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La popularité du Bitcoin (BTC) explose dans les pays en proie à l’inflation

Des centaines de millions de personnes sont lessivées par l’inflation au moment où nous écrivons ces lignes. Le Top 10 mondial accueille Venezuela, Soudan, Zimbabwe, Liban, Suriname, Iran, Argentine, Angola, Nigeria et Turquie. Autant de pays où le bitcoin devient une évidence par la force des choses.

3000 %

Tel est le taux d’inflation record au Venezuela. D’habitude quasiment gratuite, l’essence coûte désormais 1 $ le litre sur le marché noir. La république de Bolivar – dont les revenus reposaient sur l’exportation de pétrole – est mise à genoux par l’embargo des États-Unis.

Plus aucune compagnie n’ose acheter le naphte de Caracas par crainte de représailles américaines. La chute du cours du baril en 2020 n’a rien arrangé. Les réserves de change se sont réduites à peau de chagrin, rendant impossible le paiement des importations. Conséquence : pénurie, et donc inflation.

Le même scénario se joue actuellement en Iran. L’industrie iranienne étant plus étoffée et la Chine ayant décidé de soutenir les Perses, l’inflation n’y est “que” de 50 % par an.

La Syrie et le Liban sont deux autres pays dans le collimateur des États-Unis en raison de leur alliance avec l’Iran au sein du fameux arc chiite. À Beyrouth, les prix augmentent actuellement de 150 % par an suite à l’écroulement d’un Ponzi orchestré par des banquiers qui ont siphonné en passant une bonne partie des 55 milliards $ que les Syriens pensaient avoir mis à l’abri dans les banques du pays du Cèdre.

Côté syrien, la guerre a bien évidemment ravagé la monnaie locale avec une inflation dépassant souvent les 100 % par an depuis le début de cette guerre par procuration, en 2013.

Le soudan est aussi un pays sanctionné par l’empire, en proie à l’hyperinflation (+350 % par an). Concernant le Nigeria, rendez-vous sur cet article.

volumes transactions bitcoin afrique
Le volume des transactions en Bitcoin
Le volume des échanges en Afrique explose. C’est l’une des seules régions du monde qui atteint de nouveaux sommets historiques.

La guerre économique de l’oncle Sam

Washington mène une guerre économique de chaque instant. Elle peut prendre différentes formes : amendes, chantages, embargos monétaires et économiques. Sans oublier les attaques spéculatives sur les taux de change, le gel de comptes bancaires ou encore la déconnexion du réseau SWIFT, etc.

Regardez le taux de change de la monnaie russe. Le taux de change du rouble a été divisé par 3 en raison des sanctions et attaques spéculatives américaines. Cela alors même que la masse monétaire de la monnaie russe est proportionnellement adossée aux plus grandes réserves d’or du monde, et que la dette du pays ne représente que 14 % du PIB…

La Turquie n’est pas en reste. La valeur de la lire a fondu de 50 % en l’espace d’un été (2018) sous les coups de boutoir de J. P. Morgan et City Bank. Istanbul a subi de plein fouet le courroux des États-Unis pour avoir refusé de s’aligner sur la stratégie de l’OTAN en Syrie. L’inflation atteint aujourd’hui 17 % et même le Sultan Erdogan tente désormais de récupérer les bitcoins se trouvant sur les exchanges afin de renforcer ses réserves de change…

Quant à l’arme de l’embargo monétaire, l’Iran en est le parfait exemple. Les États-Unis ont déconnecté le pays du réseau SWIFT en 2012 pour l’isoler du monde. SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) est un réseau de paiement international dominé par les banques anglo-saxonnes qui noyaute toutes les transactions financières internationales. Il est utilisé par plus de 11 000 banques dans 215 pays et traite environ 20 millions de transferts par jour.

Ce réseau est devenu un mécanisme de domination mondiale permettant de forcer des changements de régime par l’étranglement de leurs économies. Et soit dit en passant, SWIFT, qui est une société belge, a été obligée de déconnecter l’Iran par la directive européenne No 267/2012 du conseil de l’union européenne. Sur ordre de Washington, certes, mais cela va mieux en le disant.

Résultat des courses, l’Iran règle désormais ses importations en bitcoin…

Les Argentins adoubent le Bitcoin

L’argentine est l’une de ces nations où les citoyens, par expérience, se ruent sur le bitcoin. Début 2020, le plus grand exchange du pays, Ripio, affichait 400 000 clients, puis 1 million un an plus tard. Ils seraient désormais 2 millions d’Argentins à posséder du bitcoin.

Pour Maximiliano Hinz, directeur pour l’Amérique latine chez Binance, « le nombre d’utilisateurs a été multiplié par dix en Argentine depuis 2020 »…

Cet engouement n’est pas surprenant pour une nation qui subit des crises inflationnistes à répétition depuis des décennies. Pour rappel, fin 2001, l’Argentine a fait défaut sur sa dette héritée de la dictature des généraux. Cette dette illégitime passa de 8 milliards $ à 160 milliards $ entre 1976 et 2001 ! Pendant cette même période, l’Argentine remboursera environ 200 milliards $, soit 25 fois la somme de 8 milliards $ qu’elle devait en mars 1976…

Et comme au Liban, les généraux ont évadé 21 milliards $ juste avant la chute du régime. Chemin faisant, en 2001, le pays répudia 60 % de sa dette tout en faisant malheureusement d’énormes concessions aux créanciers en acceptant des taux d’intérêt dantesques sur la dette restante.

Bref, les Argentins savent bien que tout peut basculer du jour au lendemain quand on ne fait pas partie du club occidental. D’où la popularité du bitcoin maintenant que l’inflation est de retour au-dessus de 40 %, et qu’il est interdit d’acheter plus de 200 $ par mois. Accumuler des bitcoins est de toute façon une bien meilleure idée que d’épargner dans la monnaie de singe américaine…

L’inflation est plus faible dans les pays occidentaux, mais elle est très loin d’être telle que rapportée par des instituts de statistiques opaques, l’INSEE en tête. Et au vu de la hausse spectaculaire des prix des matières premières depuis le début de l’année, nous allons au devant d’une perte massive de pouvoir d’achat au cours des prochaines années. #Bitcoin

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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