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Block.one (EOS) sous le feu d'une seconde Class Action

jeu 28 Mai 2020 ▪ 14h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

Peut-on se lancer dans un projet crypto d’envergure, sans avoir à faire face à un procès ? Comme si les tribunaux étaient une étape incontournable pour les grandes sociétés cryptos ou blockchain. Block.One (EOS) s’expose aujourd’hui à un remboursement à 9 chiffres, après avoir écopé d’une amende à 8 chiffres.

Des mensonges à 4 milliards en cryptos

Des investisseurs ayant participé à l’ICO organisée par Block.One, ont intenté une seconde class action contre la société. Cette ICO avait permis à Block.One de réunir près de 4 milliards en cryptos.

Block.one face à un procès

Les plaignants soutiennent que Block.one avait fourni des informations mensongères sur le token EOS pour gonfler artificiellement son prix : ils se basent sur les déclarations passées du CEO de la société, Brendan Blumer, de son Directeur Technique, Dan Larimer, et de son ancien conseiller, Brock Pierce.

Ces investisseurs déplorent la communication d’informations inexactes sur les points les plus importants du projet, comme la décentralisation ou les performances de la blockchain EOS.

Ils réclament par conséquent, le remboursement de leurs investissements à hauteur de 200 millions de dollars.

Avec la SEC, Block.one tombe sur un EOS

Quelques mois auparavant, Block.one avait dû payer une amende de 24 millions de dollars à la Security Exchange Commission (SEC) après une investigation menée par cette dernière sur la régularité de cette ICO.

SEC, Block.one et class action

Initialement, les investisseurs américains n’auraient pas dû être en mesure de participer à l’ICO, conformément à la règlementation américaine.

Les plaignants de cette seconde class action ont repris certains éléments de l’enquête de la SEC : Block.One aurait encouragé des investisseurs américains à y participer, malgré le fait que l’ICO n’ait point obtenu l’autorisation de cette autorité de régulation.

Un représentant de Block.One a indiqué dans un communiqué, que la société était au courant de ces allégations mais, qu’elle restait confiante quant à l’issue de cette affaire : pour eux, cette plainte n’a aucun fondement et démontre surtout une profonde incompréhension de la technologie blockchain et des réseaux décentralisés.

Les ravages de cette seconde class action pourrait être pire qu’un remboursement de 200 millions de dollars, c’est l’image même de l’EOS qui pourrait en pâtir. A quand une victoire juridique vraiment écrasante des sociétés cryptos devant les juges : pour le moment, la SEC et consorts font la loi.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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