NOUVEAU JEU CONCOURS : UNE PS5 À GAGNER CLIQUEZ ICI
Se connecter S'abonner

L’inflation de l’or est massivement plus élevée que celle du Bitcoin (BTC)

L’or et le Bitcoin (BTC) permettent de se couvrir contre l’inflation. Mais lequel est la meilleure réserve de valeur ? Il n’y a pas photo…

Qu’est-ce que l’inflation ?

Parlons d’abord d’inflation avant de comparer relique barbare et cryptomonnaie.

L’inflation signifie que les prix montent. On peut aussi dire que la monnaie perd son pouvoir d’achat.

Un taux d’inflation global de 2 % par an signifie que les prix augmentent de 2 % d’une année sur l’autre.

Augmenter les prix de 2 % revient à les multiplier par 1,02. Un prix augmentant de 100 % signifie qu’il est multiplié par deux. 300 % par quatre, 400 % par cinq, etc.

L’inflation provient de plusieurs facteurs. Certains sont temporaires. Comme le prix du blé qui monte après une mauvaise récolte. Il s’agit là de la loi universelle de l’offre et de la demande.

Les changements de prix peuvent aussi être durables. Le tracteur a par exemple permis de faire baisser le prix du blé en moissonant sans main d’œuvre (mais avec plus de pétrole…). On appelle cela un « gain de productivité ».

Et pourtant, malgré des gains de productivité évidents au cours du siècle dernier, la plupart des prix ne cessent de monter. Qui a déjà vu le prix de la baguette ou de l’immobilier baisser au cours des dernières décennies ?

Mais alors, où part toute cette richesse créée par l’augmentation de la productivité ? Elle est aspirée par les banquiers…

Qui vampirise les gains de productivité ?

Une économie du progrès qui fonctionne bien devrait être une économie où les prix baissent grâce aux gains de productivité issus de la robotisation, de des nouvelles sources d’énergie et de l’amélioration des techniques. Nous devrions normalement tous travailler de moins en moins tout en jouissant du même niveau de vie. En théorie…

Car en dépit du fait que nous produisons de manière toujours plus efficace, force est de constater que les prix ne baissent pas. L’explication se trouve du côté de la monnaie fiat dont les banquiers se servent pour parasiter le fruit de notre travail via les intérêts ainsi que l’inflation.

En effet, la caractéristique première de la monnaie fiat est qu’il n’y a aucune limite à sa quantité pouvant être imprimée, contrairement à l’or ou au Bitcoin. Il n’aura échappé à personne que la dette ne cesse d’augmenter d’années en années. Et qui dit augmentation de la dette, dit augmentation de la quantité d’argent en circulation dans l’économie.

Or augmenter la quantité de monnaie en circulation se traduit mécaniquement par une hausse de la demande. Et si l’offre n’augmente pas, alors les prix montent. Répétons cette loi universelle : Augmenter la quantité de monnaie en circulation, toutes choses égales par ailleurs, se traduit par de l’inflation.

Tout cela étant dit, le capitalisme (confiscation du gros des bénéfices par une minorité d’actionnaires) est aussi à blâmer. Mais nous nous focaliserons dans cet article sur l’inflation.

Faisons maintenant un petit saut dans l’histoire.

La révolution française et les assignats

Assignat

Les « assignats » font partie des balbutiements de la monnaie papier (fiat). Ce fut l’une des premières expériences françaises de la monnaie papier, juste après la révolution française. Une expérience qui finira mal. Les révolutionnaires imprimèrent tant d’assignats que leur valeur s’effondra dans l’hyperinflation.

La monnaie papier n’a jamais réussi à survivre très longtemps jusqu’à la révolution industrielle et les gains de productivité extraordinaires offerts par la machine à vapeur accompagnée par l’augmentation exponentielle de la consommation d’énergie fossile !

Ces gains de productivité permirent à la monnaie papier de s’épanouir car l’inflation inhérente à la débordante création de billets fut absorbée en bonne partie par la baisse des prix liée à ce progrès technologique permettant de libérer l’énergie du charbon puis du pétrole.

Je vous laisse imaginer à quel rythme les banquiers créent de l’argent pour parvenir à faire monter les prix malgré ces gains de productivité gigantesques… Imaginez aussi ce qui nous attend maintenant que le pic pétrolier est derrière nous ( passé en 2018). Et tout cela en gardant à l’esprit que la quantité de dette (d’argent) double à peu près tous les 10 ans…

Pouvoir d’achat

Voyez ce graphique de la Société Générale. Il montre l’évolution du pouvoir d’achat de la monnaie depuis le « Great Reset » de la seconde guerre mondiale. Ce graphique est loin d’être fidèle à la réalité car ils ont utilisé le chiffre d’inflation officiel dans le calcul. Soit un chiffre qui sous-estime grandement la réalité !

Source : Société Générale

Bien entendu, il faut tout de même préciser que les salaires ont aussi augmenté depuis la seconde guerre mondiale. Mais le fait est qu’ils n’augmentent pas aussi vite que les prix. Là encore, nous sommes très loin du compte.

Certains prix ont baissé, comme l’électronique, mais d’autres ont tout bonnement crevé le plafond. Voyez ce témoin historique :

1938 cost of living

Le salaire médian annuel était de 1731 $ en 1938 et une maison coûtait 3900 $. Soit environ deux ans de salaire. Si ce ratio était resté le même, cela voudrait dire que le salaire médian d’un Parisien devrait se trouver aujourd’hui autour de 250 000 euros par an (puisqu’un appartement de 60 m² coûte environ un demi-million d’euros à Paris).

La réalité est malheureusement plus proche de 30 000 euros par an. Faut-il en dire plus sur l’inflation et la façon dont les gains de productivité sont siphonnés par les imprimeurs de monnaie fiat ?

En parlant de salaire médian, voyez notre classe politique hors sol :

L’inflation serait donc surtout une affaire d’imprimante ?

Affirmatif. Les gains de productivité auraient dû nous faciliter la vie mais c’est loin d’être le cas. Ils sont aspirés en grandde partie par les intérêts collectés sur la dette et l’inflation immobilière. Cette dernière détrousse les nouvelles générations devant travailler toujours plus longtemps pour acheter quatre murs et un toit…

Et l’on ne parlera pas ici du fait que les riches bénéficient directement du ponzi boursier que les banques centrales se plaisent à entretenir…

Mais bientôt, tout cela volera en éclats. Pourquoi ? Parce que la raréfaction énergétique tape à notre porte. Nous n’arriverons jamais à remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Que ce soit à cause de l’impératif climatique ou de la baisse physique de la production de pétrole, nous allons entrer en décroissance. C’est déjà fait, à vrai dire.

Or il est impossible de rembourser la dette avec une économie en décroissance. Nous serons bientôt témoins d’une hyperinflation suivie d’un reset monétaire. Mais au lieu de voir l’or prendre sa revanche, ce sera cette fois-ci le bitcoin qui triomphera.

Inflation de l’or vs Inflation du bitcoin

L’or et le bitcoin ne sont pas tout fait exempts d’inflation. Les compagnies minières déterrent environ 2500/3000 tonnes d’or par an. Un chiffre qu’il faut comparer avec le stock d’or mondial d’environ 197 000 tonnes. Soit un taux d’inflation avoisinant 1.5 % par an.

D’autre part, si le prix de l’or quadruplait, vous pouvez être certain que les compagnies minières s’activeraient sur des mines jusque là non rentables. Cette ruée aurait pour effet immédiat d’augmenter radicalement le taux d’inflation de l’or.

A contrario, même si le bitcoin quadruplait, son taux d’inflation ne bougerait pas d’un iota. Alors qu’il est difficile d’estimer combien d’or peut encore être sorti de terre, nous savons en revanche qu’il n’y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins. Son taux d’inflation déjà gravé dans le marbre.

Actuellement, avec une récompense de 6.5 BTC par bloc (toutes les 10 minutes), le taux d’inflation du bitcoin se trouve aux alentours de 1.8 % par an. Ce taux diminue au fur et à mesure que les coins sont minés et est divisé brutalement par deux tous les 4 ans :

bitcoin inflation halving

Ainsi, du point de vue de la masse monétaire totale, le bitcoin est une bien meilleure réserve de valeur que l’or. Il est vrai qu’il faudrait prendre en compte l’or non recyclé se perdant dans l’industrie, mais c’est un détail puisque l’inflation du bitcoin atteindra très bientôt quasiment 0.

Pendant ce temps, celle de l’or pourrait bien atteindre 2 %. Ce qui est énorme à l’échelle de plusieurs décennies. Un taux d’inflation de 2 % annuel pendant 35 ans signifie que votre pouvoir d’achat fond de moitié !

Même si nous n’avons pas encore inventé la pierre philosophale, l’or est loin d’être une protection absolue contre l’inflation orchestrée par les gardiens de la monnaie fiat. L’alchimiste Satoshi Nakamoto a réussi à créer l’or parfait.

Ici une vidéo de Michael Saylor et son ami Ross Stevens à propos de l’inflation de l’or et du bitcoin (pour les anglophiles):

Plus d’actions
Partagez

( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
Back To Top

Newsletter

Recevez le meilleur de l’actualité Crypto dans votre boite email

Inscription Newsletter

Archives

Lire les dernières Newsletters
Cliquez ici

Coaching Gratuit

Obtenez gratuitement un coaching
d'une heure avec un expert
Remplissez le formulaire
et notre expert vous contactera 
sous 24 heures

© Copyright Cointribune - tous droits réservés

Agence Tempo