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Bitcoin (BTC) : L’accord de 25 ans entre l’Iran et la Chine est de bon augure

Bitcoin est la monnaie du futur car il est la monnaie de la paix. Décentralisé, il offre une alternative au petrodollar sans tomber de Charybde en Scylla (petroyuan), ni risquer un affrontement armé entre Washington et Pékin. La signature d’un partenariat stratégique pour les 25 prochaines années entre la Perse et l’empire du milieu est un jour à marquer d’une pierre blanche pour la cryptomonnaie apatride.

Souviens-toi de Sadam Hussein…

La Chine est la seule nation ayant bravé l’embargo américain pour permettre à l’Iran de garder la tête hors de l’eau après que l’administration Trump ait placé le pays sous embargo. Du jour au lendemain, les banques iraniennes ont été déconnectées du réseau SWIFT, empêchant de facto le pays de commercer avec le reste du monde.

L’Europe a bien fait semblant de s’offusquer quelque temps avec le simulacre INSTEX… Mais tout comme lors de la seconde guerre du golfe, le vieux continent a rapidement courbé l’échine.

Pour rappel, en 2000, Sadam Hussein avait répondu à l’embargo Américain en libellant son pétrole en euros. Il y eut alors une contagion de l’engouement pour la monnaie unique à d’autres pays tels que le Venezuela, la Russie, l’Iran ou encore l’Algérie. Alors en grande peine face au billet vert (0.82), l’euro se renforça de 20 % peu après cette annonce.

À l’époque, une blague faisait le tour des salles de marché. « Vous savez qui serait un remplaçant idéal de Wim Duisenberg à la tête de la BCE ? Saddam Hussein ! Il n’y a que lui qui sache faire remonter l’euro… »

L’euro s’apprécia même de 46 % (1.20 euro pour 1 $) au cours des deux années suivantes, avant que les États-Unis ne détruisent l’Irak sur un faux prétexte afin de préserver le pétrodollar. Les ventes de pétrole seront rétablies en dollar immédiatement après la prise de Bagdad…

#fakenews
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Nouveau casus belli ?

Ce petit rappel historique étant fait, la course à l’armement de la république islamique commence à faire sens puisqu’elle refuse catégoriquement de vendre son pétrole en dollar. Attitude sage, car il est probable que la Chine se montre tout aussi impuissante que l’Europe face à l’armada américaine en cas d’invasion.

À ce titre, notons que l’Iran et la Russie travaillent ensemble à la construction de deux bases pouvant accueillir des sous-marins nucléaires russes. La construction d’une base chinoise est aussi en négociation. D’autre part, les exercices militaires conjoints du trident Iran, Russie, Chine, dans l’océan indien confirment s’il le fallait qu’une alliance militaire est en train d’être forgée.

Dans l’ensemble, nous ne connaissons pas tous les détails de cet accord dans les tuyaux depuis 2016, lorsque Xi Jinping fut le premier président Chinois à visiter Téhéran depuis plus d’une décennie. Au-delà des transferts de technologie militaire, nous savons aussi que la Chine a l’intention d’investir l’équivalent de 400 milliards de dollars.

Une ébauche de l’accord ayant fait surface l’année dernière suggérait des investissements dans les infrastructures pétrolières, gazières, pétrochimiques, mais aussi dans l’énergie renouvelable et nucléaire, en passant par des secteurs de la haute technologie, notamment militaire. Il existe également un projet de port maritime, sans oublier le fameux pipeline qui permettrait d’abreuver le dragon avec le naphte perse via le Pakistan.

À vrai dire, toute l’initiative chinoise One Belt and Road a probablement pour principal objectif de s’arrimer aux fabuleuses réserves énergétiques d’Iran…

Toutes les routes mènent à Persépolis

La grande question qui intéresse les bitcoiners est de savoir dans quelle monnaie tout cet argent va affluer en Iran ? En yuan ?

Ce n’est un secret pour personne. La Chine veut internationaliser sa monnaie. C’est au travers de ce prisme qu’il faut analyser le projet des nouvelles routes de la soie (One Belt, One Road). Il ne s’agit pas cette fois de quelques caravanes transportant un peu de caviar, des soieries, du jade, des tapis persans ou des épices. Le projet est titanesque puisqu’il est prévu de connecter 4,4 milliards d’humains et 65 pays dont les sous-sols contiennent la majeure partie des ressources énergétiques connues.

Ce plan Marshall à la chinoise vise à inciter toute l’Asie à investir massivement dans des infrastructures grâce à des emprunts en… yuan. Sans surprise, les Chinois comptent bien échanger ces investissements en infrastructures contre la promesse des pays bénéficiaires d’augmenter la part de leurs échanges libellés en yuan. Pour ce faire, ces pays sont souvent invités à contracter des prêts sous forme d’obligations perpétuelles. C’est-à-dire qu’il ne sera pas nécessaire de rembourser le principal des prêts, mais « seulement » des intérêts perpétuels…

[Plus d’informations sur tout cela dans le livre de votre serviteur, Les esclaves de l’anthropocène]

Les esclave de l'anthropocène NICOLAS TETEREL

Dit autrement, la Chine met en œuvre une diplomatie d’endettement prédatrice (similaire à celle du FMI…). Le Sri Lanka en a par exemple fait les frais. Incapable de rembourser un prêt utilisé pour construire un port, Colombo a dû faire l’immense concession géostratégique d’en céder l’exploitation à l’ogre chinoise pour 99 ans.

L’Iran n’est pas le Sri Lanka

La civilisation millénaire ne compte probablement pas se faire rouler dans la farine de riz en offrant à la Chine le privilège exorbitant d’acheter son pétrole en yuan. Surtout après avoir observé le sort de son frère ennemi irakien…

400 milliards $, ce n’est pas non plus le bout du monde. Cela ne représente que 6.6 milliards de barils (au cours actuel du baril de WTI), soit deux ans d’importations chinoises, ou encore 4 % des réserves de pétrole iraniennes. Par conséquent, il n’est pas absolument certain que l’Iran se risque à tout perdre en décidant de vendre son pétrole exclusivement en yuan…

Comme l’a dit le 29 mars Mojtaba Zonnour, président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien :

« La composition de notre pétrole est différente de celle d’autres pays comme le Qatar, les EAU et l’Irak, et chaque raffinerie possède un mécanisme distinct pour consommer un type de pétrole brut. La Chine consomme actuellement plus de 10 millions de barils de pétrole par jour, donc si elle veut construire une raffinerie qui consomme du pétrole iranien, elle doit investir massivement à long terme et en toute confiance. »

En d’autres termes, l’Iran ne devrait pas se sentir obligé de quoi que ce soit. Si la Chine veut l’or noir indispensable à son économie, il est normal de devoir mettre la main à la pâte.

Et le bitcoin dans tout ça ?

Cicéron disait que l’argent est le nerf de la guerre. Aujourd’hui, le nerf de la guerre est la monnaie dans laquelle le pétrole est libellé.

Les détails de cet accord sur 25 ans restent secrets, car ce qu’il contient pourrait peut-être déboucher sur la guerre. La pax americana repose en grande partie sur le pétrodollar et il y fort à parier que Washington ne laissera pas la Chine lui ravir le privilège exorbitant sans coup férir.

L’Iran le sait, et c’est précisément pour cette raison que le think tank le plus proche du gouvernement appelle ouvertement à embrasser le bitcoin, qui est la parfaite monnaie de réserve internationale. Cela pour trois raisons principales.

La première est que le bitcoin et une monnaie en même temps qu’un système de paiement. Deux-en-un. Qui plus est, un système de paiement « permissionless ». En d’autres termes, aucun pays ne peut placer un autre pays sous embargo comme c’est le cas actuellement avec le réseau SWIFT.

Deuxièmement, le bitcoin est apatride. Il n’offre de privilège exorbitant à aucune nation en particulier. Les nations pourraient enfin commercer à armes égales. Nul doute alors que Satoshi Nakamoto recevra le prix Nobel de la paix…

Enfin, contrairement au dollar dont l’émission sans fin lui a fait perdre 98 % de sa valeur depuis la création de la FED, le bitcoin est une monnaie anti-inflationniste. Les nations pourraient alors placer leurs réserves de change dans une véritable réserve de valeur.

pouvoir d'achat du dollar depuis 1913

En conclusion, quoi qu’il arrive, la théorie des jeux donne pour le moment l’avantage au bitcoin. L’Iran a tout à gagner en vendant au moins une partie de son or noir en bitcoin. C’est d’ailleurs aussi ce que semble penser la patronne du fonds d’investissement de George Soros…

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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