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Blockchain for social good : une technologie à impact ?

Alors que le Bitcoin (BTC) n’en finit plus d’enflammer la scène crypto, on oublierait presque la technologie à la base de cette petite révolution. Car si le secteur financier a été le premier à mettre en exergue une nouvelle manière de penser les échanges et la société, il n’est pas le seul à se développer autour de la technologie blockchain. En effet, de nombreux secteurs ont suivi et celui de l’économie sociale et du développement durable présente de très belles opportunités. Véritable tech for good, la blockchain a le potentiel d’impacter positivement la société grâce à ses nombreux atouts et notamment ce qui fait son caractère unique : transparence, confiance et sécurité. Alors, de l’évaluation de politiques publiques, à la création de structures économiques alternatives jusqu’à l’émission de preuves d’engagement d’émission de carbone, comment la Blockchain peut-elle devenir une technologie à impact ?

La blockchain : une opportunité sociale plus que technologique ?

Alors que le Bitcoin et les cryptomonnaies ne font que parler d’eux en ce moment, notamment en raison des ATH atteints de façon récurrente depuis deux mois, il est intéressant de regarder la philosophie sous-jacente à la blockchain et plus largement l’ensemble des secteur qu’elle pourrait impacter de manière significative. 

En effet, Satoshi Nakamoto l’avait bien expliqué dans son white paper de Bitcoin en 2008, la Blockchain c’est avant tout une idéologie libertaire qui consiste à libéraliser les échanges et enlever les tiers. C’est notamment flagrant dans le système financier conçu par Bitcoin, mais cela est également le cas dans de nombreux secteurs dans lesquels la technologie de blocs n’a pas fini de se développer : la logistique, le luxe, la santé …

Dans ce cadre, et fort d’une philosophie clairement tournée vers tous, avec notamment un vrai potentiel de développement au sein des pays en développement et non bancarisés, la blockchain pourrait être un vrai atout pour l’économie sociale et solidaire. Cela vous surprend ? C’est pourtant un créneau en plein boom dont de nombreuses organisations internationales et startups se saisissent.

En apportant des notions de transparence, de confiance et de désintermédiation, la blockchain a pourtant tout pour se définir comme une tech for good c’est-à-dire avoir un impact social positif. En complément, elle peut aussi être mise au service du développement durable et de la construction d’une société plus respectueuse.

Dans un rapport de 2018, le World Economic Forum en collaboration avec PWC et Stanford University détaillait en quoi la Blockchain pouvait aider à construire une meilleure planète et ainsi contribuer à dessiner la 4ème révolution industrielle : en identifiant 65 projets en cours et à venir, le WEF a analysé des cas d’usages pertinents en matière de développement durable et d’impact social notamment comme les nouveaux modèles de financement, la supply chain, le modèle peer-to-peer pour les échanges, l’intensification de décentralisation…Le rapport identifie également le formidable potentiel de la blockchain pour renverser les défis environnementaux et créer de nouvelles opportunités grâce à la Blockchain. 

Graphique montrant le mode de fonctionnement de la blockchain
Source : World Economic Forum X PWC

Si la Blockchain s’est essentiellement développée dans le secteur financier à son origine, la technologie tend désormais à déployer l’ensemble de ses potentialités pour construire une nouvelle manière de concevoir les échanges et le modèle économique de nos sociétés grâce à une décentralisation totale des décisions. Dans ce cadre, la Blockchain nous laisse aussi entrevoir de formidables opportunités pour impacter positivement la planète et notamment le secteur de l’économie sociale et solidaire et l’environnement : on peut par exemple penser à la traçabilité et le commerce équitable, l’inclusion financière, l’économie circulaire décentralisée, la transparence des processus publics, la participation à la prise de décision démocratique ou encore la gestion des documents publics.

Au cœur du mouvement tech for good, voyons comment la Blockchain peut être un accélérateur de l’économie sociale 4.0 et créer des impacts sociaux durables et positifs pour la planète. Zoom sur les initiatives qui font trembler la scène ESS !

Développer une technologie à impact pour réussir le défi de l’économie sociale 4.0

Avant tout, il est important de revenir sur une notion cruciale, une valeur intrinsèque portée par la Blockchain et qui représente le socle de l’ensemble des échanges sur cette technologie : la confiance. Nous le savons, la confiance est l’essence même des échanges et du fonctionnement de nos sociétés. Pourtant, elle tend de plus en plus à être rompu par manque de transparence et de visibilité de nos gouvernants. La blockchain, par une procédé unique constitué en chaînes de blocs visibles par n’importe qui crée ainsi une confiance dans les transactions non modifiables et non supprimables que l’on peut suivre tout au long de la vie. Ce procédé permet ainsi d’apporter de la confiance à l’ensemble des parties prenantes dans la chaîne de valeur de cette nouvelle économie.

On peut par exemple penser au milieu caritatif : chaque donateur sera heureux et soulagé de savoir de savoir où est passé l’argent qu’il a donné, afin qu’il soit sûr que la somme versée soit bien la sienne. La startup Disberse avait notamment lancé un projet depuis 2018 pour tracer l’ensemble des dons entre donateurs, organisations de bienfaisance et gouvernements. Une initiative remarquée notamment dans un milieu où la traçabilité et la confiance sont cruciales.

Mais, comment ne pas citer également l’initiative prise par l’UNESCO afin de permettre aux contributeurs de faire des dons en cryptomonnaies. L’enjeu était assez clair : démocratiser les cryptomonnaies dans le milieu caritatif en offrant la possibilité de payer en 9 cryptomonnaies avec des frais plus faibles. Le samu social avait ainsi pérennisé l’expérience après avoir effectué le test sur plusieurs mois et leur pub ressemblait à ça : 

pub du samu social pour un appel aux dons en Bitcoin
Appel aux dons en Bitcoin par le samu social en 2018

En 2018, on peut dire qu’ils étaient déjà très en avance pour blockchainiser le milieu caritatif. 

La blockchain et Bitcoin seraient donc l’avenir du don et du caritatif, c’est en tout cas un créneau très porteur.

Enfin, on ne peut développer l’atout chance de la blockchain for good sans parler de ce projet sous forme de solution portée par Bitnation qui, sur Ethereum, a permis de favoriser un système de gouvernance participatif, volontaire et virtuel et notamment d’apporter de l’aide aux réfugiés durant la crise de 2015. Même idée pour ID2020 qui permet de résoudre l’immense défis de l’identité pour des milliers de réfugiés dans le monde grâce à une solution blockchain. Un projet d’ailleurs financé par un consortium d’entreprises composé (entre autres) d’Accenture et Microsoft. 

Diginex, une entreprise internationale a développé une solution globale dont la blockchain permet de tracer l’impact social des entreprises et transférer cette donnée aux investisseurs financiers pour leur donner des informations traçables et auditables concernant l’indice ESG (Environnement, Social et Gouvernance)

Ils utilisent la technologie Ethereum et leurs cas d’usages sont assez simple : par exemple, ils opèrent une traçabilité sur les contrats de travail des employés de société où il pourrait y avoir du travail illégal, afin de s’assurer de la véracité des contrats de et s’assurer que les droits humains ne sont pas enfreints. 

Enfin, il existe également des “gratitude coins”, c’est-à-dire favoriser l’entreprenariat en reversant des token, ou cryptomonnaies en échange de conseil, services ou idées. L’entrepreneur envoie ainsi sa gratitude sous forme de monnaie d’échange virtuelle, une petite révolution non ? 

Créer des impacts positif et durables pour l’environnement 

Le développement durable est également l’un des axes de la Blockchain for social good : on peut notamment citer la fondation Veridium, qui, en partenariat avec IBM développe une place de marché du crédit carbone sur une blockchain afin de mesurer et apporter les preuves des engagements des entreprises en matière d’émissions carbone, un sujet hautement stratégique.

Le World Economic Forum identifie d’ailleurs 8 leviers pour faire de la Blockchain le must have en matière de développement durable :

  • Des chaînes d’approvisionnement (Supply Chain) transparentes : les transactions peuvent être enregistrées dans une blockchain et un enregistrement immuable de la provenance (par exemple, l’origine d’un produit) peut être créé. Cela permet ainsi plus de transparence et une traçabilité totale des produits, de la source jusqu’au consommateur ;
  • Une gestion décentralisée et durable des ressources : grâce à la transparence permise par la Blockchain on peut notamment imaginer une traçabilité et une vérification des sources d’énergie renouvelables, l’échange entre pairs, la tarification dynamique ou encore un meilleur équilibrage de la demande ;
  • Mobiliser les multiples sources de financement durable : révolutionner l’accès au capital et ouvrir la voie à une nouvelle catégorie d’investisseurs potentiels pour les projets visant à relever les défis environnementaux, qu’il s’agisse d’investir dans des projets de finance verte ou de permettre le financement mixte ou encore les dons caritatifs pour les pays en développement.  On pense ici notamment à deux projets que nous avions eu l’occasion de décrire dans Thecointribune : Efforce, lancé par le célèbre Steve Wozniak mais aussi WPO, la jeune pousse que l’on suit de près dans le média
  • Encourager l’économie circulaire : la Blockchain pourrait changer fondamentalement la manière dont les matériaux et les ressources naturelles sont évalués, utilisés et échangés, en incitant les individus et les organisations à réaliser une valeur financière à partir de choses qui sont actuellement gaspillées, ou traitées comme ayant une valeur économique inestimable. Par exemple, la Plastic Bank a créé une entreprise sociale qui émet une récompense financière sous la forme d’un token (jeton cryptographique) en échange du dépôt des plastiques recyclables collectés dans l’océan ;
graphique montrant le process de production du plastique
Infographie du projet Plastic Bank ; Source : Ellen Macarthur Foundation
  • Transformer les marchés du carbone ou environnementaux : la blockchain pourrait à plus long terme servir de base à un marché mondial d’échange de droits d’émission de carbone pour les particuliers, les ménages ou les organisations ;
  • Prévenir la prochaine génération de façon durable et monitorer les résultats : en aidant les entreprises à mieux gérer leur performance, prendre des décisions éclairées, prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre afin de s’orienter vers un avenir plus durable ; 
  • Préparer les catastrophes naturelles et favoriser l’aide humanitaire : la blockchain pourrait être à la base d’un nouveau système partagé par les parties prenantes impliquées dans la préparation aux catastrophes et les secours en cas de catastrophe, afin d’améliorer l’efficacité, la coordination et la confiance dans les ressources mais aussi, en cas d’urgence, mieux coordonner leurs efforts en réponse aux situations d’urgence ;
  • Créer des plateformes de gestion de l’environnement : afin de notamment protéger les biens communs environnementaux mondiaux, de la vie sur terre à la santé des océans, mais cela demande un développement assez poussé de la technologie. Par exemple, une plateforme mondiale de données océaniques pour surveiller les ressources océaniques pourrait intégrer une blockchain afin de garantir et faire respecter les droits de pêche des communautés ou des pêcheurs.

En bref, de nombreux projets existent ou pourraient être développés afin d’aider la transition vers un futur plus durable, le tout, grâce à la blockchain, une technologie résolument sociale et durable.

Des initiatives déjà à l’oeuvre dans le monde pour développer un impact social positif 

Les pays en développement en Asie ou Afrique de l’Est découvrent devant eux une multitude d’applications permises par la blockchain, qui promet un mécanisme de vérification des informations en toute sécurité et de pair à pair. Il s’avère que de nombreuses utilisations innovantes dans les services bancaires et financiers, les chaînes d’approvisionnement, l’agriculture et la gestion des registres de propriété foncière (titres de propriété) dans ces pays peuvent exister. Par exemple, à Nairobi, IBM a accompagné le projet Twiga Foods, une plateforme logistique interentreprises pour les kiosques et les stands de nourriture à travers l’Afrique, afin d’accorder des prêts de microfinancement aux vendeurs, qui à leur tour les aideraient à acheter plus de stocks, le tout grâce à une plateforme blockchain.

Mais cet océan de potentialités ne concerne pas que les pays en développement, il est aussi un horizon palpable pour les pays européens par exemple.

A cet égard, le Conseil Européen de l’Innovation (EIC), à travers son programme EIC on Blockchains for Social Good a récompensé 6 projets l’été dernier et distribué 5 millions d’euros pour soutenir les entreprises développant des projets Blockchain à fort impact pour la société. Parmis eux, on vous en a retenu 3 particulièrement intéressants : 

  • Le projet UnBlocked Cash OXBBU dont l’objectif est d’innover dans les transferts d’argent humanitaire au Vanuatu. Piloté par l’Irish Oxfam et la jeune pousse française Sempo, avec l’aide de ConsenSys Solutions, le projet a pour objectif d’évaluer le temps, le coût et la qualité des programmes de transfert numérique de fonds. L’objectif est de permettre aux victimes de catastrophes de bénéficier plus rapidement d’une aide “en espèces” tout en offrant une visibilité en temps réel sur le flux des fonds.
  • Le projet CKH2020 porté par la coopérative français Kleros qui développe un système de règlement des conflits pour les petits litiges et la Blockchain permet ici de sécuriser le processus et apporter plus de transparence :

« Imaginez que vous embauchez un développeur en Pologne. Dans le cas où un litige surviendrait, par exemple, si le site web ne répond pas aux attentes alors vous n’auriez pas vraiment de moyen de résoudre le conflit. Vous n’allez pas aller en justice en Pologne pour une affaire de seulement 1 000 $ et les méthodes traditionnelles de règlement des litiges internationaux ne fonctionnent que pour des litiges de centaines de milliers de dollars. »

Federico Ast, PDG de Kleros
  • Le projet GMeRits porté par l’université finlandaise Aalto qui conduit des expériences à grande échelle de structures économiques alternatives afin de garantir l’inclusion financière.

L’ONU a également lancé une solution blockchain pour gérer intelligemment les droits de propriété en Afghanistan. Le programme des Nations Unies dans la branche Habitat a ainsi développé une solution de cadastre numérique afin d’accompagnement l’Afghanistan pour relever les défis qui se dressent devant les bidonvilles et notamment de nombreuses problématiques comme : l’occupation illégale des terres, l’exploitation inefficace des terres ou l’insécurité du régime foncier.

drapeau nations unies
Nations Unies

Enfin, de nombreuses start-ups disruptent le marché pour apporter à leur tour des solutions à impact grâce à la Blockchain.

C’est notamment le cas d’Etherisc qui disrupte le marché des assurances en proposant une plateforme blockchain permettant à toute organisation de développer et distribuer ses propres produits d’assurance. Créée en 2016, la startup vise l’Afrique qui recèle d’un grand potentiel en termes de pénétration du marché de l’assurance très peu couvert aujourd’hui et que la blockchain pourrait permettre de développer.

Nous l’avons vu, au-delà du buzz des cryptomonnaies et de l’aspect spéculatif que cela peut parfois renvoyer, la blockchain est un formidable atout pour apporter un impact social positif sur l’ensemble de la planète et ainsi répondre à de nombreuses problématiques en termes d’inclusion et de développement. 

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( Responsable Éditoriale )

Passionnée des nouvelles technologies, et de blockchain ! Dénicheuse de news tendances, des dernières évolutions du marché, et des pépites de l’écosystème, je me fais un plaisir de vous faire découvrir cet univers sous toutes ses couleurs.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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