La police chinoise saisit plus de 4 milliards de $ du ponzi PlusToken

mar 01 Déc 2020 ▪ 12h00 ▪ 4 min de lecture - par Rédaction CT

Lancé en 2018, le système PlusToken se présentait au public comme un fournisseur de portefeuilles de cryptomonnaies avec des comptes rémunérés mensuellement à hauteur de 8 à 16% de bénéfices. Le système qui exigeait un dépôt minimum de 500 dollars en actifs cryptographiques s’est par la suite révélé être un Ponzi. Après l’arrestation de plusieurs des membres dirigeant cette fraude, une procédure juridique fut lancée. À la suite de celle-ci, la police chinoise vient de saisir des biens d’une valeur de 4,2 milliards de dollars en cryptomonnaies qui étaient détenus par les accusés.

Près de 200 000 BTC et un peu plus de 800 000 ETH saisis

Après la cessation injustifiée des activités du système PlusToken en 2019, les autorités chinoises ont arrêté à ce jour plus de 109 personnes impliquées dans la fraude. Ce total prend en compte aussi bien des membres fondateurs que des acteurs recrutés pour amplifier l’escroquerie. Après la journée de procès qui s’est tenu le 19 novembre, la police a été instruite pour saisir une importante quantité d’actifs cryptographiques sous contrôle de 7 personnes parmi les accusés. En tenant compte de la valeur des actifs concernés au moment de la saisie, cela équivaut à une valeur de 4,2 milliards de dollars.

The Block qui a pu se procurer les documents judiciaires relatifs à cette saisie en a d’ailleurs publié les détails. Elle est ainsi composée de 194 775 bitcoins (BTC), 833 083 éthers (ETH), 1,4 million de litecoin (LTC), 27,6 millions d’EOS, 74 167 Dash, 487 millions de XRP, 6 milliards de dogecoin (DOGE), 79 581 bitcoins en espèces (BCH) et 213 724 Tether (USDT). Conformément à la décision du tribunal populaire intermédiaire de Yancheng, l’ensemble des gains issus de ces actifs devraient être confiés au trésor national.

Amendes et peines d’emprisonnement requis pour les accusés

En l’espace d’un an, PlusToken aura attiré dans ses filets plus de 2 millions de membres et détourné des fonds d’une valeur de près de 15 milliards de yuans, soit environ 2,2 milliards de dollars à l’époque. Le pactole avait bien évidemment servi à perpétuer le système en incitant les anciens membres à en recruter de nouveaux. L’autre partie des fonds, bien plus importante, a servi quant à elle à financer les achats en tout genre des meneurs de l’escroquerie.

Pour punir de tels agissements, le jugement du tribunal populaire intermédiaire de Yancheng ne s’est pas contenté de saisir les actifs cryptographiques en leur possession. Il a en effet condamné 15 personnes parmi les accusés à des peines allant de 2 à 11 ans de prison. Des amendes comprises entre 100 000 et 1 million de dollars leur ont été également infligés en guise de dédommagement.

S’il est heureux de constater que le banc des accusés ne cesse de s’agrandir avec des sanctions exemplaires, il serait temps de penser aux personnes spoliées dans cette affaire. Aucune précision n’a en effet été donnée jusque-là à propos de la gestion (plan de remboursement) qui sera faite des actifs qui ont été saisis par la police chinoise.

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Rédaction CT

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