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Quand le célèbre multi-milliardaire Ray Dalio écrit sur le Bitcoin (BTC)…

Ray Dalio, le fondateur du fonds d’investissement Bridgewater, s’est fendu d’une lettre dans laquelle il expose ses vues sur le Bitcoin (BTC). Après quelques vicieux ronds de jambe ainsi qu’une ou deux politesses, le milliardaire à l’air de rien distillé son venin via quelques poncifs rébarbatifs.

21 millions

« Bien que l’offre de Bitcoin soit limitée, il existe potentiellement une infinité de cryptomonnaies ». […] En fait, je m’attends à ce que de meilleures cryptomonnaies apparaissent et le remplacent. Ainsi vont les choses ». […] « Le fonctionnement du Bitcoin étant fixe, il ne pourra pas évoluer et je présume qu’une meilleure alternative sera inventée. Pour ces raisons, l’argument de « l’offre limitée » n’est pas aussi vrai qu’il n’y paraît ».

Ray Dalio

Ray Dalio ne semble pas être familier avec le concept de « fork ». En effet, il est tout à fait possible de changer le protocole du bitcoin. Cela a déjà eu lieu maintes fois. Il s’agissait la plupart du temps d’apporter des améliorations. On parle de « soft » forks et de « hard » forks (pour ceux qui veulent creuser la question contrairement à Dalio).

Le protocole d’une blockchain est évolutif. Son code peut être modifié. Il serait même techniquement possible de réécrire le code afin de créer beaucoup plus de 21 millions de bitcoins. Ce blasphème étant dit, la question n’est pas de savoir s’il est théoriquement possible de créer plus de 21 de BTC mais si ceux qui participent au réseau seront un jour « incités » à le faire.

L’argument souvent avancé est le suivant : que se passe-t-il lorsque le dernier BTC aura été miné ?

En effet, la récompense pour chaque bloc miné est divisée par deux tous les 4 ans. Le dernier bitcoin sera miné le siècle prochain, autour de l’an 2140.

Mais ce serait oublier que les mineurs collectent aussi des frais de transaction… Ces derniers s’ajusteront tout simplement en conséquence.

D’autre part, briser la règle de la masse monétaire fixe serait ouvrir une boîte de pandore. Cela conduirait à ce que toute la valeur accumulée dans le bitcoin se fasse immédiatement aspirée par l’or. Ce serait dommage…

« Cyber-attack »

« Le cyber-risque est un risque que je ne peux pas ignorer. Quand on sait que le ministère de la défense ne parvient pas à protéger ses systèmes contre le piratage, il serait naïf de croire que les cryptomonnaies ne puissent pas être piratées. Bien que je reconnaisse qu’il est possible de conserver ses bitcoins hors ligne via un « cold wallet », j’ai cru comprendre qu’il est difficile de le faire. »

Ray Dalio

Qu’est ce que pensait Ray Dalio ? Que le bitcoin serait un genre de super pouvoir ? Il est évident qu’il faut un minimum d’hygiène informatique. Voire plus, car comme dit Julian Assange :

« À moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire. » – Julien Assange

Vu que les GAFA censurent sans vergogne et repoussent toujours plus loin les frontières de la surveillance de masse, il devient véritablement crucial d’utiliser un VPN pour cacher son IP. Mais aussi un navigateur internet ne stockant pas l’historique de recherche (Tor). Il faut savoir dompter tous ces mouchards et ainsi empêcher Google, Facebook et consorts de glaner toujours plus de pouvoir.

Mais enfin, nul besoin d’avoir fait math sup pour comprendre comment utiliser un « cold wallet ». A moins d’être un boomer, peut-être…

Et même sans « cold wallet », il n’est pas non plus compliqué de garder la seed d’un wallet en lieu sûr (la seed est un code permettant de retrouver ses bitcoins, quoi qu’il arrive, depuis n’importe où).

La menace gouvernementale

« Il me semble également que si le gouvernement voulait empêcher son utilisation, cela ferait chuter sa demande. Il m’est difficile d’imaginer que les États laisseront le bitcoin être une meilleure monnaie que la leur. Il me semble que plus le bitcoin aura de succès, plus cette possibilité sera envisageable. »

Ray Dalio

Voici l’argument du faible, comptant sur les gouvernements pour l’interdire. Premièrement, le bitcoin jouit déjà d’un cadre légal. Alors pourquoi continuer à se poser cette question ?

Mais même si les gouvernements revenaient sur leurs pas pour décréter le bitcoin illégal, cela ne l’empêchera pas d’exister et de fonctionner comme si de rien n’était…

Sa nature décentralisée garantit que personne ne pourra jamais le détruire. Ni les États-Unis, ni l’UE, ni la Chine. Personne.

Roosevelt avait déclaré la détention d’or illégale en son temps… Et si l’histoire nous apprend quelque chose, c’est bien que l’or finit toujours par prendre sa revanche.

L’inflation, qui nous attend pour éponger ces dettes en roue libre, sera biblique, tout comme la perte de confiance dans ce système conçu pour enrichir une micro caste de milliardaires. Ceux qui possèdent du bitcoin le savent. Ils ne reviendront pas en arrière, Mr Dalio.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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