange-Traded Fund) que de barres d’or. La Takasbank a d’ailleurs réussi récemment à tokéniser l’or (et on rappellera que nos ami français de VeraOne sont particulièrement avancés sur la question).

La tokénisation permet de diviser un actif numérique en plusieurs parts. Une société immobilière en Suisse a ainsi récemment tokénisé un immeuble rendant ainsi l’investissement immobilier accessible même aux petits budgets.

Schatt pense qu’avec Bitcoin, « on pourrait aller encore plus loin. Une personne en Éthiopie ayant accès à Internet pourra peut-être un jour acheter pour un centime d’euro d’actions Apple. »

C’est cette tokénisation des actifs monolithiques et leur fractionnement afin que le maximum de personnes puisse en tirer profit, qui pourraient conduire le market cap du Bitcoin de 200 milliards à 200 trillions de dollars, selon Schatt.

Encore une « interview d’expert » qui met en évidence que le Bitcoin n’a vraiment rien d’une monnaie classique. Le BTC est plutôt un actif, capable d’ailleurs de créer d’autres classes d’actifs. A en croire les dires de Schatt, le Bitcoin serait également le produit financier qui pourrait finalement mettre fin – ou diminuer drastiquement – l’exclusion financière de millions de personnes dans plusieurs pays connaissant encore des problèmes de développement économique.

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( Rédactrice )

La mode c’est bien, mais la blockchain c’est l’avenir, on est d’accord non ?! C’est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c’est d’essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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