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Bitcoin (BTC) est la première « Révolution qui change le monde de l’argent » selon cet ancien de Standard Bank

Bitcoin (BTC) évolue à pas de géant et touche tous les continents dont l’Afrique. Le continent noir voit évoluer un vaste écosystème qui regorge en son sein des entreprises et une communauté. Le média que vous lisez se lance ainsi dans une longue randonnée à la découverte de l’écosystème crypto en Afrique. C’est dans ce cadre que nous accueillons John Lombela dans nos collones.  

Préambule

Ancien banquier chez Standard Bank (Corporate Investment Bank) et ingénieur en développement des logiciels, John Lombela a tourné l’essentiel de son activité vers la démocratisation de la crypto. Il est maintenant à la tête de Cryptovecs Capital, un fond d’investissement et développe Axalio, un projet de banque numérique.

Depuis quelques années John sillonne le monde et s’exprime dans plusieurs conférences internationales en lien avec la crypto. Il a accepté de répondre à nos questions, et ce qu’il pense de bitcoin est pour le moins un peu surprenant venant d’un banquier.

Bitcoin et banques : même destin que pour l’email et la poste

Bonjour Monsieur ! Thecointribune a le plaisir de vous accueillir dans ses colonnes. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis entrepreneur. J’ai une formation d’ingénieur spécialisé dans le développement des logiciels.  J’ai aussi passé du temps dans une banques d’affaires et d’investissements (Corporate Investment Bank) – Standard Bank – où j’ai pris le gout du monde de la finance depuis 2011.

Qu’est-ce que bitcoin représente pour vous et comment l’avez-vous connu ?

Une vraie révolution. Bitcoin est à la banque ce que l’email était à la poste dans les années 1998. Bitcoin est pour moi la première révolution qui change le monde de l’argent […] et la manière dont les gens échangent de la valeur.

Je suis tombé dessus comme par hasard en ligne, en faisant différentes recherches. L’intérêt s’est approfondie alors que plusieurs personnes m’en parlaient pour faire de l’argent derrière des activités liées au marketing relationnel

Vous êtes le fondateur de cryptovecs capital. En quoi consiste votre travail ?  Pouvez-vous nous parler de quelques réalisations de cryptovecs ?

Tout à fait. Je m’occupe de monter des véhicules financiers stratégiques axés entièrement dans le monde de la technologie Blockchain et des actifs numériques. Cryptovecs offre à la fois des conseils en investissements dans les actifs numériques et projets qui se développent dans la décentralisation des services financiers à travers le monde, mais aussi gère un petit portefeuille d’investissements pour les particuliers qui veulent se faire des plus-values intéressantes dans ce secteur.

Par exemple, le fait que Bitcoin soit passe de 0.10$ à plus de $18,000 aujourd’hui, représente une croissance en valeur de plus de 180,000% en seulement 10 ans, soit une moyenne annuelle de 1800% ; comparé ceci à une banque comme la RAW Bank qui n’offre que 2% annuellement dans un DAT (dépôts-a-termes). Bien sur les risques existent mais qu’il faudrait savoir réduire et gérer. 

Axalio, une banque numérique à découvrir dès 2021

Présentement, Cryptovecs s’est lancé dans le développement d’une banque numérique d’affaires et d’investissements en ligne qui s’appelle Axalio.

J’ai une mission particulièrement très claire et simple par rapport à ce projet que nous lançons déjà au premier trimestre 2021.

Nous développons un monde qui inclut l’Afrique dans le paysage numérique de pouvoir faire presque tout en ligne en simplifiant l’accès aux services bancaires de tous les jours tels que le fait d’avoir uncompte bancaire réglementé global, d’envoyer et de recevoir des paiements dansle monde entier aussi facilement et de la manière la plus rapide possible, et surtout de donner accès à certaines des meilleures opportunités d’investissement qui existent dans le monde ; par exemple démocratiser l’investissement dans nos propres matières précieuses comme l’or, le coltan, le cuivre et autres.

Nous voulons emmener l’Afrique dans le monde, le monde en Afrique, et permettre de faire les affaires avec d’autres pays africains dans un environnement qui favorise les activités commerciales transfrontalières. 

L’objectif est de soutenir la croissance des petites entreprises et assurer la prospérité pour tous.  Nous rendrons cela possible en tirant parti de la technologie Blockchain et en utilisant des actifs numériques pour transférer facilement les valeurs.

Pour vous, en quoi bitcoin et les cryptomonnaies en général peuvent être utiles pour les populations et les Etats Africains ?

Très simple, avant toute choses elles sont toutes des technologies qui résolvent quelque chose de spécifique ; bitcoin est le premier système pair-a-pair décentralisé qui permet à très rapidement envoyer des valeurs monétaires numérisées, alors que l’évolution de plusieurs autres cryptomonnaies nous permettent aujourd’hui de créer un écosystème géant pour stimuler une économie numérique à grande échelle.

Pour y arriver il faudrait comprendre comment elles fonctionnent, pourquoi elles existent et comment elles peuvent aider à développer un secteur quelconque.

Au Congo Kinshasa, votre pays, la Banque centrale ne cesse d’alerter le public du « danger que représentent les cryptomonnaies », que pensez-vous de cette position ? Quelle proposition donneriez-vous aux autorités en matière de régulation du secteur crypto ?

C’est tout à fait normal. Le régulateur voudrait d’abord à tout prix protéger la population qui ne s’y connait pas du tout afin de permettre a à celle-ci de ne pas perdre les capitaux en les injectant dans ce qu’ils ne comprennent pas du tout dans le but de se faire beaucoup d’argent en si peu de temps.

 Cependant, le régulateur dans plusieurs pays et très souvent d’ailleurs à travers le monde reste toujours en retard par rapport aux innovations. Ce que la Banque Centrale du Congo devrait faire, c’est émuler ce que ses homologues font ; chercher à comprendre ce qu’est le Bitcoin, la technologie derrière et pourquoi elle ne disparaitra jamais.

Ensuite je les recommanderais sincèrement de mettre en place une sorte de « sandbox » qui permettra aux innovateurs entrepreneurs de développer des solutions financières qui vont travailler avec la Banque Centrale pour les aider à mieux comprendre le domaine. Enfin, la Banque Centrale devrait comprendre que le monde de l’argent évolue entièrement dans le numérique et qu’elle pourrait d’ailleurs considérer numériser la monnaie fiduciaire congolaise grâce à la blockchain en créant ce que l’on appelle une monnaie stable (stablecoin en anglais). Cela serait un grand pas vers la modernisation des activités financières et bancaires dans notre pays.

« Bitcoin existe pour mettre fin à la corruption. »

Pensez-vous que l’adoption du bitcoin au Congo pourrait faciliter la corruption et le financement du terrorisme ?

Voyons plutôt d’abord comment est-ce que la corruption embrasé le Congo et que cela se passe beaucoup plus avec le dollar américain et le franc Congolais et le tout en fiduciaire. Le dollar américain a financé plusieurs activités terroristes à travers le monde, et continue de le faire, depuis des décennies.

La technologie derrière Bitcoin existe justement pour mettre fin à la corruption. Le fait que la plupart ne la veule pas, c’est simplement pour éviter de mettre fin à un système corrompu qui existe déjà. C’est vrai que l’aspect de l’anonymat des transactions encouragerait des activités illicites.

Certes, le rôle du régulateur ne serait pas de réguler Bitcoinet les technologies similaires, mais plutôt de réguler les entreprises numériques qui offrent des services en utilisant ces technologies. Bitcoin, lui, ne peut pas être régulé.

Je donne un autre exemple ; les industries de transformation ou de fabrication de véhicules utilisent des technologies qui aujourd’hui émettent beaucoup de CO2. C’est impossible de réguler le CO2 qui lui est émis sur plusieurs formes à ce jour ; par contre pour réduire l’émission de ces gazes toxiques, les régulateurs à travers le monde régulent ces entreprises et exigent donc que le développement de leurs véhicules émet moins de ces gazes et donc soient taxées d’une certaine manière dans le cadre du réchauffement climatique. On voit là un bel exemple de régulation des entreprises qui offrent des services dans un secteur quelconque. La même chose devrait se faire avec tous services dans la crypto.

La corruption existera toujours avec ou sans Bitcoin. Nous devons juste voire comment la réduire. Au contraire le refus de la Banque Centrale de s’ingérer dans le monde de la crypto montre à suffisance qu’elle ne veut pas que le grand public en devienne grand utilisateur de peur de faire fuir la collecte des taxes par exemple et autres services que les banques commerciales se verront perdantes au détriment des entreprises axées dans la crypto.

Quel regard portez-vous sur la cryptosphère Africaine ? Quelle est votre vision de ce qu’elle va devenir dans dix ans ?

La Blockchain est la cure nécessaire pour un développement numérique ferme en Afrique. Cette technologie prend de plus en plus de l’ampleur et fait ses preuves à plusieurs niveaux. Plusieurs banques centrales à travers le monde se mettent à développer leurs monnaies numériques stables. Le Congo devrait définitivement prendre le relais pour développer une économie qui n’évolue pas du tout en ce moment, mais qui selon moi a beaucoup d’avenir en embrassant les notions de la blockchain et des cryptomonnaies.

Tout en remerciant John Lombela pour l’entretient nous préparions déjà la prochaine interview. Qui allons-nous accueillir en exclusivité dans le prochain papier ? Revenez nous lire chaque matin pour ne pas rater le prochain coup.

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( African continent )

Salut, c’est Gloire. En 2014 j’ai entendu parler de bitcoin à la télé avant de m’intéresser du sujet fin 2017. Depuis, chaque jour j’apprends à le comprendre tout en partageant mes petites découvertes avec la communauté.

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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