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Bitcoin (BTC) vs BCE – Rendez-vous en décembre !

La FED et la Banque centrale européenne (BCE) impriment respectivement 120 milliards $ et 80 milliards € par mois. Soit l’équivalent d’un réseau bitcoin tous les 5 mois. Et cela continuera après décembre si l’on en croit les insinuations de Christine Lagarde.

The lady’s not tappering…

Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, avait déclaré la semaine passée que « le premier P dans PEPP signifie Pandémie, et non pas Permanent ».

PEPP est l’acronyme de « Pandemic Emergency Purchase Program ». Il s’agit d’une enveloppe de 1850 milliards d’euros que la BCE imprime mois après mois pour racheter les dettes afin que les États puissent amortir le choc de la plandémie en s’endettant davantage.

Etant donné que cette enveloppe sera vide d’ici à mars 2022, un journaliste du Wall Street Journal a demandé à Christine Lagarde si la fin du PEPP sera un « tournant ».

La présidente de la BCE a répondu en déclarant : « The lady’s is not tappering ». Il s’agit d’une référence à Margaret Thatcher qui avait lâché « The lady’s not for turning » lors de la conférence du parti conservateur de 1980, pour bien faire comprendre qu’elle ne ferait pas marche arrière quant à ses réformes libérales.

Dit autrement, CHristine Lagarde suggère que la BCE remettra au pot une fois ces 1850 milliards épuisés. La décision sera prise lors de la réunion de décembre. Spoiler, la BCE trouvera une nouvelle excuse pour prolonger la cavalcade monétaire.

C’est ainsi, c’est mathématique. Le système de création monétaire à partir de dette et d’intérêt est par essence un ponzi ! La dette DOIT augmenter. C’est un tonneau des danaïdes que les banques centrales doivent constamment abreuver dans une folle fuite en avant.

Certains diront, « minute papillon ! Certains pays parviennent à réduire leur dette, c’est un fait ». Oui, mais seulement relativement au PIB ! L’explication tient dans le fait que le PIB est artificiellement gonflé par l’inflation galopante. Mais le stock de dette ne diminue jamais.

En parlant d’inflation, la BCE a mis à jour ses projections économiques. Actuellement de 3 % par an, l’inflation devrait « augmenter encore cet automne avant de décliner l’année prochaine ». « Nous prévoyons une hausse des prix annuelle de 2,2 % en 2021, de 1,7 % en 2022 et de 1,5 % en 2023 ».

Ces chiffres sont bien entendu loin du compte. C’est un secret de polichinelle que les instituts de statistiques maquillent les chiffres grâce à de nombreux artifices comptables. Ils n’ont par ailleurs plus beaucoup de signification puisque la BCE a récemment abandonné son objectif d’inflation strictement inférieur à 2 %.

Désormais, l’objectif de 2 % est « symétrique ». En d’autres termes, le dérapage de l’inflation n’est plus une raison suffisante pour cesser d’imprimer de l’argent…

Tout ceci était couru d’avance puisque la FED a également fait volte face lors de son symposium de Jackson Hole alors que les marchés s’attendaient à ce que Jerome Powell annonce une réduction du Quantitative Easing (QE).

Et même si l’inflation s’envolait, Christine Lagarde a bien précisé que l’évolution des achats de dette dépendra également des taux d’emprunt :

« Au terme d’une évaluation conjointe des conditions de financement [taux d’emprunt] et des perspectives d’inflation, le Conseil des gouverneurs estime que des conditions de financement favorables peuvent être maintenues avec un rythme d’achats légèrement inférieur à celui des deux trimestres précédents. »

En effet, la BCE ne peut pas se permettre que les taux d’emprunt remontent. Rendez-vous compte que si la dette publique est d’environ 120 % du PIB, chaque augmentation de 1 % des taux d’emprunt se traduit par une augmentation de 1,20 % du déficit budgétaire annuel en pourcentage du PIB.

Sans compter que les pays européens ne paient plus d’intérêt sur environ 30 % de leur dette. Celle que la BCE a racheté via le QE et le PEPP. Si la BCE cesse d’imprimer et que les taux remontent, les déficits budgétaires vont exploser, ce qui demandera de faire….. encore plus de dette.

Pendant que les banques centrales rabotent notre pouvoir d’achat d’environ 5 % à 10 % par an pour faire tenir un ponzi que le pic pétrolier et la décroissance achèveront bientôt, le bitcoin s’apprécie de plus de 60 % depuis le début de l’année.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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