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Bitcoin, entre blanchiment, terrorisme, KYC, gendarmes et malfrats #1

Certains gouvernements et journalistes sont encore persuadés que l’argent sale ne transite que par la blockchain et le bitcoin. C’est faire preuve d’une très grande myopie car c’est vite oublier le rôle des banques traditionnelles, des îles sous le soleil où il fait bon vivre et enfin ou les  pays limitrophes  crypto-friendly-&-tax-free. Effectivement, les malfrats qui veulent se cacher et effectuer des malversations le peuvent, que ce soit dans notre système fiat -vieux d’une vingtaine de siècles- ou dans le récent domaine de la crypto -qui n’a que 12 ans d’existence. Fondamentalement, la nature humaine n’a pas changé ces derniers siècles : c’est toujours la course à celui qui gagnera le premier, entre les criminels et les gendarmes, sauf que là …. surprise … les comptes et transactions crypto ont un degré de transparence supérieure à celui des banques actuelles.

Retour sur les transactions bancaires ou extra bancaires

Comment fonctionne l’identification d’un compte bancaire ?

Dans le système bancaire classique français, chaque compte individuel est associé à un identifiant nominal 

  • Le  compte individuel n.12345678 appartient à Monsieur Paul Durand (RIB) qui a dû présenter sa pièce d’identité et un justificatif de domicile pour ouvrir son compte
  • La banque Credit Lyonnais est identifiée par le nom FR123456 (BIC)  

Dans le système crypto, c’est pareil mais avec d’autres codifications.

Le  compte individuel 0x156aADD15423CDd…. (suite de 42 lettres et chiffres pour un compte Ethereum, 34 pour un compte Bitcoin, Ripple etc ) appartient à un inconnu, qui a parfois dû présenter sa pièce d’identité publique et un justificatif de domicile national pour ouvrir son compte sur un exchange centralisé, c’est-à-dire une plateforme d’achat-vente et trading.

La blockchain Ethereum est identifiée par le 0x…., la blockchain Bitcoin est identifiée par un 1 ou un 3 (en fonction du type de l’adresse)…. bref, chaque blockchain a son équivalent BIC, et le client son RIB.

Bien sûr -pour l’instant tout du moins- il faudra effectivement établir une correspondance entre cette suite de caractères d’un compte crypto et le nom de son possesseur. Dans les deux cas, le système informatique enregistre l’historique des transactions -qu’il s’agisse de flux entrants ou sortants- avec leurs adresses d’envoi et de réception. 

Ce qui signifie que l’on soit dans le système fiat ou crypto :

  • ces 2 systèmes partagent la même logique de structuration, avec une série de nombres et de lettres qui permet d’identifier le compte
  • les flux d’un compte à un autre sont enregistrés dans un historique de transactions
  • les flux d’un compte à un autre sont labellisés avec un identifiant unique

Pour entériner de façon définitive cette information : oui toute transaction est lisible et traçable.

Comment fonctionne l’identification d’un compte crypto ?

En France, pour connaître le nom ou le téléphone d’un propriétaire d’un compte bancaire, l’administration fiscale ou policière demande à La Banque de France de lui fournir l’information. 

Surprise …. la procédure pour obtenir l’identification ou les coordonnées d’un propriétaire d’un compte crypto est identique.

Les institutions fiscales ou policières nationales et internationales peuvent requérir des exchanges centralisés (des CEX tels CoinBase, Kraken, Binance…) afin d’obtenir l’identité d’un titulaire de compte. Et oui, que l’on soit dans le monde des Banques ou des CEX, que l’on soit en dollars, en euros ou en crypto, il appartient aux exchanges et aux banques – dont le siège est situé dans un états membres de l’UE ou tout autre pays disposant d’une législation visant à lutter contre le blanchiment de capitaux – de procéder au fameux KYC. C’est cette étape d’identification et de vérification du client qui fait le lien de jonction entre le compte crypto, le compte bancaire et l’identité d’une personne. 

Néanmoins, cette étape d’identification n’est pas systématiquement appliquée ni vérifiable. En effet, le siège de la banque ou de l’exchange détermine la loi applicable et conditionne par conséquent les contingences légales à suivre sur ce territoire. 

C’est pourquoi certains pays sont des “paradis fiscaux” car leurs lois sont plus ou moins strictes en ce qui concerne les normes AML-KYC. Ce qui leur permet notamment de refuser de répondre aux requêtes internationales demandant des informations sur leurs clients. 

Obtenir l’identification ou les coordonnées d’un propriétaire d’un compte crypto dépend donc des réglementations applicables en fonction du siège, des éventuels accords internationaux, des accords passés entre les administrations responsables (US : SEC = France : AML…. ) et les exchanges centralisés mais aussi des conditions générales de services passés entre le prestataire de services et l’utilisateur de cryptos. (CEX: Centralized Exchanges tels CoinBase, Kraken, Binance en opposition aux DEX, Decentralized Exchange tels Uniswap, Sushiswap, 1inch, Argent,…)

L’identification de chaque compte via le KYC

Le KYC -Know Your Customer- est un processus destiné à identifier et vérifier l’identité des clients et de leurs bénéficiaires effectifs. C’est une obligation légale qui vise notamment à lutter contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, et l’évasion de capitaux.

Le KYC est obligatoire en France (et au sein de l’UE) lors de l’ouverture d’un compte financier fiat ou crypto : toute personne qui veut ouvrir un compte et y verser de l’argent et le manipuler/retirer doit justifier de son identité et fournir un justificatif d’identité et de domiciliation (et de provenance de son argent quand les sommes dépassent certains plafonds). Les exchanges centralisés effectuent le KYC soit à l’inscription du compte, soit au 1er retrait, ou encore à partir d’un certain montant/semaine/an.

On est donc très loin du fameux anonymat tant évoqué, mais comme la mémoire a la tête dure et que les malfrats inventent sans cesse de nouvelles manières de contourner les traques, le buzz de l’anonymat persiste malgré toutes informations factuelles démontrant l’inverse.

La chasse entre le chat et la souris, le blanchiment, le vol, les escroqueries, les ransomwares et les cryptos

Que ce soit avec de l’or, des métaux précieux, des pierres précieuses, des billets de banques, il est toujours possible de mettre en place des systèmes de transactions plus ou moins illicites et invisibles.

Quelles que soient les méthodes employées depuis des millénaires, les polices s’emploient à détricoter ces stratagèmes et les malfrats à en échafauder d’autres. C’est la perpétuelle chasse entre le chat et la souris.

En ce qui concerne la crypto, ces stratagèmes requièrent une expertise technique importante car toute l’information étant publique, les mules et les sociétés fictives n’existent pas.

Pour lutter contre la fraude fiscale, le blanchiment, le financement du terrorisme, les arnaques, les vols, les escroqueries, les ransomwares, la pornographie enfantine, les demandes de rançons, et autres illégalités, quelques sociétés ont créé des logiciels d’analyses de la blockchain. Ces solutions soutiennent les policiers dans leur travail de traque pour remonter les filières des bandes organisées, aident les impôts dans leur travail de récupération des taxes dues et soutiennent les exchanges dans leur processus de protection de leurs clients.

Dans le prochain épisode, présentation de ces sociétés qui scrutent et analysent les flux et les transactions crypto sur les blockchains, afin de les lier à des adresses de wallets, avec les noms correspondant, et d’agir en conséquence. Un grain de sable s’immisce et grandit chaque jour un peu plus néanmoins comme la blockchain est transparente et que la volonté de relier toute adresse et toute transaction à des identifiants réels est omniprésente, ces technologies de surveillance industrialisées ne font qu’exacerber le débat autour de la protection des données personnelles et de la privacy qui rétrécit comme une peau de chagrin.

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Passionnée d’innovations et blockchains, j’espère arriver à vous partager ma fascination pour ces changements qui se dérouler devant nos yeux !

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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