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Agustín Carstens : “le Bitcoin pourrait s’écrouler d’un coup”

Agustín Carstens, le patron de la sombre banque des règlements internationaux (BRI), s’est de nouveau couvert de ridicule. Essayant d’apporter une obscure clarté sur l’usine à gaz des CBDC, il n’a pas pu s’empêcher de lancer des poncifs à l’encontre de son némésis : Bitcoin (BTC).

La banque centrale des banques centrales

Il est bon de savoir à qui l’on a affaire. Alors levons le voile sur cette mystérieuse banque aussi discrète que puissante.

Elle est la doyenne des organisations financières internationales. D’abord créée pour organiser les réparations de guerre dues par l’Allemagne au sortir de la Première Guerre mondiale, elle s’est finalement imposée comme la « banque centrale des banques centrales » en se donnant pour mission d’uniformiser le système bancaire mondial.

C’est dans cette tour de Bâle qu’un conclave de banquiers centraux traficote le système bancaire de « réserves fractionnaires ». Les Anglais disent le « two-tiered system ». C’est-à-dire un système comprenant une banque centrale chapeautant des banques privées. Ces dernières pouvant prêter 30 fois plus d’argent qu’elles ont de « monnaie de banque centrale » en réserve. Ne manquez pas notre article à ce propos.

Maintenant, accrochez-vous bien, la BRI n’est responsable devant aucun gouvernement. Même la police suisse n’a pas le droit de pénétrer dans le temple bancaire. Immunité juridique et diplomatique à tous les étages et, tant qu’à faire, exonération d’impôts pour la banque et ses employés. Il s’agit en quelque sorte du tout premier paradis fiscal…

Mieux encore, de par les droits qui lui sont conférés par la grâce du Conseil fédéral suisse… toutes les archives de la banque, tous les dépôts ou tous autres fonds lui ayant été confiés, ne peuvent être réquisitionnés, saisis, expropriés, aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix. Cerise sur le gâteau, la BRI a le droit d’envoyer et de recevoir de la correspondance dans des sacs scellés bénéficiant du même passe-droit que les valises diplomatiques…

Qui contrôle la BRI ?

Qui tire vraiment les ficelles dans cette banque ? Comme dans toutes les institutions internationales, il s’agit du cartel des pays les plus puissants et dont le sort est étroitement lié. Ils font pratiquement tous partie de l’OTAN et affichent tous des dettes d’un ordre de grandeur similaire. Allemagne, USA, Angleterre, Suisse, Japon, Italie et France sont les pays qui dictent apparemment les règles du jeu. Sans oublier la Chine dont le système orwellien intéresse de plus en plus les occidentaux…

C’est d’ailleurs au sein de la Banque des règlements internationaux que se trouvent les bureaux du FSB. Nous ne parlons pas ici des services secrets russes, mais du (Financial Stability Board), le groupement économique international qui conseille le G20 sur les questions financières. Le FSB est considéré comme le quatrième pilier de l’architecture financière mondialiste occidentale après la BRI, le FMI et la Banque mondiale.

On ignore tout de ce que ces banquiers se racontent puisqu’il n’y a aucun compte rendu de leurs réunions, ni de leurs dîners, au 18 e étage, où l’on sert les plus beaux millésimes pour délier les langues. Aucun contrôle démocratique, aucune couverture médiatique, opacité totale. Et pour finir cette petite présentation de l’antre de l’hydre financière, notons qu’une bonne partie de ses réserves est sous forme d’or. Pourquoi ? Mais parce qu’ils sont bien placés pour savoir que les monnaies issues de leur système de réserves fractionnaires, dont ils sont les gardiens, ne valent rien…

Alors, quoi de neuf Fat Finger ?

Agustin Carstens chairman BRI
Agustin Guillermo Carstens, chairman de la BRI, arrivant à l’Elysée pour rencontrer Nicolas Sarkozy / Lionel bonaventure, pour l’AFP

Le chairman de la BRI, Agustín Carstens, s’est exprimé le 27 janvier à propos des dernières avancées concernant la chimère CBDC (Central Bank Digital Currency).

Voici un florilège de déclarations avec nos commentaires :

« Les monnaies digitales (CBDC) pourraient transcender à la fois la monnaie traditionnelle basée sur les comptes en banque ainsi que les billets. La monnaie se trouvant sur les comptes en banque est digitale depuis des décennies, sous forme de dépôts électroniques. Mais certains appellent désormais à tout digitaliser, y compris l’argent liquide (billets). À mon avis, le remplacement complet des comptes bancaires ou de l’argent liquide n’est ni souhaitable ni réaliste. »

Agustín Carstens

Nous pourrions presque nous arrêter à cette déclaration qui reflète probablement le mieux le fond de la pensée du patron de la BRI. En effet, si nous prenons l’exemple du dollar, il s’avère que les billets ne représentent que 2.5 % de toute la monnaie en circulation. Cela fait donc belle lurette que l’argent est « digitalisé ».

Mais la vérité est que les banques centrales ont décidé de cultiver un amalgame entre le bitcoin – qu’elles craignent comme la peste – et leurs CBDC. Nous avons même pu entendre Benoît Coeuré (un ponte de la BRI), concéder il y a peu que les banques centrales avaient « pris les cryptomonnaies de haut ». Des paroles qui prennent tout leur sens quand on sait que l’intéressé avait traité le bitcoin « d’émanation maléfique de la crise de 2008 »…

Cette stratégie s’est toutefois retournée contre eux car le bitcoin n’a jamais été aussi populaire. Pire, ils se retrouvent désormais pris à leur propre piège, avec un CBDC impossible à mettre en œuvre sur les bras.

En effet, on sent bien dans le discours de Carstens que l’instauration d’une CBDC parallèlement au système de réserve fractionnaire est extrêmement risqué. Mais qu’importe puisque le but est surtout de déguiser la fin du cash en CBDC…

Rome ne s’est toutefois pas fait en un jour. Malgré le Covid/Great Reset, il va falloir continuer à sculpter l’écran de fumée qu’est le CBDC en attendant la suite du “great reset monétaire”…

Voici comment Carstens imagine le CBDC

Digital currencies and the future of the monetary system

« Les utilisateurs pourraient payer avec une CBDC tout comme aujourd’hui, avec une carte bancaire ou une app, le tout géré par les banques. Toutefois, au lieu d’enregistrer les transactions dans leur propre bilan, comme c’est le cas aujourd’hui, les banques se contenteraient de mettre à jour le registre des propriétaires de CBDC (registre détenu par la banque centrale). »

Agustín Carstens

Très bien, mais en cas de crise financière, quid du risque de voir les gens échanger tous leurs euros (BNP Paribas ou Société Générale) contre des CBDC afin de se protéger de l’éventuelle faillite de leur banque ? Ce bank run digital pourrait écrouler les banques privées en moins de temps qu’il en faut pour cliquer…

Voici la réponse de Carstens :

« Il existe des outils permettant de remédier au problème du Bank run digital, comme les plafonds sur la quantité de CBDC pouvant être détenue par chaque personne, ou bien des taux d’intérêt négatifs qui décourageraient les utilisateurs de détenir trop de CBDC. »

Vous avez bien entendu. L’idée de génie du CBDC oblige les banquiers à trouver des solutions pour empêcher les gens d’en détenir… Ce qui devient encore plus hilarant lorsque l’on rappelle que 97.5 % de la monnaie est déjà digitale. Nous pataugeons dans un grotesque Kafkaïen derrière lequel se dissimule bien évidemment quelque chose d’inavouable.

Le Great Reset monétaire

Que ce soit au FMI, à Davos, au G30, à l’ONU ou du côté de la BRI, le but est d’endetter et de surveiller toujours plus de monde, notamment grâce à un outil nommé « identité digitale ».

Les banquiers centraux ont réalisé que le futur appartiendra à ceux jouissant de l’IA la plus puissante, et donc à ceux qui obtiennent le plus de données. À ce titre, ne manquez pas notre article sur les projets de la BRI sur l’IA.

Carstens sur la collecte de données et l’identité digitale :

« Avant tout, la discussion sur l’identification liée aux CBDC doit être considérée dans le contexte plus large de l’identité digitale. L’utilisation des données personnelles est nécessaire pour améliorer les services financiers. » […] « Nous avons besoin d’intégrer une identité digitale dans la monnaie ». […] « En offrant aux personnes non bancarisées un accès à une identité digitale, l’authentification peut contribuer à soutenir l’inclusion financière. »

Agustín Carstens

Voici comment l’on crée l’identité digitale dans les pays en développement :

Digital ID
Une femme se fait scanner l’iris pour s’inscrire créer une identité digitale biométrique / Mansi Thapliyal pour Reuters

Bref, le mirage CBDC s’est transformé au fil du discours en bancarisation dans les pays en développement (comprenez esclavage par la dette avec des taux d’intérêt à deux chiffres); promotion de l’identité digitale chère à Bill Gates; mais aussi la fin du cash. Et malgré ça, Fat Finger a le culot de glisser que « le CBDC ne sera pas forcément un Big Brother Orwellien ». Nous voilà rassurés… On se demande bien comment cela serait possible si chacune de nos transactions sont attachées à une identité digitale…

Carstens n’est toujours pas fan du Bitcoin

Fat Finger a bien évidemment profité de l’occasion dissiper la confusion vis-à-vis du bitcoin. Il l’a notamment comparé à Tesla en déclarant qu’il fascine les gens mais qu’il n’y a pas grand-chose sous le capot. D’où, peut-être, le soudain intérêt d’ELon Musk pour le bitcoin deux jours plus tard…

Nous avons également eu droit à l’éternel refrain de la monnaie « non stable », en oubliant soigneusement de préciser que le Bitcoin s’apprécie en moyenne de 200 % par an (300 % en 2020)…

Sans compter le « bitcoin consomme autant d’énergie que la Suisse », oubliant de dire que les trajets en avion de sa caste de banquiers émettent plus de CO2 que le BTC…

Et le meilleur pour la fin. Selon M. Carstens, il deviendra de plus en plus facile de “louer des mineurs pour attaquer la blockchain du BTC”, citant un document publié par la BRI il y a deux ans. Bonne chance…

Mais peut-il raconter autre chose, lui qui trône sur le plus grand ponzi inflationniste de l’histoire ? Jamais il n’avouera que le bitcoin ne peut QUE s’apprécier face à leurs monnaies fiat dont la quantité ne peut QUE augmenter. Et elle augmente vite. 75 % des dollars créés par la FED l’ont été depuis que le bitcoin existe…

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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