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Bitcoin (BTC) et ce pactole de 600 milliards de dollars par an

sam 12 Mar 2022 ▪ 9h30 ▪ 5 min de lecture - par Nicolas Teterel

La Banque Mondiale et le KNOMAD ont publié un rapport sur l’argent envoyé par les expatriés (« remittances ») à leurs familles. Les frais de transfert internationaux allant parfois jusqu’à 23 %, le bitcoin et le Lignthing Network ont de beaux jours devant eux.

Visualisation des 16 000 nœuds publics du réseau #Lightning⚡️ et de ses 140 000 canaux ouverts.

600 milliards…

Le rapport annonce en introduction que les transferts d’argent vers les pays à revenu faible ont atteint près de 600 milliards de dollars en 2021, soit une hausse de 7,3 % d’une année sur l’autre. C’est trois fois plus que l’aide publique au développement et même 50 % de plus que les investissements directs étrangers (si l’on met la Chine de côté). Voici la situation dans l’Est asiatique :

ressource flows to east Asia and Pacific (excluding CHina)

La croissance de ces transferts d’argent a été exceptionnellement forte (+21,6 % comparé à 2020) en Amérique latine et dans les Caraïbes. En particulier vers le Mexique (+25 %) ainsi que vers le Guatemala, la République dominicaine et le Salvador (+30 %).

Dans la plupart des autres régions, les transferts ont également connu une forte progression, enregistrant une croissance de 5 à 10 % partout dans le monde. En 2021, les cinq principaux destinataires de transferts ont été l’Inde, la Chine, le Mexique, les Philippines et l’Égypte.

En pourcentage du PIB, le Top 5 se compose de Tonga, du Liban, du Kirghizistan, du Tadjikistan et du Honduras. Les États-Unis sont le principal pays source de ces transferts, suivis par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Suisse qui emploient énormément d’expatriés. Voici les tops 10 dans les grandes régions du monde :

Top remittance recipients in sub-sahara Africa
Pays ayant reçu le plus d’argent de la part de leurs expatriés, en milliards (rouge) et en % du PIB (vert)
Top remittance recipients in south Asia
Pays ayant reçu le plus d’argent de la part de leurs expatriés, en milliards (rouge) et en % du PIB (vert)
Top remittance recipients in the middle East and North Africa
Pays ayant reçu le plus d’argent de la part de leurs expatriés, en milliards (rouge) et en % du PIB (vert)
Top remittance recipients  in Latin AMerica and the Caribbean
Pays ayant reçu le plus d’argent de la part de leurs expatriés, en milliards (rouge) et en % du PIB (vert)
Top remittance recipients in Europe and central Asia
Pays ayant reçu le plus d’argent de la part de leurs expatriés, en milliards (rouge) et en % du PIB (vert)

Pendant la crise sanitaire, les transferts via téléphone ont augmenté pour atteindre 12,7 milliards de dollars (surtout en Afrique subsaharienne). C’est peu comparé au total de 600 milliards, mais ce canal de paiement a augmenté de 65 % sur un an. Dit autrement, le potentiel de croissance est énorme, notamment en bitcoin via le Lightning Network dont les frais sont quasiment inexistants.

D’après World Remittances Price, la moyenne mondiale du coût des transferts d’argent via les banques a atteint 5,1 % en 2021, contre 6,9 % pour les transferts non bancaires. En sachant que les transferts bancaires ne représentent que 26 % du total et que la moyenne des deux est de 6,4 %.

Certains « corridors » sont extrêmement chers. Envoyer de l’argent depuis la Chine vers l’Afrique du Sud coûte par exemple 18 %. Nous sommes à 15 % entre la Thaïlande et le Vietnam. En Europe, la taxe est de 20 % entre la Turquie et la Bulgarie, 10 % entre l’Angleterre et l’Albanie ou encore 8 % entre la République tchèque et l’Ukraine.

11 % entre le Japon et le Brésil ; 8 % entre la France et Haïti ; 9 % entre le Brésil et le Pérou ; 11 % entre Israël et le Maroc ; 18 % entre le Pakistan et l’Afghanistan ; 15 % entre la Thaïlande et l’Inde ; 12 % entre l’Inde et le Japon ; 23 % entre la Tanzanie et l’Ouganda ; 21 % entre l’Afrique du Sud et l’Angola ; 19 % entre la Tanzanie et le Kenya, etc.

Il existe un véritable eldorado pour les applications fonctionnant grâce au Lightning Network, à l’instar de Strike ou Muun. C’est en tout 38 milliards de dollars qui pourraient être économisés (6,4 % de 600 milliards).

Nous pourrions créer une demande annuelle de bitcoins 45 fois supérieure aux 328 500 BTC (à 40 000 $) nouvellement créés chaque année ! Sans parler des milliards qui afflueront à cause de l’inflation à deux chiffres dont souffrent plus d’un milliard d’humains.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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