La communauté crypto soutient Julian Assange

dim 10 Jan 2021 ▪ 18h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

Le 1er octobre 2020, l’audience marathon de 4 semaines de Julien Assange au Royaume-Uni s’achève. Les Etats-Unis – ou plus précisément son gouvernement – rêve de voir Assange jugé par des tribunaux US pour lui faire payer d’avoir dit la vérité – un crime anti-patriotique et abominable. Une juge britannique a cependant décidé de faire patienter l’Oncle Sam.

Les anges gardiens bitcoiners d’Assange

Un juge du Royaume Uni s’est opposé à l’extradition de Julian Assange vers le territoire américain, sur la base des arguments présentés par ses avocats indiquant que cela poserait un risque sérieux sur la santé mentale de leur client.

Alors que les spéculations autour d’un pardon de Donald Trump s’intensifient, les avocats d’Assange se préparent à une multitude de possibilités légales, tandis que de nombreux utilisateurs crypto essaient de l’aider à leur manière.

Selon un tweet de Whale Alert du 4 janvier 2021, une quantité non-négligeable de Bitcoins (BTC) aurait été versée pour la défense du fondateur de Wikileaks.

Le 3 janvier 2020, un utilisateur aurait envoyé 8,48 BTC, soit l’équivalent de 280 000 USD, et un autre aurait fait un don de 4,51 BTC, d’une valeur de 125 000 USD.

Cryptophile et Donald Trump : même combat ?

En dépit de la décision de la juge Vanessa Baraitser, le statut juridique d’Assange au Royaume-Uni reste incertain.

Il est actuellement détenu dans une prison britannique et risque d’être accusé d’avoir enfreint la loi sur l’espionnage datant de 1917, selon les documents fournis par l’analyste Chelsea Manning.

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, avait déclaré qu’il était prêt à offrir l’asile politique à Assange.

De nombreuses personnalités de la cryptosphère ont publiquement exprimé leur soutien à Assange et ont poussé Donald Trump à lui accorder une grâce fédérale avant que le président sortant ne quitte son poste le 20 janvier 2021.

Le CEO de Blockstream, Adam Back, avait indiqué sur Twitter qu’Assange devait être libéré puisqu’il n’avait fait que son travail de journaliste en rendant des informations gênantes publiques.

« Laissons la justice faire son travail » : une phrase qui témoigne finalement d’une certaine naïveté de la part de celui ou de celle qui la prononce. Les gouvernements ont l’art de jouer le rôle du « gentil » : des « gentils » qui aiment façonner le monde selon leur propre vérité – les autres vérités qui l’embarrassent ne sont pas bonnes à dire – et, qui adorent jouer avec la planche à billets pour leurs propres intérêts, quitte à paupériser sa population.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

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