Et si le Bitcoin (BTC) contribuait à la détérioration des conditions de vie sur Terre ?

mar 21 Sep 2021 ▪ 14h00 ▪ 4 min de lecture - par Luc Jose Adjinacou

Le mining du Bitcoin (BTC) entraîne une forte production de déchets électroniques. Ce n’est pas la première fois que l’information fait la une des journaux. Une nouvelle étude menée par Alex de Vries, fondateur de Digiconomist, et Christian Stoll, chercheur au Center for Energy and Environmental Policy Research du MIT, met en évidence les conséquences on ne peut plus néfastes de cette activité.

Des déchets par milliers

« Les déchets électroniques représentent une menace croissante pour notre environnement, qu’il s’agisse des produits chimiques toxiques et des métaux lourds qui s’infiltrent dans les sols, ou des pollutions de l’air et de l’eau causées par un recyclage inapproprié », lit-on dans le rapport relatif à l’étude menée par Alex de Vries et Christian Stoll.

D’après l’étude, une seule transaction génère environ 272 g de déchets électroniques. C’est exactement la même quantité de déchets produits par le jet de 2 iPhone 12 mini à la poubelle. Or, en 2020, le réseau Bitcoin (BTC) a traité 112,5 millions de transactions (contre 539 milliards traités par les prestataires de services de paiement traditionnels en 2019).

Selon les experts, « la production annuelle de déchets électroniques en Bitcoin s’élève à 30,7 kilotonnes métriques en mai 2021. Ce chiffre est comparable à la quantité de déchets de petits équipements informatiques et de télécommunication produite par un pays comme les Pays-Bas », ont-ils ajouté. Si rien n’est fait, dans les prochains mois, ce chiffre pourrait monter jusqu’à 64,4 kilotonnes métriques de déchets.

La situation pourrait devenir plus critique

Les professionnels indiquent également que la demande de matériel pour le mining perturbe la chaine d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Or, cette chaine est déjà en pleine crise. En effet, elle souffre d’une réelle pénurie mondiale causée par l’augmentation des besoins suite à la pandémie de la Covid-19 et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Le mining de BTC est passée d’une simple activité menée à l’aide d’un ordinateur portable à un jeu complexe et très coûteux. Les personnes qui s’y livrent recourent à des équipements puissants, des ordinateurs ASIC. Et puisque la technologie évolue continuellement, les mineurs doivent régulièrement remplacer leurs ASIC par des accessoires plus récents, plus puissants et plus compétitifs. Résultat : les puces ASIC à usage unique deviennent très vite des déchets.

L’étude réalisée par Alex et Stoll démontre que le problème des déchets électroniques risque de s’aggraver si le prix de la cryptomonnaie continue à croître. Selon eux, cela poussera les mineurs à investir davantage dans le matériel ASIC et à le remplacer.

« Si la communauté devait essayer de réduire son problème de déchets électroniques, conclut le document, elle devrait remplacer le processus de mining du Bitcoin dans « son intégralité par une alternative plus durable » ».

La situation va de mal en pire. Avec le mining des cryptomonnaies, notamment le Bitcoin (BTC), si rien n’est fait, la Terre risque d’être submergée par les déchets électroniques. De récentes études, dont celle menée par Alex de Vries, fondateur de Digiconomist, et Christian Stoll, chercheur au Center for Energy and Environmental Policy Research du MIT, démontrent l’impact environnemental que le Bitcoin (BTC) peut avoir.

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