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Le Covid-19 aurait emporté 2 millions de personnes à l’échelle mondiale en 2020. Les confinements prônés d’abord par la Chine, puis par l’Organisation Mondiale de la Santé, ont dévasté l’économie. Mais 3 acteurs ont tiré leur épingle du jeu : les milliardaires de la Big Tech, la Chine, mais aussi le Bitcoin (BTC), unique consolation pour les masses écrasées sous une chape de plomb sanitaire.

2020, année du rat

Le dictateur Xi Jinping a déclaré en grandes pompes que la Chine est la seule grande économie ayant affiché une croissance du PIB en 2020. Alors que les économies occidentales ont sombré dans la récession à cause de ce virus originaire de Wuhan, l’empire du milieu devrait voir son PIB augmenter de 1.9 % en 2020 et plus de 8 % en 2021. À cette allure, la Chine, qui est déjà la plus grande économie mondiale à parité de pouvoir d’achat, verra son PIB dépasser celui de l’oncle Sam d’ici… 2028.

Pékin a engrangé un surplus commercial annuel de 460 milliards $ sur les 11 premiers mois de 2020 (+21 %). Ceci est in fine le résultat des délocalisations des capitaines d’industries occidentaux et la forfaiture que constitue la signature d’accords commerciaux bien naïfs face à l’ogre asiatique. En 2001, lors de son entrée à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les Chinois avaient promis d’ouvrir entièrement leur marché. Au lieu de ça, les usines de contrefaçon et les transferts de technologie forcés aux entreprises étrangères ont été la règle…

balance commerciale chine usa

Les dirigeants occidentaux ont sciemment décidé de profiter des armées d’esclaves chinois. La conséquence est que nous avons désormais plutôt des économies axées sur les services et la haute technologie. Or ce sont les services, requérant des interactions en face à face, qui ont le plus souffert durant ce grotesque confinement s’apparentant à du sabotage économique plus qu’autre chose. L’économie chinoise s’est donc montrée plus résiliente que celle de l’Europe ou des États-Unis dont le PIB est anticipé en baisse de 3.5 % pour 2020.

Et pour couronner cette année victorieuse, la Chine pourrait également se retrouver avec un allié du côté de la maison blanche (ou pas… rendez-vous le 06 janvier.). Joe Biden a répété à plusieurs reprises ne pas considérer la Chine comme un rival. Certains objecteront en rappelant que le sexagénaire veut pénaliser les multinationales qui délocalisent leurs usines en Chine. Mais il ne s’agit que d’une esbroufe électorale. La vérité est que les multinationales américaines telles qu’Apple ou Nike ne délocalisent plus mais achètent simplement ce dont elles ont besoin à des sous-traitants. La politique de Biden s’aligne parfaitement sur les intérêts chinois. Et ce ne sont pas les liens très étroits entre son fils Hunter et le régime communiste chinois qui plaident pour le contraire…

C’est un contraste saisissant Donald Trump qui a fait campagne en promettant de ramener les jobs depuis la Chine vers les États-Unis. Une promesse qui s’est depuis transformée en guerre économique mais également un taux de chômage au plus bas depuis des décennies (3.5%). Et puis la pandémie a frappé…

2020, année du Bitcoin

Dans un monde libre échangiste, les milliardaires occidentaux n’ont que faire de maintenir dans leurs pays une base manufacturière et des emplois. Quoi qu’il arrive, leurs fortunes (la bourse) évoluent à sens unique, profitant d’un système bancaire conçu pour drainer l’argent des masses vers le top 1 %. Voyez le S&P 500 qui a grimpé de 15 % en 2020 alors que les dividendes ont progressé de seulement 0.7 %… Pourquoi ?

Parce que les achats massifs des banques centrales assèchent l’offre de dette d’État et obligent les fonds d’investissement, les fonds de retraite et autres hedge funds à placer leur argent autre part, dans la bourse… Les cours boursiers atteignent désormais des niveaux bullesques qui ne résisteront pas au prochain choc pétrolier.

bilan des banques centrales du g10
Bilan des banques centrales du G10
Voici le résultat des achats massifs de dette d’État par les banques centrales. Les bilans des grandes banques centrales ont été multipliés par 7 depuis 2008

Les banquiers centraux semblent avoir confiance en leur capacité à gonfler la bourse ad vitam aeternam car ils croient qu’il n’y a pas d’alternative. C’était sans compter le Bitcoin qui offre justement une échappatoire pour se protéger de l’inflation des actifs réservés aux grosses bourses (immobilier, actions de bourse, mines de matières premières). C’est parce que le Bitcoin constitue une porte de sortie au jeu de dupes de ce ponzi inflationniste qu’il est dans le collimateur des médias, des banques et des gouvernements.

Ne vous attendez par à ce que les journalistes/valets du Monde, du Figaro, de l’Obs, de l’Express, TF1 et BFM TV, payés par Bouygues, Niel, Arnault, Pinault, Drahi, Bill Gates, Google et l’État Français, fassent l’éloge du Bitcoin…

Pourtant, il est une grande source de redistribution des richesses. Plus de 200 % de hausse par an en moyenne depuis sa création. En 2020, le Bitcoin s’est même apprécié de plus de 300 %. Un destin tout à fait prévisible compte tenu de la vitesse à laquelle tourne la planche à billets ainsi que l’ambition à peine dissimulée de faire disparaître le cash.

Planche à billets pour les gros et faillites pour les petits

Le Bitcoin se nourrit de l’inflation et permet aux nouvelles générations – non technophobes contrairement à leurs aînés – de redistribuer un peu des richesses siphonnées par des dynasties obèses.

La fortune des 6000 milliardaires que compte le monde représente désormais 10 200 milliards $. De quoi donner plus de 2000 $ à chaque humain… La crise du Covid s’est traduite par une augmentation de 27.5 % de leur fortune d’après le Guardian.

Pendant ce temps, le taux de pauvreté approche les 12 % aux États-Unis, là où les 600 milliardaires locaux ont engrangé plus de 900 milliards $. Notamment ceux de la Big Tech comme Mark Zuckerberg, Bill Gates, Larry Page (Google), Larry Ellison (Oracle) ou encore Elon Musk dont la fortune a été multipliée par 10 cette année.

Le Wall Street Journal rapporte que 100 000 petits commerces ont fermé en 2020. Le journal new-yorkais ajoute que les entreprises de moins de 100 employées ne représentaient plus que 33 % des emplois en 2018 contre 40 % en 1989.

Il n’est plus un secret pour personne que l’émergence de mastodontes tels qu’Amazon détruit des emplois par millions au lieu d’en créer. Le confinement a exacerbé cette dynamique mortifère qui a fait bondir la fortune de Jeff Bezos de 80 %. Walmart (équivalent US de carrefour) a augmenté ses profits de 45 %… Face à ce gargantuesque, c’est en centimes que leurs employés ont pu compter leurs augmentations de salaire horaire cette année…

Notre système est complètement vérolé: création monétaire exclusivement à partir de dette ; planche à billets exacerbant les inégalités par l’inflation des actifs ; États instrumentalisés pour détruire la concurrence des petits commerces ; accords commerciaux destructeurs d’emplois.

Cerise sur le gâteau : attaque frontale des petits commerces et émergence d’une société de plus en plus dépendante de Big Tech pour fonctionner (commandes en lignes) et s’informer (facebook, twitter, google).

Big Tech Brother

La conséquence de ce système favorisant la concentration du pouvoir et l’émergence de milliardaires est l’érosion de nos reliquats de démocraties par l’achat de toute la presse et la censure sur les réseaux sociaux. L’élection US est un bel exemple. Alors que Donald Trump avait profité des services de Cambridge analytica pour se faire élire en 2017, Facebook a cette fois-ci clairement décidé de faire pencher la balance en faveur de Joe Biden. Même chose pour Google qui utilise son algorithme pour censurer les journaux pro-Trump.

« Une administration Biden serait entièrement de connivence avec la Big Tech (Twitter, Facebook, Google). »

Ted Cruz, sénateur républicain représentant le Texas

[Le but ici n’est pas d’affirmer que l’élection US a été truquée, mais d’illustrer les dérives de Big Tech]

Au-delà de la censure, la suite naturelle à la collecte de données est l’instauration de mécanismes semblables au « crédit social » chinois. Les GAFAM lorgnent avec envie sur la dictature communiste qui note ouvertement ses citoyens en fonction de leurs historiques d’achat, leurs historiques de navigation internet, leurs déplacements, leurs amis, etc.

Ce qui nous amène sur le terrain de la « FinTech ». Dit autrement, la fusion entre la banque et la Big Tech. Nos historiques d’achat et le montant de notre épargne sont en effet des données très précieuses pour affiner davantage la surveillance et le ciblage de masse.

L’objectif en ligne de mire est de faire disparaître le cash et ce n’est pas un hasard si les multinationales refusent de plus en plus l’argent liquide, arguant qu’il faut éviter la propagation du C-19… Les banques centrales, avec leur « CBDC » (faux-nez de la fin du cash), seront d’ailleurs sur le pied de guerre en ce début d’année. Nous suivrons tout cela très près sur Thecointribune.

Le Bitcoin, de la même façon que l’utilisation d’un VPN (ProtonVPN est gratuit) pour dissimuler son activité sur internet, est une arme permettant de se prémunir d’une dystopie à la chinoise. SI 2020 fut l’année de la Chine et ses admirateurs secrets de la silicon valley, l’envolée du Bitcoin en est la contre-révolution.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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