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Bitcoin et Liberté ou CBDC et Apartheid Virale ?

La liberté, c’est savoir reconnaître ce qui est nécessaire, a dit le philosophe Friedrich Engels. L’apartheid sanitaire et les CBDC des Stakeholders de Davos sont-ils nécessaires ? Il est temps de choisir son camp. Bitcoin ou CBDC ? Liberté ou totalitarisme ?

Manifeste d’un Cypherpunk

En 1988, Tim May écrivait le « manifeste Crypto-Anarchiste » pour attirer l’attention sur les possibilités offertes par la cryptographie. Son rêve ? Anonymiser les discussions privées et arracher « le fil barbelé entourant la propriété intellectuelle ». Le hacking est brandi comme l’arme du cyberpunk.

CInq ans plus tard, Eric Hughes rédige le « Manifeste d’un Cypherpunk » dans lequel il appelle les cypherpunks à écrire des programmes de chiffrement pour leurrer la surveillance de masse. En voici quelques lignes :

« La vie privée est nécessaire pour une société ouverte dans l’ère électronique. […]. La vie privée est le pouvoir de se révéler sélectivement au monde. […] Nous les Cypherpunks sommes dévoués à construire des systèmes anonymes. Nous défendons notre vie privée avec la cryptographie, […] et avec une monnaie électronique. »

16 ans plus tard, Satoshi Nakamoto fabriquait le bitcoin. Un phare au milieu d’un capitalisme de surveillance toujours plus invasif et dont l’Organisation Mondiale de la Santé se fait le porte-étendard. Au cœur de cette hystérie hypocondriaque et contagieuse de ces sombres mécènes : la laisse cybernétique nommée « Digital ID ».

“Documentation numérique des certificats Covid-19 : statut vaccinal”

Il s’agit du titre d’un document publié le 27 août par l’OMS financé par deux fondations désormais bien connues : Bill & Melinda Gates et Rockefeller.

Ce travail a été financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, le gouvernement estonien, la Fondation Botnar, l’État du Koweït et la Fondation Rockefeller. Les opinions des organismes de financement n’ont pas influencé le contenu de ce document.

Nous y trouvons tout un protocole expliquant comment mettre en œuvre un système numérique de certificats de vaccination Covid-19 interopérables entre pays :

« Le concept de documentation numérique des certificats Covid-19 est proposé comme un mécanisme pour documenter numériquement les données de santé d’une personne liées au Covid-19. […] Le document actuel servira pour le COVID-19, mais l’approche pourrait éventuellement être étendue à la saisie du statut vaccinal pour d’autres maladies. »…

Bien entendu, les auteurs recommandent aux pays de collecter le moins de données possibles. Mieux encore, l’architecture proposée est similaire au bitcoin en ça qu’elle utilise la cryptographie :

« Le document numérique est signé numériquement. Les données de santé sont “hachées” à l’aide d’un algorithme et ce hachage est crypté à l’aide de la clé privée du certificat racine [émis par l’entité nationale en charge des certificats de vaccination ou de test]. »

Ces airs cryptopunks ne trompent personne. Il est clair que les puissants ont adopté la tactique du salami, pour reprendre l’expression de Mátyás Rákosi, chef du Parti communiste hongrois, pour décrire l’élimination progressive des pouvoirs extérieurs au communisme, « tranche après tranche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ».

Sous couvert d’impératif sanitaire, toute cette mascarade est en réalité un prélude à l’émergence d’une « Digital ID » globale. Cette dernière est spécifiquement mise en avant dans le document et même la Commission européenne s’y est récemment mise en dévoilant son “Digital Wallet“:

Rapport UE ID nationale

Un projet de longue date…

En effet, Bill Gates avait déclaré dès mars 2020 :

« À terme, nous disposerons de certificats numériques permettant de savoir qui s’est rétabli ou testé récemment, ou, lorsqu’un vaccin sera disponible, qui l’a reçu. »

Le pseudo philanthrope révélera une semaine plus tard qu’il serait bien pratique pour ce faire d’utiliser une « Digital Identity ». Cela tombe bien puisque l’organisation ID2020 – fondée par la fondation Rockefeller, Microsoft, Accenture et GAVI – en font le lobbying depuis 2019.

Le sommet inaugural ID2020 remonte à 2016, au siège de l’ONU à New York. Les choses prendront forme en 2019 avec le lancement d’un programme d’identité numérique au Bangladesh, en tandem avec l’Alliance mondiale pour la vaccination (GAVI), une autre organisation créée par Bill Gates.

Il est également fascinant de lire ce passage extrait du rapport Scenarios for the Future of Technology and International Development de 2010, dans lequel la fondation Rockefeller décrit un scénario de pandémie mondiale :

« Pendant la pandémie, les dirigeants du monde entier imposent des mesures allant du port obligatoire de masques faciaux aux contrôles de température corporelle à l’entrée d’espaces communs comme les gares et les supermarchés. Même après la fin de la pandémie, ce contrôle et cette surveillance plus autoritaires des citoyens et de leurs activités sont maintenus, voire intensifiés. Afin d’empêcher la propagation de problèmes de plus en plus globaux – pandémies, terrorisme transnational, crises environnementales […] – les dirigeants du monde usent davantage de leur pouvoir. »

De quoi faire réfléchir…

Surveillance de masse inclusive

Cette identité numérique est partie intégrale du « Great Reset » annoncé pour la première fois en mai 2020 par le prince Charles et Klaus Schwab (World Economic Forum). Le Great Reset est un plan ambitieux visant à créer une société mondiale plus égalitaire, sans argent liquide, « inclusive », numérique et durable.

En somme, un nouveau contrat social se traduisant surtout par une veille dystopique de l’IA ainsi qu’une remise en question de la société de consommation à outrance. A première vue, si reconnaître les limites de la croissance paraît louable, le totalitarisme technologique l’est beaucoup moins.

Ce n’est pas comme si les États faisaient montre d’un appétit vorace pour tout système permettant de contrôler la population et protéger leurs pré-carrés… Peu après les attaques terroristes du 11 Septembre 2001, le département de la Défense US parlait déjà d’« Identity Dominance » comme on parlerait d’« Air Dominance ».

Les Afghans ont été les premiers cobayes de l’identité numérique. L’Armée US a collecté d’énormes quantités de données pour suivre à la trace ceux considérés comme une menace potentielle. En tout, plus de 40 types de données ont été répertoriées, notamment des données biométriques comme le scan de l’Iris et du visage.

biometrics afghanistan

Nom, date et le lieu de naissance, mais aussi numéro d’identification unique reliant chaque personne à un profil biométrique conservé par le ministère afghan de l’Intérieur. Le fichier contient bien d’autres détails plus personnels comme l’arbre généalogique ou encore l’appartenance à telle ou telle tribu.

Dans le cas des soldats afghans, le fichier abrite également les noms de ceux qui se sont portés garants lors de leur enrôlement… À quoi pourraient bien servir ces données maintenant que les Talibans ont repris le pouvoir ?…

On dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres

Les champions de la surveillance de masse sont les pays occidentaux. Cela fait plus de 20 ans que la NSA accède à toutes les données de Google, Facebook, etc, et qu’elle s’est dotée de tout un arsenal de programmes d’espionnage cybernétique:

  • Prism (sauvegarde de toute la vie numérique d’individus qui intéressent particulièrement la NSA)
  • Tempora (extraction de données depuis les câbles sous-marins)
  • Muscular (dispositifs de surveillance situés hors des États-Unis)
  • Stateroom (collecte de communications locales à partir des ambassades et consulats)
  • XKeyscore (surveillance de l’activité internet du monde entier en temps réel. Les données ne sont accessibles que pendant 24h)

Un énième scandale a encore éclaté cet été : l’affaire Pegasus. Des dizaines de milliers d’activistes, de journalistes et d’avocats ont été surveillés par leurs gouvernements grâce au logiciel Pegasus de l’entreprise israélienne NSO Group. Depuis 2016, 40 pays l’ont utilisé pour extraire messages, photos, emails, historiques, et même activer le microphone de leurs cibles.

Pour en revenir à l’OMS, cette organisation internationale conseille peut-être la collecte de données strictement nécessaires, mais personne n’est dupe. Qui nous dit qu’il ne s’agit pas là au contraire de la première pierre d’un système global de surveillance de masse omnipotent ? #Salami

A bien y regarder, toutes les pièces du puzzle se mettent doucement en place. Nous parlions plus haut d’Accenture, co-fondateur d’ID2020. Or il se trouve que cette firme a un pied dans pratiquement tous les projets de CBDC, et notamment le « Digital Dollar » de la FED.

Un rapide coup d’œil sur le site d’Accenture nous apprend que « l’identité numérique sera fondamentale pour toutes les organisations, dans tous les secteurs » et que ces données, comprenant nos spécificités biométriques, seront stockées sur une « blockchain ». Voici une vidéo présentant cette fameuse “ID Blockchain”.

Et après la mascarade ?

Le pass-sanitaire est un prétexte supplémentaire pour tous nous enQRcoder et il suffit de se tourner vers la Chine pour entrevoir le futur. Taper « Crédit social Chine» dans Youtube donne véritablement des sueurs froides et le ministère allemand de la recherche évalue déjà la possibilité de mettre en œuvre un système similaire d’ici 2030…

On parlera plutôt de « Credit Score » ou de « Crédit Carbone » en Europe. “Crédit carbone” car c’est la lutte contre le réchauffement climatique qui viendra bientôt justifier les privations via des « climate lockdown ». Une fois le cash supprimé et l’ID numérique omnipotente, il sera facile d’interdire la consommation de ci ou ça, à telle ou telle période, en vue de restreindre les activités trop consommatrices de CO2.

Dystopie totalitaire mise à part, il est vrai que nos émissions de CO2 sont une grave menace pour l’humanité (dernier rapport du GIEC en Français ici). Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C demandera de laisser près des 2/3 du pétrole et du gaz restant dans le sol. Ainsi que 90 % du charbon qui, soit dit en passant, émet 100 fois plus de C02 par kWh que le nucléaire.

august - artic sea ice
Étendue de la calotte glacière artique en millions de KM carrés en août (divisée par deux en 100 ans)

Dit autrement encore, la consommation de gaz et de pétrole doit reculer de 3 % par an à partir de maintenant. D’où le lancement des CBDC pour remplacer l’ancien système bancaire qui ne survivra pas à la décroissance. Les CBDC permettront d’instaurer des taux négatifs indispensables à la réduction de la masse monétaire pour que la décroissance énergétique ne déclenche pas d’hyperinflation. Pensez “démolition contrôlée”.

L’enfer est pavé de bonnes intentions et le bitcoin apparaît de plus en plus comme le seul contrepoids à ce qui pourrait soudainement se muer en fascisme technologique. Le BTC est un contre-pouvoir indispensable pour éviter le pire.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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