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Bitcoin (BTC) et la Bulle Immobilière

Les prix immobiliers ont bondi de plus de 11 % aux États-Unis d’une année sur l’autre. C’est ce que révèle l’Indice national Case-Shiller pour le mois de février. Il s’agit de la plus forte inflation annuelle depuis 2006, l’année du pic de la bulle immobilière américaine. Et certains se demandent pourquoi le Bitcoin s’apprécie aussi vite ?

Les trois piliers de l’inflation

Il y a trois grands mécanismes derrière l’inflation. Le premier est intrinsèque à l’argent-dette (monnaie fiat) et sa logique de taux d’intérêt. Il faut constamment endetter davantage – c’est-à-dire plus longtemps – chaque nouvelle génération afin que les anciennes puissent trouver assez d’argent en circulation dans l’économie pour rembourser leur dette ET les intérêts.

Alors que nos grands-parents s’endettaient sur 11 ans, les nouvelles générations sont désormais obligées d’hypothéquer leur liberté sur 25 ans pour faire perdurer le système. C’est une fuite en avant sous forme de bulle immobilière sur laquelle repose toute l’économie. En effet, près de 70 % de l’argent en circulation provient à l’origine d’un prêt immobilier !

Le système d’usure peut fonctionner tant qu’il est facile d’extraire de l’énergie et des matières premières. Après tout, l’argent n’est que l’avatar des flux physiques dont dépend l’économie. L’engrenage infernal (exponentiel) des taux d’intérêt peut s’épanouir tant qu’il n’est pas contrarié par des limites énergétiques ou de matières premières. Dit autrement, le ratio dette/PIB peut rester sous contrôle.

Les limites (physiques) de la croissance

L’argent n’est que le reflet de richesses réelles. Injecter trop d’argent par rapport à la création de richesses se traduit par de l’inflation. C’est inéluctable lorsque la réalité physique n’arrive plus à suivre l’allure du Ponzi. Cette réalité physique est le deuxième pilier de l’inflation.

Nous en avons la démonstration depuis 2007, année du pic pétrolier (conventionnel). À l’époque, le prix du baril avait atteint 150 $ (contre 60 $ aujourd’hui), ce qui avait provoqué des faillites en pagaille, du chômage, des défauts sur les prêts immobiliers et l’explosion de la bulle immobilière, dite des « subprimes ». Un nom trompeur qui dissimule son origine physique…

C’est ainsi, lorsque les matières premières nécessaires pour faire tourner sa boutique sont trop chères, ou que leur extraction est en déclin, il devient impossible de rembourser les dettes. Ce qui oblige à faire plus de dette. Ces dernières permettent de faire tenir le système financier au prix d’une forte inflation revenant à faire payer l’addition par le peuple via la spoliation de son pouvoir d’achat.

L’offre et la demande

L’augmentation de la population est un troisième grand facteur d’inflation. Il va sans dire qu’un accroissement du nombre d’humains augmente la demande d’énergie et de matières premières. La planète n’étant pas extensible, les limites de la croissance sont inévitables.

Nous y sommes. Et ne vous méprenez pas sur la faiblesse du prix du baril. Le fait est que l’approvisionnement énergétique de l’UE est passé par son maximum en 2007. Peut-être que nous payons notre or noir peu cher mais nous en obtenons moins…

Nous sommes bien en contraction « physique » même si le PIB augmente. Cet écart s’explique par l’inflation. Le PIB n’étant qu’une addition des prix de tout ce qui est vendu dans l’année, il peut être gonflé par l’inflation même si la quantité de biens produits est sur le déclin.

Le patient japonais

Le fait que la population japonaise soit sur le recul est probablement la raison principale pour laquelle l’hyperinflation n’a pas emporté ce pays dont la dette publique représente 240 % du PIB. Soit beaucoup plus que la Grèce (160 % du PIB) dont l’économie s’est pourtant déjà écroulée.

La balance commerciale nippone excédentaire est un gros plus. Mais la baisse de la demande induite par le recul de la population au plus bas depuis 1997 (et l’augmentation du patrimoine par tête via l’héritage), expliquent probablement le « miracle » japonais.

Enfin, nous pourrions aussi parler du réchauffement climatique qui va bientôt terriblement amoindrir les récoltes (canicules) et provoquer de plus en plus de destruction (ouragans). Toutes ces destructions réduisent mécaniquement l’offre et participent aux tensions inflationnistes.

La bulle immobilière

En somme, la raréfaction de l’énergie et des matières premières se traduit par une dette grandissant plus vite que le PIB. En 2020, le PIB américain a reculé de 3.5 % alors que la dette a augmenté de 18.5 %… Ce n’est pas de très bon augure car la dette est une promesse indirecte de futurs biens et services. Une fausse promesse vu que le pic pétrolier nous enseigne déjà que nous n’aurons plus de croissance réelle.

Nous aurons à la place des bulles de prix. Les puissants feront tout pour éviter l’inflation des prix alimentaires par peur de la révolution, mais il est impossible d’empêcher que des bulles se forment. Tout ce qu’ils peuvent faire est d’essayer de la camoufler en truquant les chiffres d’inflation (ce qui ne change rien à la réalité).

Revenons-en à l’indice des prix immobiliers américain Case-Shiller, qui est un indice assez fidèle à la réalité. Mais il n’est pas inclus dans l’indice des prix à la consommation officiel (IPC). Un tiers de l’IPC est effectivement basé sur les coûts du logement, mais ces derniers prennent en compte les loyers au lieu des prix immobiliers.

Sur ce tiers (33%), 25 sont même liés à une mesure « arbitraire » appelée “loyer équivalent de la résidence du propriétaire” qui se substitue au prix que les propriétaires ont acheté leur maison. Ce “loyer équivalent de la résidence du propriétaire” n’a augmenté que de 2,0 % d’une année sur l’autre (ligne verte), alors que l’indice Case-Shiller a grimpé de plus de 11 % (ligne rouge).

Inflation = appauvrissement des pauvres

Le graphique ci-dessus montre que l’indice fumeux « loyer équivalent de la résidence du propriétaire » est monté quasiment deux fois moins vite que l’indice Case-Shiller entre l’an 2000 et aujourd’hui.

+72 % pour l’un contre +136 % pour l’autre. Et l’écart est encore plus grand si l’on prend les grandes métropoles américaines une par une. Les prix immobiliers ont par exemple été multiplié par plus de trois (+221 %) à Los Angeles.

Il faut donc retenir que seule une portion de la hausse des prix est comptabilisée dans l’indice des prix à la consommation américain. L’IPC est donc une vaste plaisanterie. L’inflation est hors de contrôle depuis la crise de 2007. Nous vivons dans une bulle intenable qui éclatera en hyperinflation.

En attendant, protégez-vous de l’inflation et troquez votre monnaie fiat pour le bitcoin.

bitcoin vs bubbles
Bitcoin vs Bulles
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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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