Le Gouvernement Chinois en plein processus d'Adoption de la Blockchain

sam 07 Nov 2020 ▪ 16h00 ▪ 3 min de lecture - par Velleyen Sawmy

La nouvelle route de la soie passe par la blockchain. La Chine continue « la blockchainisation » de ses services publics et de ses entreprises.

10 000 nouvelles sociétés blockchains s’y sont créées cette année.

Cette course de Xi Jinping à la blockchain suscite cependant des inquiétudes. Son gouvernement sera-t-il en mesure de détourner un outil au service d’une « meilleure » démocratie, de l’accountability, à des fins d’espionnage ?

La blockchain dans les entreprises et les institutions gouvernementales chinoises

Selon un journal local, le gouvernement de Beijing avait publié son premier blueprint sur l’utilisation de la blockchain dans les services publics le 15 juillet 2020.

Le document indique que 140 applications sur les services gouvernementaux sont déjà sur blockchain.

Ces applications se divisent en 3 grandes catégories :

  • le partage et l’échange des données ;
  • la gestion collaborative des processus métiers ;
  • Le stockage et l’émission de certificats .

Selon un article du 26 octobre 2020 du Beijing News, le directeur du centre de recherche sur la blockchain de la Zhejiang University, Cai Liang, a indiqué que Pékin a adopté jusqu’à aujourd’hui, une centaine d’applications de la blockchain.

Il ajoute que les institutions gouvernementales chinoises et les entreprises, ont rapidement trouvé une utilisation concrète de la blockchain.

Outre la Banque populaire de Chine qui s’apprête à lancer son yuan digital, l’Administration centrale du cyberespace de la Chine – l’autorité en charge de la régulation d’internet et des censures dans le pays – serait également prêt selon Liang à déployer des solutions blockchains.

Il en serait de même pour le ministère de l’Industrie des Technologies et de l’Information.

Liang évoque également le cas du State Grid Electric Vehicle Service, la branche de la State Grid Corporation of China qui est l’un des plus grands fournisseurs d’énergie au monde.

L’organisation gère 400 millions de kWh d’énergie verte sur une plateforme de traçabilité alimentée par une blockchain.

Blockchain – Chine : décentraliser pour mieux espionner ?

L’intérêt de la Chine pour la blockchain est ambigu. Le gouvernement de Beijing est loin d’être connu pour son amour de la démocratie, de la liberté d’expression, alors que la blockchain prône une décentralisation des processus.

La Chine inquiète avec la création de son hub, la Blockchain-based service network (BSN). Ce dernier pourrait être un moyen d’absorber toutes les blockchains majeures comme Ethereum (ETH), EOS ou encore Tezos (XTZ) en vue de mieux espionner les activités des utilisateurs du réseau.

La Chine devance ses rivaux occidentaux dans la course aux CBDC et à la blockchain. Cet outil de décentralisation aurait donc plus de mal à trouver sa place dans les démocraties occidentales ?

Velleyen Sawmy

Musicien dans l'âme, la découverte de la blockchain résonna telle une mélodie en moi. Je cherche aujourd'hui à diffuser au plus grand nombre cette merveilleuse technologie qui façonnera le monde de demain à bien des niveaux. Si vous avez des remarques ou des questions n'hésitez pas à me contacter sur mon Linkedin !

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