A
A

Les agents antitrust retournent à l'école pour se former à la blockchain

mer 27 Jan 2021 ▪ 18h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

La technologie pour contrer le monopole des Big Tech : le département de la Justice américaine rejoint un programme visant à moderniser ses pratiques en utilisant les technologies émergentes dans la lutte anti-trust.

C’est la rentrée !

Le 19 janvier 2021, le département de la Justice informe dans un communiqué de sa participation à une initiative de l’Université de Stanford, le Computational Antitrust project, sur la mise en place d’outils technologiques plus innovants dans le cadre de la la lutte contre les monopoles.

Le même jour, dans son discours de départ au Center on Science & Technology Policy de l’université de Duke, le leader de la lutte anti-trust du département de la Justice, Makan Delrahim, a exhorté  la division anti-trust à mettre à jour ses capacités technologiques, en exploitant notamment le potentiel de la blockchain.

Avant son départ, Delrahim a pris des mesures pour faire revenir le département de la Justice sur le banc des écoles.

Le département a offert aux avocats et à son personnel la possibilité de suivre des cours sur la  blockchain, l’intelligence artificielle et le machine learning au Sloan School du MITl’actuel dirigeant de la SEC fraichement nommé par Joe Biden, Gary Gensler, y dispensait d’ailleurs des cours sur la blockchain.

Ces annonces interviennent dans un contexte où les milieux universitaires et les autorités de régulation au niveau mondial s’intéressent à l’utilisation des nouvelles technologies dans la lutte anti-trust.

Des pratiques anti-trust à la pointe de la technologie

Le département de la Justice rejoint ainsi les 46 autres pays et la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis dans le Computational Antitrust project de l’université de Stanford.

Ce projet annoncé le 18 janvier 2021, vise à faire collaborer les universitaires issus de différents domaines – droit, informatiques, économie, etc. – avec des développeurs, des régulateurs, et des législateurs.

Le professeur fondateur du projet, Thibault Schrepel, a publié le même jour les objectifs des recherches qu’il envisage de mener : utiliser la blockchain, l’intelligence artificielle et les ordinateurs quantiques pour mieux comprendre et saisir la complexité du monde.

Schrepel a indiqué à Cointelegraph que les 48 participants au Computational Antitrust project devront envoyer un papier détaillant toutes les actions qu’elles auront prises pour moderniser leurs pratiques en utilisant les outils informatiques.

Ce projet visant à utiliser des technologies émergentes prometteuses mais pour le moment complexes, donnera-t-il des résultats palpables sur le court terme ? Il ne manquerait plus que les autorités de régulation utilisent la blockchain pour appliquer des mesures restrictives efficaces contre Bitcoin (BTC) et ses cadets.

Recevez un condensé de l’actualité dans le monde des cryptomonnaies en vous abonnant à notre nouveau service de newsletter quotidienne et hebdomadaire pour ne rien manquer de l’essentiel Cointribune !

A
A
Zoé De La Roche avatar
Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

Ne manquez aucune actu et abonnez-vous à Cointribune sur Google Actualités !