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Bitcoin (BTC) vs Davos – le Great Reset monétaire

Vous avez probablement entendu parler du Great Reset. Cette expression vient du World Economic Forum. Le « Forum de Davos » pour les intimes, nom de la petite station de ski pour milliardaires logée au milieu des alpes suisses. Nous avons couvert la première partie de ce tour de table du « Great Reset monétaire » dans cet article. Nous y démolissons le discours de la reine Máxima des Pays-bas, l’ambassadrice onusienne de la fin du cash sous couvert « d’inclusion financière ».

Un panel de choix

Michael Casey a mené les débats. Ce dernier est un ancien du Wall Street Journal. Il est désormais le rédacteur en chef de CoinDesk. Parmi ses invités, notons le lugubre Tharman Shanmugaratnam, un ministre du gouvernement de Singapour, qui, soit dit en passant, est le pays hôte du plus grand Forum mondial de la « FinTech ».

Mais Mr Shanmugaratnam est avant tout un ponte du FMI ainsi que l’un des quatre chairmans du G30 (Group of Thirty), qui est le plus grand lobby bancaire du monde. Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la BCE, fait aussi partie de ce petit conclave composé du gratin bancaire mondial.

L’autre invité de marque était Zhu Min, le Chairman de l’institut national chinois de la recherche financière. Ce dernier fut vice-gouverneur de la banque centrale chinoise et siège désormais au FMI, cette autre institution ayant fait allégeance au « Great Reset ».

Tous deux sont membres du conseil d’administration du World Economic Forum…

La vidéo de l’entretien se trouve ICI.

Great Reset davos
Resetting Digital Currencies DAVOS 2021

Quand le G30 fustige le bitcoin

Qu’est-ce que le G30 ? Nous en avons récemment touché un mot dans notre article répondant aux attaques de Trichet contre le bitcoin. Profitons aujourd’hui de l’occasion pour parler de Mr Mackintosh, le directeur général du G30. Voici les propos hallucinants du directeur général du G30, M. Mackintosh, dans un papier intitulé L’économie à l’heure de la post-vérité :

« Nous devons défendre la vérité contre les mensonges » et ne pas laisser l’opinion publique « mettre en doute toutes les données fournies par les instituts de statistique » avant de citer un passage du livre 1984 de George Orwell : « La liberté, c’est la liberté de dire que deux plus deux font quatre. Si cela est permis, tout le reste suivra. »

[Je parle de tout cela dans mon livre Les esclaves de l’anthopocène]

Je vous renvoie à ce que nous avons déjà maintes fois expliqué sur Cointribune, à savoir que les chiffres d’inflation des instituts de statistique sont complètement bidons. Notez également que le terme « post-vérité » est apparu pour la première fois lors du Bilderberg de 2018.

Ces globalistes aux manettes de la création monétaire et des règles financières veulent défendre « leur » vérité. Tout en haut de leur ministère de la vérité, ces O’Briens s’organisent pour continuer à camoufler notre esclavage monétaire derrière de fausses statistiques d’inflation (qui ne prennent pas en compte les prix immobiliers, entre autres joyeusetés…).

En vous baladant sur le site du G30, vous lirez qu’ils se donnent pour rôle de soumettre des « recommandations » aux autorités compétentes. Cela tombe bien puisque ses membres sont à la tête des plus grandes banques centrales…

Les activités du G30 sont à ce point suspicieuses que la médiatrice de l’Union Européenne Emily O’Reilly est allée jusqu’à intimer le président de la BCE, Mario Draghi, de quitter le « Groupe des Trente ». La BCE avait alors fait valoir son “indépendance”, et qu’elle faisait donc bien ce qu’elle voulait…

Venons-en aux déclarations croustillantes de nos panélistes

La première chose intéressante révélée par Mr Tharman Shanmugaratnam est que l’émergence de CBDC “n’est pas courue d’avance“…

Le vice-premier ministre singapourienn a rappelé qu’un CBDC accessible à tous pourrait favoriser un nouveau genre de Bank Run. Le risque étant qu’en cas de crise financière, tout le monde décide d’échanger son argent (sur son compte BNP Paribas ou Société Générale) contre du CBDC de banque centrale. En effet, la société générale peut faire faillite contrairement à la banque centrale européenne. Nous le disions déjà au mois de mai 2020 sur Contribune : Le ”CBDC”, ce cheval de Troie des Banques Centrales qui échouera face à Bitcoin

Ce problème est inextricable lorsque l’on peut échanger d’un clic tout son argent en CBDC. Shanmugaratnam a tellement insisté sur ce point que l’on devine que sa priorité est avant tout de faire disparaître le cash. Le CBDC n’étant en réalité qu’un grand guignol pour y parvenir…

Shanmugaratnam pense même que la “digitalisation croissante de l’économie via les plateformes géantes d’achat en ligne est en train d’exclure le vieux système bancaire à réserve fractionnaires et sa monnaie papier“.

Autres punchlines :

« Plus vous êtes gros, plus vous obtenez de données sur vos clients, et plus vous obtenez de pouvoir »

Shanmugaratnam, membre du WEF et du FMI

« Il est nécessaire de lier la monnaie à l’identité digitale afin de tacler la finance illicite »

Shanmugaratnam, membre du WEF et du FMI

C’est un jackpot. Mr Big Brother en personne nous explique que la FinTech (stablecoins) a pour but d’aspirer toujours plus de données personnelles (historiques d’achat dans notre cas) et de centraliser nos moindres faits et gestes à l’aide d’une « identité digitale ».

Nous marchons ici dans les traces de Microsoft, Google et Facebook, dont le coeur de business est de repousser toujours plus loin les frontières du capitalisme de surveillance. Klaus Schwab et ses acolytes du Great Reset veulent enfoncer le portail de notre jardin secret et transformer nos moindres comportements en données disséquées par l’intelligence artificielle (machine learning) à des fins de prédiction et d’influence. Ces gens ont besoin de tout savoir sur nous. Le secret bancaire est l’un des derniers obstacles en travers de leur chemin.

Autres citations tout à fait intéressantes :

« Environ 50 % des transactions en Bitcoin sont liées à des activités illégales » (moins de 0.5 % en vérité…)

Shanmugaratnam, membre du WEF et du FMI

« On voit des pays en développement introduire le CBDC sous la forme de comptes en banque pour les non-bancarisés. »

Shanmugaratnam, membre du WEF et du FMI

Il ne fait plus aucun doute que le G30 a le bitcoin dans son collimateur… Inutile donc de s’attendre à des mots doux de la part d’un seul de ses membres que sont par exemple Janet Yellen, Jacob Frenkel (ancien gouverneur de la banque centrale d’Israël et de la JP Morgan), Mark Carney (ancien gouverneur de la Bank of England), Agustin Carstens (chairman de la banque des règlements internationaux), Dudley (ancien gouverneur de la FED de NY), Paul Krugman, Christian Noyer, Rajan, Yi Gang (gouverneur de la banque centrale chinoise), Mario Draghi, Kuroda, etc.

Le bitcoin n’a aucun ami au G30 car il est l’antithèse du système monétaire orwellien que ce lobby bancaire manigance, main dans la main avec le FMI, l’ONU et le forum de Davos (et probablement la banque des règlements internationaux ainsi que le FSB du G20). Bref, tous les temples globalistes.

La dernière citation de Shanmugaratnam est là pour rappeler que les puissants ont bien l’intention de faire disparaître le cash dans tous les pays en développement. Voyez comment, dans son esprit, CBDC rime avec compte en banque accessible via le téléphone.

Faire en sorte que chaque humain à la surface de cette planète soit endetté fait aussi partie de cette “vision” qu’ils appellent “inclusion financière” mais qui n’est en définitive rien d’autre que le bon vieux esclavage monétaire. Nous sommes bien placés en Europe pour savoir où le système de création monétaire à partir de dette assortie d’intérêts mène :

Dans un monde aux prix immobiliers bullesques rendant impossible l’accès à la propriété pour les nouvelles générations.

Et à la fin, c’est un système à la chinoise qui nous attend…

La Chine étant paraît-il en avance sur la “monnaie digitale de banque centrale”, l’éditeur de CoinDesk a essayé d’en savoir plus avec Zhu Min.

Mais autant le dire tout de suite, le CBDC chinois est une escroquerie. Il s’agit simplement d’une application de smartphone s’emboîtant dans le traditionnel système bancaire de réserve fractionnaire… Tout CBDC, même ceux de la FED ou de la BCE, seront de géantes duperies au service d’une surveillance totalitaire avec en ligne de mire l’instauration d’un crédit social à la chinoise.

Ce n’est pas pour rien si la moitié des mineurs se trouvent en Chine. Nos amis chinois sont aux premières loges du Great Reset monétaire. Lorsque Zhu Min déclare que le « CBDC pourrait remplacer M0 », les Chinois savent bien que cela signifie la fin du cash.

Interrogé sur l’internationalisation du yuan, l’ancien vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise a déclaré que le CBDC ne sera pas d’une grande utilité. En effet, nous le disons depuis un certain temps sur Cointribune : la monnaie est un attribut impérial. Les États-Unis n’accepteront pas que le pétrole et d’autres matières premières soient vendues dans une autre monnaie que le dollar. C’est le fameux « privilège exorbitant ».

La Chine essaie de se rapprocher de l’Iran pour lui acheter son énergie en yuan mais l’Oncle Sam veille au grain. Voyez l’administration Biden qui a déjà déclaré que la Perse pourrait être à “quelques semaines d’obtenir assez d’uranium enrichi pour construire une bombe atomique”. On fait mieux comme bonne volonté diplomatique…

Le dernier pays du Moyen-Orient ayant décidé de ne plus vendre son pétrole en dollar (et de le vendre en euro) fut l’Irak. Le Qatar a quant a lui accepté le yuan pour son gaz il y a quelques années. Or il n’aura échappé à personne que ces deux pays ne sont pas à la fête. (Quoi que le Qatar s’est apparemment rabiboché avec l’Arabie Saoudite tout récemment).

Le CBDC chinois est avant tout un outil domestique d’ingénierie sociale qui promet de mouler des armées de clones inconscients d’être les cerfs de Big Brother.

Pour terminer et clarifier les choses, retenons que le World Economic Forum, le FMI et le G30 semblent apparement être sur la même longueur d’onde. Ils ont dans l’idée :

  • de faire disparaître la vie privée et le cash
  • d’analyser toujours plus de datas pour entraîner leurs intelligences artificielles
  • d’endetter chaque humain et lui coller une identité digitale
  • de déployer sur toute la planète un crédit social totalitaire et digne des romans de science fiction dystopiques

Le Covid, utilisé comme « doctrine du choc » analysée par Naomi Klein, a donné le top départ à la création d’une prison à ciel ouvert dont seul le Bitcoin permettra de s’échapper.

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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