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Bitcoin (BTC) – Le FMI révèle les contours du Great Reset Monétaire

La création infinie de monnaie se heurte aux limites de la croissance. La monnaie fiat mis en place dès 1971 (le choc Nixon) a tenu tant que nous avions assez d’énergie et de matières premières à mettre en face de la dette. La fête est finie. L’inflation sera massive. Le Great Reset monétaire se précise et le FMI en a révélé les contours dans son dernier papier : L’impact de la FinTech sur la gouvernance des banques centrales.

Pourquoi un Great Reset ?

Le CBDC est le porte-étendard du Great Reset monétaire. Il viendra remplacer la monnaie fiat écroulée sous le poids de sa dette, emportant avec elle les banques en faillite. Mais avant de parler du CBDC et de nos trouvailles dans le papier du FMI, il faut expliquer pourquoi nous allons vivre un Great Reset Monétaire.

Ce n’est pas un hasard si les banques européennes ont perdu 90 % de leur valeur boursière depuis le pic de pétrole conventionnel de 2007. Investir dans une banque signifie investir dans de la dette. Or nous arrivons à un moment charnière de notre civilisation où la croissance se tasse en raison de la difficulté grandissante pour obtenir la reine des énergies: le pétrole.

Rendez-vous compte qu’en 1900, aux États-Unis, il suffisait de dépenser un baril d’énergie dans le travail d’extraction pour en obtenir 100. En 1990, nous n’étions plus qu’à 35 barils et seulement 12 barils en 2007 ! C’est ce que l’on appelle le EROEI (Energy Return on Investment). Au niveau mondial, le EROEI est désormais de 14

Le pic pétrolier signifie certes qu’il nous en reste la moitié, mais cette moitié restante sera consommée beaucoup plus vite que la première moitié. Dit autrement, la production de pétrole mondiale va désormais baisser de plus en plus vite. Les choses deviennent critiques quand le EROEI passe en-dessous de 20. Nous y sommes :

La ligne rouge représente le EROEI mondial de 2019 / La courbe bleue indique l’énergie nette obtenue (énergie extraite – énergie dépensée pour l’extraire, ici exprimé en % par rapport au maximum atteint en tout début d’extraction) / Source : resilience.org

Pour le dire autrement encore, le manque d’énergie ne peut que déboucher sur la décroissance. Et sans croissance, on ne rembourse pas la dette. Ou bien on la rembourse via l’inflation. C’est ce qui est déjà en train de se passer. La FED et la BCE viennent d’abandonner leur objectif d’inflation inférieur à 2 % par an.

Quel est le plan des globalistes du FMI et autres banques centrales ?

Les choses ne sont pas dites clairement mais un habitué de la nolvangue bancaire pourra trouver quelques indices dans ce papier qui commence par ce constat lucide :

« Les banques centrales ont toujours été à la pointe de la technologie et de l’innovation financières. Par le passé, l’invention du billet de banque par exemple […]. Aujourd’hui, les banques centrales sont confrontées à de nouveaux défis : la technologie « distributed ledger » (pour ne pas dire bitcoin…), les nouvelles techniques d’analyses de données (intelligence artificielle [IA] et machine learning) et le cloud computing. »

Les banquiers centraux ne font pas référence au bitcoin quand ils parlent de « FinTech ». Pour eux, la FinTech n’est pas grand chose d’autre que le CBDC et toutes les possibilités qu’offre la surveillance de masse…

Cela étant dit, la mitraille de banque centrale semble loin d’être au point. Il ne faut de toute façon pas se leurrer. Cette fiat 2.0 ne changera pas la face du monde :

« Il pourrait être difficile de justifier l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) dans le contexte de la poursuite des objectifs de stabilité des prix et de stabilité financière, car pour certains pays, ce lien est loin d’être évident. »

« L’émission de la CBDC ne permettra probablement pas de remédier à l’instabilité existante ou à la perte de confiance dans la monnaie nationale », peut-on également lire.

Le FMI prépare ici les esprits à l’inavouable. A savoir que le CBDC ne viendra qu’après l’écroulement du système existant, après l’hyperinflation… « L’émission de CBDC nécessitera que les banques centrales puissent offrir des comptes courants au grand public »…

Voyez ce tweet du FMI qui suggère finement que le CBDC sera la réponse apportée face à la perte de productivité (baisse de la production de pétrole) et l’inflation concomitante :

Remplacez “productivity growth” par “quantité de pétrole disponible” et il vous apparaitra que tout ce dont nous parlons dans cet article est au coeur de la réflexion des stakeholders du Great Reset dont le FMI est évidemment pleinement partie prenante.

Et après ce Great Reset ?

Nous disions en première partie que notre système de création monétaire à partir de dettes et d’intérêts est conçu pour une économie en perpétuelle expansion. Or la baisse de la production de pétrole nous fera inexorablement évoluer d’un monde en croissance exponentielle vers une société en décroissance.

La question est : après ce Great Reset, après cette semi-explosion de la dette (inflation), quel genre de système monétaire utiliser en sachant que la décroissance rend impossible le ponzi de la dette. Il est en effet impossible de promettre que la dette (et les intérêts…) sera remboursée si l’on sait pertinemment que la production ne peut que reculer.

Face à ce changement de paradigme, le FMI lâche quelques pistes pas vraiment nouvelles en vérité :

« Les banques centrales peuvent également avoir besoin de nouveaux pouvoirs comme percevoir des intérêts sur les CBDC. »

Dit autrement, nous ne recevrons bientôt plus d’intérêts sur notre épargne, nous en payerons ! #Tauxnégatif

Le bon côté des choses est que les banquiers de ce meilleur des mondes nous payeront pour emprunter. Cela se fait déjà au Danemark. Nykredit – le plus grand fournisseur de prêts immobiliers du pays – a déclaré que plus de 50 % de ses prêts allant jusqu’à 10 ans ont un taux d’intérêt négatif. Oui, les Danois remboursent moins qu’ils n’empruntent.

Ces taux négatifs sur les emprunts des uns (nécessaires pour que le ponzi perdure), seront compensés par des taux négatifs sur l’épargne des autres. Il s’agit d’inciter les nouvelles générations à s’endetter tout en ayant un outil supplémentaire pour réduire la masse monétaire afin de freiner le dérapage hyperinflationniste que la baisse de la production nous promet inéluctablement.

Que ce soit par l’inflation ou les taux négatifs, il s’agit toujours d’appauvrir les masses pour faire perdurer un peu plus longtemps la fuite en avant de l’endettement.

Un peu de surveillance de masse avec ceci ?

La CBDC est aussi un formidable outil de surveillance de masse :

« Les banques centrales peuvent tirer parti de la FinTech pour moderniser leurs propres systèmes de paiement, par exemple, en mettant en place une « Digital ID. »

« La fintech pourrait aider les banques centrales dans leur collecte de statistiques. Face à l’explosion des données produites en temps réel, les banques centrales utilisent de plus en plus le Big Data et l’IA pour exploiter de nouvelles sources de données (par exemple celles des réseaux sociaux, du commerce électronique et de l’internet of things) et de nouvelles techniques de collecte et d’analyse (par exemple, machine learning et le text mining). »

Ces déclarations se passent de commentaires. Elles sont limpides. Il est quasiment certain que le « Pass-sanitaire », le « Crédit social » à la chinoise, le « CBDC », la « Digital ID », le “Digital Wallet européen”, ou encore le « Crédit Carbone », finiront par fusionner tous ensemble. Dans cette dystopie technologique, l’IA nous connaît mieux que nous même et peut décliner nos QR code…

Ce que nous avons appris de cette crise Covid, nous l’appliquerons pour la crise climatique” “Nous promet-il des confinements climatiques ?” /

L’un des intérêts propres aux banquiers sera d’interdire de crédit à ceux qui ne rentreront pas dans les cases binaires de leurs algorithmes. C’est exactement ce que Jack Ma veut mettre en place en Chine.

Voici ce que nous écrivions à ce sujet en début d’année :

« Que veut Jack Ma ? Le patron d’Alibaba n’est pas exactement un sauveur face à la mafia bancaire. La FinTech revient à tomber de charybde en scylla via la fusion de la finance avec la Big data. Pour Jack, « le système de crédit doit être basé sur la Big data pour en faire un bien commun ». Il faut créer un « système de crédit basé sur la Big Data ». C’est en essence ce que propose le FMI qui a publié un article sur son blog faisant l’apologie d’un système de « credit scoring ». Dit autrement, un système analysant les données personnelles (et notamment notre historique de recherche google) qui jugera si quelqu’un est digne de recevoir un prêt et de monter dans l’échelle sociale. »

La seule échappatoire à cette prison à ciel ouvert est le bitcoin. Il est une monnaie libre de dette et dotée d’une masse monétaire finie qui protége ses détenteurs contre l’hyperinflation promise par la décroissance. Tout le contraire du CBDC qui sera la cerise sur le gâteau d’Ausweis numériques auxquels on essaie de nous habituer en vue des “climate lockdowns”.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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