L’Afrique saura-t-elle tirer profit du Bitcoin (BTC) et de la blockchain ?

ven 15 Oct 2021 ▪ 12h33 ▪ 5 min de lecture - par Mikaia Andriamahazoarimanana

Localisée en Afrique de l’Ouest, Grandma Ginger Wine est une start-up à travers lequel on peut comprendre les dures réalités vécues par les acteurs économiques africains. Et nous savons tous que ces derniers ont besoin d’un coup de pouce. À commencer par l’intégration de la bockchain dans leur écosystème.

Les différents enjeux de la blockchain

L’un des enjeux majeurs de la blockchain réside dans sa capacité à générer davantage d’options financières pour un grand nombre d’entrepreneurs et les institutions financières. Grâce à elle, des obstacles jadis insurmontables ne le sont plus. Une aubaine que les investisseurs ne voudront plus laisser filer.

Pour piqûre de rappel, la Blockchain était apparue à partir de 2015, période au cours duquel le public le limitait à un simple support promouvant le bitcoin (BTC). Pourtant, en 2016, cette technologie devenait de plus en plus plaisante aux yeux de près de 70 institutions financières. Au point de créer une dynamique au sein de certains départements d’Innovation internes sur des PoC (preuves de concept). À partir de cette découverte, la machine blockchain se mettait sur les rails.

Son mode de fonctionnement se résume de la sorte. Quand un individu désire effectuer une transaction (cybermonnaies, contrats, dossiers divers, etc.), cette information fait l’objet d’un envoi à un réseau P2P appuyé par des ordinateurs « nœuds ». Lesquels font appel à des algorithmes connus pour valider la transaction elle-même et le statut de l’auteur. Après cela commence la constitution de bloc de données dans le registre en vue d’une agrégation avec d’autres transactions. À noter que nulle activité ne pourra altérer ni enlever ce bloc nouvellement crée.

Du coup, la blockchain a gagné en popularité. Ce niveau de sécurité très élevé, ce pouvoir de diminution du nombre d’erreurs, cette possibilité de revoir à la baisse les couts et la complexité… séduisent facilement les institutions financières. Légions sont ceux qui trouvent en elle une meilleure utilité en tant qu’infrastructure de paiement ou de transferts de fonds ou encore un support de gestion d’identité numérique.

La blockchain promet donc aux banquiers comme entrepreneurs plus de pouvoir économique, politique et social. Parallèlement, elle met en place un environnement de travail transparent et fiable où la confiance devient un maître mot. Tout cela sans mentionner la génération de valeur avec les crypto monnaies occasionnées par la blockchain.

Les meilleurs élèves du moment seront suivis par l’Afrique

Ayant compris très tôt les atouts de la blockchain, l’Occident en a fait son cheval de bataille. C’est notamment le cas des USA. Les États-Unis, terre de la démocratie, a choisi une voie salvatrice pour sa population : la valorisation du mérite au détriment du droit de naissance. Aujourd’hui, presque tout ce qui bouge dans le pays de l’Oncle Sam tourne autour de l’effort personnel. Et c’est là qu’entre en jeu la Blockchain, une pièce qui complétera le puzzle américain.

Les Européens aussi voient en elle un allié de taille. Il n’est pas rare, en effet, de trouver un gouvernement européen faisant l’éloge de la blockchain. Mis à part quelques fanatiques de la « hypercentralisation », la Vieille Continent a tendu le bras à cette alternative technologique.

Le système d’égalisation qu’elle représente profitera certainement aux sociétés les plus vulnérables. Ainsi, l’Afrique aura de l’intérêt à étendre le niveau d’adoption de la blockchain sur l’ensemble de son territoire. Cette dernière étant au chevet des entreprises africaines, peu importe leur taille.

Le cas d’une boisson en Afrique de l’Ouest met en avant les retombées de ce duo de choc blockchain-entreprise. Il s’agit du vin au gingembre de Grandma. Chaque étape de production de ce breuvage (production, mise en bouteille, commercialisation, expédition…) peut être considérée comme une source de valeur ajoutée. Et parallèlement, chaque activité reste sous le joug de la vulnérabilité.

Le cas de Grandma Ginger Wine démontre la réalité vécue par un grand nombre d’entreprises africaines. Si une grande partie de leurs produits sont sur l’étale des commerces, c’est parce qu’il y a une équipe de surhumains derrière. Faute de produits et services financiers idoines, ces start-ups virent dans le rouge en un rien de temps alors que leur succès résulte d’un vrai parcours de combattant. Ici la technologie blockchain permet ainsi d’apporter de la confiance, un élément qui est souvent manquant entre les acteurs économiques du continent africain. D’autre part le Bitcoin (BTC) apporte un moyen innovant de régler les paiements pour une population qui est encore majoritairement non bancarisée.

L’Amérique comme l’Europe, et même l’Afrique, attendent beaucoup de la blockchain. Ses avantages ne sont plus à démontrer. L’infrastructure transparente et digne de confiance qu’elle fait remettra en cause n’importe quelle position indifférente.

Mikaia Andriamahazoarimanana

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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