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Le DEX Cryptobridge ferme ses portes… et fait un sale coup à ses clients

Apparemment, il y a “décentralisé” et “décentralisé”. Le DEX Cryptobridge a mis les clefs sous la porte – ce qui arrive – mais demande un KYC à ses utilisateurs pour qu’ils puissent retirer leurs fonds – ce qui est tout de suite plus dérangeant.

Un autre paradoxe intéressant : Un DEX est-il vraiment décentralisé si sa survie dépend d’une équipe de développement et de gestion centralisée ? 

Au delà des discours, le chemin semble encore long avant une décentralisation effective des transactions.

Le DEX Cryptobridge, une décentralisation nuancée

Dès le 3 décembre 2019, les utilisateurs du DEX Cryptobridge ne pouvaient plus effectuer de dépôts sur la plateforme.

Cryptobridge demanda un KYC à ses utilisateurs pour pouvoir retirer leurs fonds jusqu’au 15 décembre 2019.

Un KYC exigé par une banque classique, ça n’étonne (et ça ne choque) personne ! Mais, un “D”EX qui procède à une vérification rigoureuse d’identité, ça soulève des questions quant à la réalité de la décentralisation des transactions (tant prônée ou vantée, c’est selon!) sur ce type de plateforme.

Cryptobridge a dû fermer ses portes car, il était dans l’incapacité de poursuivre le financement de la gestion et du développement de ses activités. Quid de la définition même d’un DEX qui ne devrait pas être géré par un organe central ?

Pas de décentralisation sans la bonne législation

Cryptobridge avait demandé un KYC à ses utilisateurs en expliquant que cette vérification d’identité est requise par l’Union Européenne pour pouvoir retirer les fonds.

La législation l’a donc emporté sur l’esprit même de la blockchain. Toutes idées de décentralisation des transactions seraient finalement utopiques sans des institutions étatiques prêtes à jouer le jeu.

La France et ses ambitions d’être une “Blockchain Nation” sera t-elle le fervent avocat d’une décentralisation effective des transactions, en acceptant que cela ne puisse être dissociée d’un droit à l’anonymat ?

Au mois de mai 2019, Bruno le Maire avait déclaré que l’Hexagone était prêt à soutenir une “révolution blockchain”. Certes, des mesures favorables ont été prises en termes de financement des projets blockchain et de mise en place d’un cadre fiscal avantageux. 

Mais, à moins d’une loi sans ambiguïté sur le droit à l’anonymat, les utilisateurs de cryptos devront très probablement se contenter d’un anonymat contrôlé à la Big Jinping.

La fermeture du DEX Cryptobridge donne l’occasion de déconstruire le concept de décentralisation sur lequel se fonde la blockchain, une déconstruction nécessaire – voire même un passage obligé – pour pouvoir reconstruire les DEX sur des bases plus solides.

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( Rédactrice )

La mode c’est bien, mais la blockchain c’est l’avenir, on est d’accord non ?! C’est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c’est d’essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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