L’inflation et le bitcoin (BTC) vont s’envoler si le conflit ukrainien continue

lun 21 Mar 2022 ▪ 19h30 ▪ 13 min de lecture - par Nicolas Teterel

L’inflation ne s’apaisera pas tant que le monde n’aura pas mis fin à la folie qui s’est emparée de l’Ukraine. Cette énième guerre proxy menace de dégénérer et chaque pas dans cette direction vient justifier un peu plus la raison d’être du bitcoin (BTC).

Force est de constater que le président ukrainien n’a aucune intention de hisser le drapeau blanc. Au contraire, la loi martiale a été proclamée ce dimanche 20 mars. Le Conseil national de sécurité ukrainien a même décidé « de suspendre toute activité d’un certain nombre de partis politiques compte tenu de la guerre totale menée par la Fédération de Russie et des liens de certaines structures politiques avec cet État », a déclaré le président Zelensky.

Pas moins de onze partis d’opposition ont été écartés de la vie politique. La plupart sont de petits partis, mais pas « Plateforme pour la vie », qui dispose de 44 sièges sur 450. En revanche, aucun parti ayant des liens avec la mouvance fasciste ne sera interdit de siéger à la Rada. Autre mesure prise grâce à cette loi martiale : la censure des chaînes de télévision, en raison de l’importance d’une « politique d’information unifiée », a-t-il lancé.

Il faut donc s’attendre à ce que la propagande s’accentue et voici le genre de boniments qui devraient passer en boucle :

L’occident n’est pas en reste avec ses médias détenus à 90 % par des milliardaires, spécialisés dans les non-dits et même les fakes news. Sans parler de la censure omniprésente sur les réseaux sociaux. Le dernier exemple en date de cette guerre de l’information est le « false flag » de Mariupol. D’après le site Thegrayzone, les médias occidentaux ont accusé l’armée russe d’avoir délibérément bombardé un théâtre rempli de civils alors qu’il n’en est rien.

Le ministère russe de la Défense a nié toute frappe sur ce théâtre, affirmant que le site n’avait pas de valeur militaire et qu’aucune sortie aérienne n’avait été effectuée dans la zone le 16 mars. Par ailleurs, aucun corps n’a été retrouvé dans les gravas. Seule une vidéo d’une femme enceinte, maquillée de sang, a circulé pour faire pleurer dans les chaumières.

Le but de la manœuvre était de fournir aux médias de quoi faire leurs choux gras afin de mettre la pression sur le Congrès US. Le hasard faisant bien les choses, ce prétendu massacre de civils s’est déroulé juste avant que V. Zelensky demande au Congrès américain la création d’une zone d’exclusion aérienne qui se solderait de facto par une confrontation entre l’OTAN et la Russie.

Sauf que les résidents de Mariupol avaient prévenu plusieurs jours auparavant que le bataillon Azov manigançait cette opération d’intox. De manière encore plus préoccupante, les civils qui ont réussi à fuir la ville racontent que l’armée ukrainienne les ont empêchés de fuir pour se servir d’eux comme bouclier humain :

Les civils ayant réussi à s’échapper de Mariupol témoignent : « Les militaires ukrainiens ne les ont pas laissés partir afin de se servir de nous comme de boucliers humains »

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawie a sauté sur ce False Flag pour annoncer qu’il allait proposer lors du prochain sommet de l’OTAN (ce jeudi 24 mars) l’envoi d’une « mission de maintien de la paix » (des soldats polonais) en Ukraine .

La réponse russe à cette tentative de s’immiscer dans le conflit ne s’est pas fait attendre. Le coup de semonce est venu de la destruction d’un dépôt de munitions à Ivano-Frankivsk, situé juste à côté des frontières polonaises et slovaques, par un missile hypersonique Kinzhal…

Il s’agit d’un signal de dissuasion majeur adressé à l’OTAN étant donné qu’il n’y a aucune raison plausible d’utiliser un tel missile vu que les défenses aériennes ukrainiennes ont déjà été détruites.

Cette « dague » est 13 fois plus rapide qu’un tomahawk américain et peut emporter une charge trois fois plus importante (500 kg), comme une tête nucléaire… Sa longue portée (3000 km + 2000 km du Mig-31) en fait un « carrier killer ». C’est-à-dire un missile capable d’anéantir un groupe aéronaval. Cette démonstration du meilleur système de lancement d’armes nucléaires russe fut clairement un avertissement lancé au porte-avions américain qui croise actuellement en mer Égée.

Pour le moment, les détroits des Dardanelles et du Bosphore ont été fermés aux navires de guerre. L’USS Harry Truman ne peut donc pas entrer en mer noire pour éventuellement tenter de fermer l’espace aérien ukrainien. Affaire à suivre étant donné que la sublime porte fait partie de l’OTAN. Peut être plus pour longtemps…

Une telle escalade n’est toutefois pas à écarter d’un revers de main, surtout quand on lit ce tweet du président du Council of Foreign relations (CFR) :

« Une paix négociée nécessiterait des compromis mutuels et une volonté de les assumer politiquement. L’issue la plus probable à court et même à moyen terme n’est ni la paix ni la guerre, mais un conflit ouvert de faible intensité ponctué de pauses, d’embrasements et de pourparlers. »

Richard Haas est le président du CFR qui est l’équivalent du club de Bilderberg en Europe. Il se trouve tout en haut dans la hiérarchie des temples du globalisme comme le World Economic Forum, là où les stratégies de domination mondiale sont affinées avant d’être transposées dans les doctrines des organisations internationales comme l’OTAN, l’UE, le FMI, l’ONU, la Cour internationale de Justice et autres.

Parmi ces antichambres du pouvoir mondialisé, le Council of Foreign relations (CFR) fait office d’architecte de la politique étrangère américaine. Ses membres sont considérés comme les grands prêtres de la politique extérieure impérialiste américaine et la majorité de ses fondateurs sont des banquiers de Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, J. P. Morgan, ou des entreprises pétrolières.

On trouve parmi ses membres des célébrités comme les Clinton, George Soros (impliqué dans le coup d’État de 2014 en Ukraine), Henry Kissinger, Janet Yellen (secrétaire au Trésor, ex-présidente de la Fed), Rupert Murdoch (conglomérat médiatique), Larry Fink (CEO de BlackRock), etc. En tout, 21 ministres de la Défense, 18 secrétaires au trésor, 18 ministres des Affaires étrangères et 16 directeurs de la CIA sont passés par le CFR avant d’entrer en fonction.

« Le CFR est ce qui se rapproche le plus d’une élite dirigeante aux États-Unis », d’après Richard Harwood, l’ancien rédacteur en chef du Washington Post qui précisa sa pensée en 1993 dans un article intitulé « Ruling Class Journalists », paru dans le Washington Post :

« Le CFR est un rouage essentiel parmi les think tanks de Washington afin de promouvoir la guerre sans fin, la guerre contre le “terrorisme”. Les think tanks comme le CFR sont des provocateurs qui diffusent en permanence un récit mensonger à propos de menaces extérieures inexistantes pour installer une paranoïa dans les esprits de la population à propos d’imminentes menaces existentielles. Dit autrement, de la propagande agressive visant à maintenir la suprématie de l’Occident dans le monde avec l’assentiment passif de l’opinion publique. »

Tout cela pour dire que ce que veut le CFR, le CFR l’obtient. Il faut donc tendre l’oreille lorsque son président prophétise un conflit amené à durer, affichant un désir à peine voilé de répliquer le marasme syrien sur le vieux continent. Hillary Clinton espère pour sa part un remake de la guerre d’Afghanistan qui avait coûté si cher à l’Union soviétique, entre 1979 à 1989.

Ces déclarations ne laissent pas beaucoup de place pour la paix et sont d’autant plus préoccupantes que l’armée russe a découvert nombre de laboratoires biologiques extrêmement suspects sur le sol ukrainien. C’est la journaliste Dilyana Gaytandzhieva qui a révélé l’existence de ces laboratoires.

Cette journaliste qui avait déjà révélé que l’OTAN fournissait des armes à l’État islamique (ISIS) en Syrie, révèle dans cette interview que les laboratoires biologiques sont stratégiquement placés aux frontières du trio qui menace ouvertement l’hégémonie de l’empire US : la Russie, l’Iran et la Chine.

L’existence de ces laboratoires a été confirmée par Vladimir Poutine en personne et les preuves ont déjà été présentées devant le conseil de sécurité de l’ONU. Le président russe a déclaré « qu’il existait un réseau de dizaines de laboratoires en Ukraine où des programmes biologiques militaires étaient menés sous la direction et avec le soutien financier du Pentagone. Y compris des expériences sur des souches de coronavirus, d’anthrax, de choléra et d’autres maladies mortelles » :

Dilyana Gaytandzhieva va beaucoup plus loin dans cet article publié sur son blog :

« L’armée américaine produit régulièrement des virus, des bactéries et des toxines mortels en violation directe de la Convention des Nations unies sur l’interdiction des armes biologiques. […] Des scientifiques spécialisés dans la guerre biologique, voyageant sous couverture diplomatique, testent des virus artificiels dans des laboratoires biologiques du Pentagone situés dans 25 pays à travers le monde. Ces laboratoires américains sont financés par la Defense Threat Reduction Agency (DTRA) dans le cadre d’un programme militaire de 2,1 milliards de dollars, le Cooperative Biological Engagement Program (CBEP), et sont situés dans d’anciens pays de l’Union soviétique comme la Géorgie et l’Ukraine, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en Afrique » :

Le nombre de laboratoires présents en Ukraine révèle que les États-Unis n’ont pas attendu que l’Ukraine rejoigne l’OTAN pour s’installer et fournir l’Ukraine en armes biologiques de destruction massive. Ajoutez à cela que le président Zelensky avait laissé flotter l’idée de se réarmer avec l’arme nucléaire, et c’est à se demander ce que l’on n’a PAS fait pour s’assurer que ce conflit éclate.

Tout cela pour dire que cette guerre téléphonée est bel et bien partie pour durer, si bien que l’inflation s’affichera bientôt avec deux chiffres. En même temps, sanctionner notre principal fournisseur d’énergie ne pouvait que se retourner contre nous. Les prix crèvent le plafond alors que la Russie n’a pas encore cessé de nous fournir en gaz, pétrole et charbon…

En Allemagne, l’indice des prix à la production, qui est en quelque sorte un indicateur avancé de l’inflation officielle, est en hausse de 26 % sur un an ! L’inflation officielle grimpera en direction de ces 26 % à mesure que le conflit s’éternise, ce qui forcera bientôt énormément de gens à se pencher sur le bitcoin.

Pourtant, l’UE fait comme si c’est elle qui avait les cartes en main, se disant probablement que ce sera de toute façon l’occasion de forcer la transition énergétique. Et tant pis pour l’épargne des petites gens. Les États-Unis se frottent également les mains puisqu’ils pourront profiter de cette aubaine pour nous vendre leurs excédents de gaz. Dit autrement, Washington a tout intérêt à ce que l’Ukraine continue de s’embraser.

Au bout du bout, et pour conclure sur le bitcoin, il se pourrait bien que ces pénuries deviennent une incitation de plus au lancement d’un « Digital Euro » qui s’annonce comme une monnaie « conditionnée ». C’est-à-dire une monnaie permettant de rationner les gens en fonction de leur historique d’achat, tout simplement.

Le bitcoin sera le dernier rempart contre la tyrannie du rationnement. À ce titre, il sera intéressant de voir comment le bitcoin va se déployer en Ukraine. Il est déjà si crucial que le parlement ukrainien à pris le temps de le légaliser la semaine passée.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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