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Ce que vous devez retenir sur la DeFi 2.0 !

dim 16 Jan 2022 ▪ 22h00 ▪ 8 min de lecture - par Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

Nous avons vu les Web 1.0, Web 2.0, Web 3.0, les ETH 1.0 et ETH 2.0… et maintenant nous parlons de la DeFi 2.0 après un constat d’échec de la DeFi 1.0. Tout cela nous amène à revoir les évolutions au sein de la blockchain qui forme présentement un univers presque insondable aux yeux des néophytes. Notre mission de vulgarisation est donc de vous permettre de comprendre le grand registre. Aujourd’hui, nous vous convions à comprendre la DeFi 2.0.

Prélude

Le mot « DeFi » nous vient de la contraction de « Decentralised » et « Finance » (« finance décentralisée » en français), qui renvoie à un mécanisme permettant la mise à disposition du grand public d’éléments financiers sur un réseau blockchain décentralisé.

Grâce à la DeFi, plus question de passer par des intermédiaires (sociétés de courtage, banques, etc.) ni de présenter des documents d’identification officiels pour pouvoir jouir d’un tel privilège.

La DeFi 2.0 est en pleine construction. Il serait donc osé d’avancer une définition définitive de ce qu’elle est. Toutefois, les tendances convergent vers l’émergence d’une inclusion d’alternatives au liquidity mining.

Il est également de bon ton d’évoquer OlympusDAO, un projet mettant en avant des moyens innovants pour rassembler les utilisateurs et établir une base de consommateurs. Véritable précurseur de la DeFi 2.0, celui-ci veut faire en sorte que les utilisateurs n’abandonnent plus les plateformes, comme ils avaient l’habitude de le faire auparavant.

Zoom sur Olympus DAO (OHM)

Olympus est une decentralized autonomous organisation ou DAO (« organisation autonome décentralisée » en français) mue par une très forte volonté de faire baisser les prix, de devenir une unité de commerce mondiale et de constituer un moyen d’échange de devises dans le monde réel. Ainsi, elle n’hésite pas à soutenir son token natif OHM par un mélange de cryptoactifs (FRAX, DAI) au sein du Trésor Olympus.

Sachez que tout détenteur d’OHM est autorisé à voter sur le futur du système Olympus DAO. Lequel fait appel à la transparence et la stabilité pour optimiser la construction d’une plateforme financière par sa communauté.

Comment gagne-t-on avec Olympus DAO ?

Le projet autorise le recours à deux méthodes bien distinctes : le staking et le bonding.

Staking

Cette technique, bénéfique sur le long terme, prévoit des récompenses à partir de mises d’une certaine quantité de tokens OHM sur la plateforme Olympus. Ainsi, le nombre élevé de mises générera logiquement un accroissement des récompenses.

À noter par ailleurs que les récompenses seront attribuées sous forme de sOHM, lesquels sont reconnus par un grand nombre de protocoles DeFi. Pour leur conversion en OHM, le burning est recommandé.

Bonding (vente d’obligations)

Cette méthode, à court terme, autorise l’obtention de récompenses sous forme de MPO. Elle permet aussi à Olympus de posséder des actifs de réserve et de stocker les liquidités qui lui ont été confiées.

Les bonders (obligataires) délivre les tokens LP (Liquidity Provider) ou leurs actifs cryptographiques de type DAI, LUSD, wETH et/ou FRAX en vue d’obtenir, en retour, des tokens OHM à tarif réduit.

Notez aussi que les ventes d’obligations génèrent des bénéfices pour l’Olympus Treasury, et par la même occasion une profusion de liquidités. Le système Olympus compile plusieurs obligations : DAI, FRAX, wETH, OHM-FRAX LP et OHM-DAI LP. Cela avantage les utilisateurs dans le sens où ils peuvent choisir une obligation selon le pourcentage de Return On Investment ou ROI (« retour sur investissement » en français).

En ce qui concerne les MSO, il vous faut passer par la caisse pour pouvoir les acheter. C’est la seule manière d’en faire l’acquisition hormis le staking et/ou le bonding. La vente de MPO est assurée par des bourses DeFi telles que Gate.io, SushiSwap ou encore Uniswap.

Olympus DAO (OHM)

En quoi la DeFi 1.0 a-t-elle échoué ?

Le DeFi 1.0 se basait sur le liquidity mining, un mécanisme usité par certaines plateformes DeFi en vue de récompenser les utilisateurs avec leur propre token natif en échange du dépôt de liquidité qu’un autre utilisateur pourra échanger ou emprunter.

Seul bémol, quand ces protocoles diluent leur offre de tokens en échange d’apports de capitaux, cela engendre l’absence de durabilité des tokens natifs sur le marché en raison du retrait des ressources (et des récompenses) par les utilisateurs mercenaires ayant fait la décompte de leurs avantages.

C’est le cas de Big Data Protocol qui a pu lever 6 milliards de dollars en valeur combinée en seulement 6 jours d’incitation au liquidity mining, pour ensuite s’effondrer brutalement au taux actuel de 3,1 millions de dollars.

Toutefois, nous avons aussi l’obligation de mentionner quelques projets similaires qui n’ont pas connu le même sort. COMP, le token natif de Compound, en est un bon exemple.

Olympus DAO représente le basculement vers la DeFi 2.0

De plus en plus de projets abandonnent le liquidity mining, pilier du DeFi 1.0, au profit d’autres alternatives. Olympus DAO en fait partie.

Pour confirmer cet abandon, Olympus a fait appel aux mécanismes de staking et de bonding. Ces derniers ont fait en sorte que le système devienne propriétaire de sa propre liquidité. C’est en opposition totale avec les situations connues auparavant, dans lesquelles les farmers déguerpissaient après avoir reçu leurs récompenses.

Les récentes statistiques d’Olympus DAO évoquent une détention d’environ 99 % des liquidités de l’obligation OHM-DAI, qui ne risqueront pas de disparaître du jour au lendemain. La raison étant qu’Olympus en est le propriétaire. De plus, les frais de LP lui sont également attribués.

Les forks d’Olympus DAO

Le succès du modèle de liquidité d’Olympus DAO a stimulé l’émergence de forks. Les plus populaires d’entre eux sont Wonderland, Hunny DAO, Klima DAO, Snowbank, Spartacus, OtterClam, Venom DAO, Exodia…

Wonderland (TIME), par exemple, est le premier protocole de monnaie de réserve décentralisée permettant aux utilisateurs de recevoir des intérêts composés grâce au staking. En décembre 2021, son rendement annuel moyen était de 78 442,3 %.

De son côté, Hunny DAO (LOVE) est un fork d’Olympus DAO par Hunny Finance qui ne jure que par la rareté et la cohérence du prix sur la durée. Toujours en décembre dernier, les rapports des statisticiens ont évoqué un rendement annuel de 3 727 368,7 %.

Pour ce qui est de Klima DAO (KLIMA), son objectif ultime consiste en l’accélération de l’inflation des prix des matières premières carbonées. Cela poussera les entreprises et les gouvernements à s’adapter rapidement à la réalité du réchauffement climatique, et aussi à mettre sur pied des technologies visant la réduction de l’émission de carbone.

La DeFi 2.0 semble vouloir combler les lacunes de son ancienne version, la DeFi 1.0. Pour le moment, on n’en est qu’à son lancement. Il faudra du temps pour apprécier son efficacité au fur et à mesure des éventuelles applications des protocoles existants ou naissants.

Source : Coinmarketcap

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Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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