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Christine Largarde Et La BCE Invitent Le Public A Se Prononcer Sur Un Euro Décentralisé

Comment l’Europe peut-elle éviter de perdre la face et rattraper son retard face à l’avance prise par la Chine avec son yuan digital, sur les pays occidentaux ? En préparant dès aujourd’hui les éléments d’un discours qui mettrait en avant le processus démocratique qui a été adopté pour le lancement de son euro digital.

Un euro digital suivant l’exemple de Bitcoin

Dans son tweet du 1er novembre 2020, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, invite les européens à émettre leur avis sur le futur euro digital. Elle y partage un lien pointant vers le questionnaire d’enquête.

Lagarde indique que l’euro digital est encore à un stade d’examen et de réflexion. L’enquête permet aux répondants de se prononcer sur un euro digital décentralisé ou plutôt une monnaie numérique qui nécessite des intermédiaires.

euro digital enquête

Un euro digital décentralisé ne nécessiterait pas l’intervention de banque centrale ou d’un intermédiaire qui prenne en charge le traitement des transactions.

Les utilisateurs de la crypto-euro pourront l’utiliser pour effectuer des paiements même sans une connexion internet. Leur vie privée et leurs données personnelles seraient mieux protégées.

L’euro digital décentralisé reprendrait donc en partie les principes de base du Bitcoin (BTC).

La seconde approche nécessite des intermédiaires qui enregistreraient les transactions.

Processus démocratique ou simple démarche marketing ?

L’Europe prendra-t-elle réellement en compte les préférences des répondants à cette enquête, si ces derniers optaient en majorité pour un euro digital décentralisé ? Quel rôle jouerait alors la BCE dans un système désintermédié ?

L’autre question est de savoir si la production de nouveaux euros digitaux serait également soumise aux votes de ses utilisateurs ?

Les institutions européennes décident pour le moment seul du recours ou non à la planche à billets, faisant fi des risques d’inflation et de dévaluation de l’euro, au détriment de leurs détenteurs.

En restant critique face aux cryptomonnaies des banques centrales conçues pour concurrencer les « vraies » cryptomonnaies reposant sur une blockchain décentralisée, l’enquête de la BCE pourrait également – le conditionnel est ici de mise – être considérée comme une approche politico-marketing visant à légitimer le futur euro digital et ce, quelles que soient ses caractéristiques.

On serait alors plutôt dans une étape de pré-lancement d’un produit visant à faire exploser son adoption dès son lancement.

Un cryptophyle opterait logiquement pour un euro digital décentralisé, une cryptomonnaie étant conçue à la base pour redistribuer le pouvoir financier entre les mains de tous ses utilisateurs. La voix de chaque répondant compte, du moins en théorie. La décision finale revient à la BCE.

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( Rédactrice )

La mode c’est bien, mais la blockchain c’est l’avenir, on est d’accord non ?! C’est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c’est d’essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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