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Bitcoin (BTC) en Afrique: une alternative au mobile money ?

A l’ère du mobile money, l’inclusion financière a considérablement progressé sur le continent Africain. Cette évolution va de pair avec l’explosion des frais de transactions locales qui sont devenus moins tenables. Le mobile money ne souffre pas que des frais élevés. Il existe plusieurs autres désavantages qui entrainent certaines voix à proposer Bitcoin (BTC) comme une alternative viable. Dans ce papier, nous allons voir de près ce qu’il en est réellement.

Envoyer l’argent dans une enveloppe : ce temps est révolu

Bancariser l’Afrique a longtemps été une mission impossible. Il n’y a pas si longtemps que les transactions financières sur le continent se faisaient d’une main à une autre. Les échanges du cash se faisaient de pair à pair. Et même dans ces conditions, il ne manquait pas des contraintes qui bloquaient les échanges. C’est notamment l’absence d’infrastructures routières viables.

Dans un pays comme la RDC, par exemple, un voyage de 300 kilomètres peut durer deux jours. Faire Kisangani-Kinshasa (1200km) par voie fluviale est une affaire de plusieurs semaines. Cela sans compter les frais de transport qui ne font pas rigoler non plus.  

Dans certaines régions, il était donc impossible de faire parvenir quelques centimes à sa famille habitant à 100km. Impossible non plus de faire un transfert à ses enfants qui poursuivent les études dans la ville voisine. Dans les deux cas il était impératif de faire le déplacement soi-même ou profiter du service d’un généreux voyageur.

Ce qui a réellement mis fin à ce phénomène c’est l’avènement du Mobile Banking. Il a le mérite d’avoir réduit les longues procédures de transaction d’argent à une simple manipulation d’un téléphone.

Aujourd’hui, une solution très simple est donc à disposition de tous : rester à la maison, presser quelques boutons sur son portable. L’argent parvient à destination en l’espace de quelques secondes. Tout va donc bien, qui peut ne pas apprécier que l’on soit sorti du moyennage?

Les télécoms, ces acteurs incontournables

Ph/Reuters

Si Western-Union ou Moneygram ont vécu des moments de gloire, aujourd’hui c’est le mobile money qui est à la mode. Le secteur se prend désormais la plus grosse part du gâteau dans les transactions locales.

Prenons un exemple d’Orange, Airtel et MTN. Ces entreprises sont au cœur de tout ce qui concerne la téléphonie mobile en Afrique Subsaharienne. Elles ont le contrôle de l’accès à internet et font une percée importante dans l’univers bancaire. Ces vedettes ont permis à quiconque possédant un numéro de téléphone d’en faire un compte en banque.

Le succès n’a pas manqué au rendez-vous. Aujourd’hui, le continent compte plus d’un adulte sur quatre disposant d’un compte mobile money.   

Mais … ça coûte combien un transfert d’argent ?

Chaque compagnie de téléphonie applique un tarif qui lui est propre selon le pays. Les grandes différences des couts de transfert se laissent sentir à cause notamment d‘une règlementation du secteur qui n’est pas du tout similaire dans tous les pays.

Au Cameroun, MTN applique entre 1 et 3 % de frais sur les transferts d’argent et 3% sur les retraits. En Côte d’ivoire, c’est l’opérateur Orange qui se sert la part du lion. Il propose quant à lui des frais variant entre 5 et 1.4% selon le montant concerné tandis qu’un tour au Congo fait découvrir que le même opérateur prélève des frais encore plus élevés. Même si les dépôts sur compte restent gratuits, les frais de retrait, eux varient entre 0.85 et 16% ; la même chose du côté de son concurrent Airtel qui applique des frais allant jusqu’à 25%, un tarif très différent de celui proposé par le même opérateur au Rwanda voisin.

Qu’est ce qui cloche loin des frais?

Il est vrai que le mobile money a le mérite de jouer un rôle non négligeable dans les transferts d’argent. Le secteur est loin d’être à l’abri des maux que souffre le système monétaire dans son ensemble. Même si son fermait les yeux sur les couts des transactions élevés, il reste beaucoup de choses à se dire.

La censure, les limites des transactions, la dévaluation de la monnaie, les failles de sécurité entrainant parfois la perte des fonds des utilisateurs et tant d’autres raisons constituent des limites importantes pour son adoption.

Cela crée une brèche dans ce système qui est l’un des sujets qui ne bénéficient que des discours positifs tant dans les médias qu’au sein des pouvoirs politiques. Bitcoin peut donc se servir de cette brèche pour se développer sur le continent et constituer une véritable concurrence au mobile money.

Ce que propose Bitcoin

Là où le mobile money offre un système contrôlé par des entreprises qui fixent unilatéralement les règles du jeu, bitcoin propose un système universel entièrement décentralisé offrant à chaque individu la capacité d’avoir un réel contrôle de ses avoir, la possibilité d’envoyer l’argent à un cout très faible et une transparence absolue, une denrée rare sur le continent.

Le fait pour bitcoin de ne pas être jusqu’ici adopté à grande échelle peut constituer un frein car l’argent transféré est souvent destiné à être dépenser. C’est à ce point que le mobile money semble être la meilleure solution sur le marché. Par contre, si on prend en considération l’ensemble des ses limites (énumérées ci-haut), tout laisse croire que la doyenne des cryptomonnaies pourrait légitimement trouver une large audience.

Un zimbabwéen ne dira pas que bitcoin est volatile que le dollar local. Un militant soucieux de la préservation de sa vie privée choisira certainement bitcoin au détriment du mobile money. Un commerçant voulant effectuer un gros paiement n’aura rien à faire avec le mobile money à cause notamment de la limitation du plafond es transactions, etc.

Les deux systèmes ont tous des forces et des limites. Pour faire un choix, tout dépend d’où l’on vit, de qui on est et de ce qu’on fait. Pour nous, tant que l’invention de Satoshi libère de la censure, de l’arbitraire dans la fixation de frais, redonne le contrôle à l’utilisateur… nous en parlerons comme une alternative au mobile money.

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( African continent )

Salut, c’est Gloire. En 2014 j’ai entendu parler de bitcoin à la télé avant de m’intéresser du sujet fin 2017. Depuis, chaque jour j’apprends à le comprendre tout en partageant mes petites découvertes avec la communauté.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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