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Avenir de la Blockchain – La Scalabilité est la Clef (Binance “Off the Charts”)

Lorsque l’on aborde le sujet des limitations technologiques de la Blockchain, la scalabilité revient toujours. Scalabilité, ce doux mot synonyme de bien des problèmes. Qui n’a jamais attendu, fébrile, que sa transaction ne soit validée? Qui n’a jamais entendu des projets promettre des vitesses de transaction qui feraient pâlir de jalousie Visa ou Mastercard ? Pour beaucoup la scalabilité incarne l’enjeu de demain, mais qu’en est-il vraiment ?

Au rang des panels de la conférence Binance des 3 ans “Off the Charts”, un était dédié à cette question. Son nom : “Race to Success : Scalability in Blockchain Development”.

Lucas Nuzzi, Network Data Product Manager chez CoinMetrics, animait le débat. Beniamin Mincu PDG d’Elrond, Nick White PDG de Harmony, Mo Dong Cofondateur de Celer Network et Terry Wang Cofondateur d’IOST sont venus nous présenter leurs visions.

Bonjour à tous, pouvez nous présenter rapidement vos projets ?

Nick White : Tout d’abord merci à Binance de nous accueillir. Ce n’est pas la première fois étant donné que nous avions fait une IEO en Mai 2019 sur la plateforme. Harmony est un protocole Layer 1 utilisant un consensus Effective Proof-of-Stake (EPoS). Grâce à ce protocole ainsi qu’au sharding nous pouvons proposer des transactions rapides et à faible coût. Notre mainnet est effectif depuis juin 2019.

Je pense que le problème de la scalabilité est un sujet encore plus central qu’avant notamment avec l’émergence de la DeFi. Ethereum souffre actuellement d’un ralentissement et d’une hausse du prix du gas.

Mo Dong : Merci aussi à Binance qui nous avait également aidé en 2019 avec son launchpad. Celer Network est une plateforme Layer 2, c’est à dire que celle-ci est conçu sur une blockchain déjà existante comme Ethereum (Layer 1). Nous avons le privilège d’être les pionniers dans le domaine des Layer 2, nous avons ainsi délivré en 2019 au niveau mondial, le premier réseau Testnet de “generalized state channel” ainsi que la première application mobile, CelerX permettant d’accéder aux applications décentralisées (dApps) Layer 2. Celer vise à permettre aux utilisateurs non initiés à la blockchain d’utiliser celle-ci facilement en temps réel. Nous incarnons le pont entre les deux mondes. Après avoir fait une mise à jour importante de notre mainnet en mai, nous sommes maintenant tourné vers l’adoption de masse et nous sommes la première application sur l’Appstore au niveau mondial permettant d’utiliser des cryptomonnaies comme mode de paiement dans l’E-sport, sans que les utilisateurs aient conscience du fonctionnement de la blockchain sous-jacente. Nous nous concentrons également sur l’utilisation d’autres technologies comme Hyperledger One.

Beniamin Mincu : Elrond est LA plateforme qui va tout changer. Aujourd’hui nous sommes environ 50 millions à évoluer fréquemment dans l’écosystème blockchain. Pourquoi s’arrêter à ce nombre insignifiant lorsque l’on peut viser des milliards d’utilisateurs ? Avec des transactions rapides et des frais bancaires réduits, ainsi qu’une interface utilisateur conçue pour adoption de masse ; Elrond est la solution qui permettra ce passage à grande échelle.

Terry Wang : IOST est une blockchain 3.0, pensée pour l’utilisation des dApps. D’après les divers sites de classement de dApps, nous sommes dans le top 4 des meilleurs plateformes au niveau mondial. Avec près de 80 dApps déjà en place, nous couvrons un large panel de secteurs, que ce soit la DeFi, l’éducation ou le gaming. Nous sommes actuellement concentrés sur le développement de plateformes utilisables par les entreprises et les gouvernements. Nous sommes fiers d’avoir contribué à la mise en place de GUILD VOTING une solution pour le vote au Japon.

Nous avons également annoncé récemment une collaboration avec la National Archives Administration (NAA) du gouvernement Chinois.

La scalabilité n’est pas un problème nouveau. En 2014 Vitalik Buterin, fondateur d’Ethereum avait formulé le trilemme de la blockchain. Pensez vous qu’il est toujours d’actualité ?

Beniamin Mincu : Ce trilemme, à savoir qu’on ne peut pas avoir en même temps une blockchain qui soit scalable ET décentralisée ET sécurisée ne date pas d’aujourd’hui. Je pense néanmoins que celui-ci s’applique surtout à Ethereum et aux blockchains des anciennes générations. Les nouvelles architectures permettent de résoudre celui-ci d’une manière élégante propre à chaque équipe. Lors d’une interview récente M.Buterin expliquait que lors de la conception d’Ethereum il était au courant des soucis de scalabilité futurs. Il ne savait pas comment les gérer à ce moment là et c’est pour cette raison qu’il a toujours était question de mise à jour d’Ethereum.

Je pense que le monde de la blockchain va être fortement impacté en 2020 pour 2 raisons :

  1. Nous avons des blockchains de plus en plus scalables. Elrond montre que nous pouvons faire jusqu’à 10 000 transactions par seconde avec une latence de seulement 5 secondes. Les frais de transfert sont 100 fois plus faibles qu’une transaction Bitcoin ou Ethereum.
  2. L’amélioration des interfaces utilisateurs. De nombreuses personnes souhaitent entrer dans l’univers blockchain mais se heurtent à ce problème et abandonnent.

Mo Dong : Le trilemme de M.Buterin a été défini à une époque où nous partions du principe que les noeuds du réseaux devaient calculer les transactions et stocker celles-ci. Si l’on reste dans une telle vision il semble en effet impossible de résoudre les 3 présupposés à la fois. Les choses sont différentes aujourd’hui, grâce au sharding, le stockage de données et l’exécution des smarts contracts ne sont pas effectué en même temps mais sont parallélisés. Avec ce nouveau paradigme, ce trilemme devient caduque.

Nick White : Avant de répondre à cette question je voudrais juste donner ma vision de la scalabilité. A mon sens trop de personnes considèrent que les problèmes de scalabilité se réduisent à un problème de vitesse. C’est vrai mais c’est incomplet, c’est également un problème de coût de la transaction.

Le PoS est une solution très efficace pour régler ces deux problèmes et c’est pour cette raison que Harmony l’utilise. Avec cette architecture, nous pouvons créer un nouveau block toutes les 8 secondes et diminuer le coût pour maintenir une blockchain. Le sharding résout en effet ce trilemme mais il créera également de nouveaux problèmes. Les blockchains tous comme les réseaux mobiles ne cesseront jamais de s’améliorer pour résoudre de nouveaux problèmes. Il s’agira surement d’une quête sans fin mais j’ai hâte de voir les solutions qui seront créées au cours de ces prochaines années.

Une grande partie de la communauté n’est pas au courant de vos solutions respectives et même une fois au courant certains ne vous suivront peut être pas. Voyez vous comme un challenge le fait de devoir résoudre la scalabilité tout en devant bâtir une communauté ?

Beniamin Mincu : Oui et c’est dans l’ordre des choses. On ne peut pas créer un nouveau système et directement avoir une communauté pour celui-ci.

L’ironie est que ce raisonnement s’applique à l’histoire de la blockchain. Bitcoin était rejeté par les banquiers, les financiers et même des gens du monde informatique. Ils n’arrivaient pas à dépasser leurs préjugés et à quitter la communauté à laquelle ceux-ci appartenaient. Les premiers adopteurs de Bitcoin furent la communauté cypherpunks et les personnes n’ayant pas une conception limitée du terme “monnaie”.

Ethereum, fut victime du même problème. Bien que présentant une technologie en apparence meilleure que Bitcoin, il n’a pas su récupérer la communauté de celui-ci à son compte. Les pionniers du Bitcoin sont devenus des maximalistes et ont répété le schéma qui leur avait fait découvrir Bitcoin. Ethereum a trouvé son public auprès des développeurs et aujourd’hui bon nombre d’entre eux sont et resteront fidèle à Ethereum. Si un projet semblable à Ethereum se présente aujourd’hui, il ne réussira pas car nous avons déjà un Ethereum avec une communauté bien installée. Ce processus que je décris est valable pour tous les projets blockchain et il va être intéressant de voir comment nous allons anticiper cette vision. A quoi nos communautés respectives ressembleront elles, le temps nous le dira.

Conclusion

La scalabilité est un mot aux conceptions multiples, mais les projets sont d’accord sur le fait que nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère architecturale. Une ère où des présupposés tel que la résolution du trilemme de la blockchain, pourtant considéré comme une base deviennent caduques. Ce changement de paradigme sera-t-il l’élément déclencheur de l’adoption de masse que nous attendons tous ? Ici aussi, seul le temps nous le dira …

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( Responsable Éditorial )

Président et Cofondateur de MinedHack et fervent défenseur de la Blockchain depuis 2017, je suis conscient que sans explications et vision de l’industrie son adoption n’aura jamais lieu. J’ose espérer en tant que Reporter et Rédacteur de CoinTribune aider à cette mission.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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