Deutsche Bank : "Le Bitcoin peut devenir l'or numérique du 21e siècle"

lun 27 Sep 2021 ▪ 20h30 ▪ 5 min de lecture - par Nicolas Teterel

L’Analyste Marion Labouré, en charge de la recherche sur les cryptomonnaies pour la Deutsche Bank, a répondu aux questions deYann Couronneaud, le chef de la communication de la DB.

L’or numérique du 21e siècle…

A la question de savoir si l’on peut utiliser le bitcoin pour acheter des vêtement ou de la nourriture, Marion Labouré a répondu par l’affirmative :

« Oui, c’est possible, mais seulement dans un nombre limité de magasin pour le moment », ajoutant que « les derniers développements permettront des transactions plus rapides et moins chères (Lightning Network) ».

L’analyste a toutefois souligné que la médiane des frais de transaction sur la blockchain du BTC atteint 20 $ depuis le début de l’année. Et c’est malheureusement tout ce qu’a semblé entendre l’intervieweur qui tournera sa question suivante de manière maladroite :

« Si vous ne considérez pas le bitcoin comme un moyen de paiement et qu’il présente des caractéristiques déflationnistes, pourrait-il alors être une valeur refuge ? Une sorte d’or numérique ? »

Réponse de l’intéressée :

« Les gens ont toujours recherché des actifs non contrôlés par le gouvernement. L’or a joué ce rôle pendant des siècles. Et oui, je pourrais potentiellement voir le bitcoin devenir l’or numérique du 21e siècle. Il est néanmoins important de garder à l’esprit que le bitcoin est risqué : il est trop volatil pour être une réserve de valeur fiable aujourd’hui. Je m’attends à ce qu’il reste ultra-volatil dans un futur proche. Tout cela étant dit, l’or a également été volatil historiquement. »

« Ultra-volatil » à la hausse, sans aucun doute… Difficile de dire si la DB a tranché la question des paiements en BTC. C’est en tout cas ce qu’a fait Christine Lagarde pour qui le « bitcoin n’est pas une monnaie, point barre ».

Marion Labouré estime pour sa part que « le bitcoin et les monnaies fiat sont deux types d’actifs très différents ». « Les monnaies traditionnelles ont cours légal et sont adossées à des gouvernements ».

Dit autrement, les commerces ont l’obligation d’accepter les paiements en monnaie en fiat, mais pas en BTC. « A la seule exception du Salvador », concède-t-elle.

Soit dit en passant, il est désormais possible d’utiliser des carte bancaires Visa adossées à votre compte bitcoin et faisant la conversion automatique en euro au moment du paiement…

L’analyste de la DB explique plus loin pourquoi le bitcoin est une protection contre l’inflation inhérente aux monnaies fiat :

« L’offre de bitcoins est fixe. Le nombre maximum de bitcoins est de 21 millions d’unités. Environ 89 % des bitcoins sont déjà en circulation. Pour les monnaies fiat, les banques centrales contrôlent l’offre et l’ont considérablement augmentée ces dernières années. »

On appréciera cette honnêteté intellectuelle tout comme son appel du pied à clarifier le cadre légal autour des cryptomonnaies :

« Le principal problème des crypto-monnaies est l’absence de réglementation. Alors qu’il s’agissait d’un avantage très important pour les premiers utilisateurs, il empêche aujourd’hui de nombreux investisseurs ou entreprises d’entrer sur le marché. »

Est-ce que la DB, à l’instar de la JP Morgan, de Wells Fargo ou encore Morgan Stanley, aurait dans l’idée de proposer à ses clients du bitcoin ?

De manière moins réjouissante, l’analyste a lancé que la consommation d’électricité du bitcoin « dépasse celle du Pakistan et ses 217 millions d’habitants », et que ceci serait un « désavantage ». « Les dernières évolutions techniques permettront aux crypto-monnaies de devenir plus écologiques. »

Encore une fois, la consommation d’électricité du réseau bitcoin n’est pas un bug, mais une caractéristique essentielle à sa décentralisation… Sans compter que le dernier rapport du Conseil des mineurs nord-américain fondé par Michael Saylor a montré que l’industrie du mining de BTC est de loin la moins polluante au monde avec 56 % d’énergie renouvelable dans son mix énergétique.

Notons pour terminer que l’émissaire de la DB pense qu’il est « très peu probable » qu’une autre cryptomonnaie surpasse le bitcoin au cours des 5 prochaines années en raison de son « first-mover advantage ». Elle pense également que « les CBDC, le cash et les cryptomonnaies coexisteront ».

Que le meilleur gagne…

A
A
Nicolas Teterel

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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