Michael Saylor : "100 000 milliards $ finiront par atterrir dans le Bitcoin"

lun 27 Sep 2021 ▪ 7h00 ▪ 25 min de lecture - par Nicolas Teterel

Alex McShane a interviewé Michael Saylor pour Bitcoin Magazine. L’ITW s’intitule : The predator Prey Dynamics of Bitcoin. En voici la traduction parcellaire.

« Toutes les entreprises de cette planète sont assises sur un bilan normalement composé de liquidités et de crédits. À quelques exceptions près, tout le monde détient de la monnaie fiat locale. L’alternative à la monnaie fiat est de convertir cet argent en dette souveraine de court terme (faible risque).

Mais le fait est que la monnaie fiat et les titres de dette perdent de la valeur. Ils ont toujours perdu de la valeur. Et le rythme de dépréciation accélère. En période de prospérité, ils se déprécient de 7 % par an et de 10 %, 15 % ou 20 % par an en période de crise. Si tu es au Venezuela, en Argentine ou au Liban, ils se déprécient à 60-80% par an. C’est de l’hyperinflation.

Il y a un an, nous avions dans notre bilan 500 millions $ et nous savions que la dépréciation allait atteindre 15 % par an pendant quatre ans. C’est ce qui nous a poussé à adopter le bitcoin.

Il y a de nombreuses façons de voir le bitcoin. Tu peux le considérer comme une propriété numérique, une monnaie numérique ou une énergie numérique. Si tu le caractérises comme une propriété numérique, alors j’ai acheté un bloc de propriété de 500 millions $ dans le cyberespace. Si tu le caractérises comme de la monnaie numérique, alors j’ai acheté pour 500 millions $ d’une monnaie que personne ne peut plus imprimer. Si tu le caractérises comme de l’énergie numérique, alors nous avons de l’énergie numérique immuable sous forme de bitcoin.

L’énergie numérique détenue dans le bitcoin ne souffre d’aucune perte avec le temps. Aucun coût pour la déplacer. Aucun coût pour la conserver. Aucune contrainte sur son stockage. La demi-vie du bitcoin est l’éternité.

Pourquoi ne pas convertir son bilan d’un actif qui se déprécie en un actif qui s’apprécie ? C’est ce que nous avons fait. Nous avons croqué dans la pomme en août 2020. Depuis, le bitcoin a fait ce qu’il était censé faire, c’est-à-dire s’apprécier. A partir de là, la valeur des actions de notre société a commencé à s’apprécier.

Par ailleurs, MicroStrategy avait la capacité de lever de l’argent via des flux de trésorerie, l’émission de nouvelles actions et de dette convertible. Nous continuons d’étoffer notre position en BTC car nous avons réalisé que nous pouvions (et que nous devrions) avoir deux stratégies. Une stratégie consiste en notre activité de création de logiciels. L’autre stratégie consiste à gérer une activité immobilière. MicroStrategy est devenu un promoteur dans le cyberespace. Une cyber-firme immobilière, si tu veux.

Si je te dis qu’il y a 21 millions de blocs dans le cyberespace, que chacun d’entre eux est un bitcoin, que le monde ne sera constitué que de 21 millions de blocs et que tu es arrivé 200 ans avant tout le monde. Tu vas te dire qu’il vaut mieux commencer à acheter des blocs aussi vite que possible.

On s’en est donc acheté quelques-uns Et puis on a réalisé qu’il y en avait d’autres à acheter, alors on a continué à acheter.

En somme, l’année dernière, nous étions une entreprise valant 500 millions de dollars en bourse avec une croissance de 0 % par an et 500 millions $ en cash qui se dépréciaient. L’entreprise était évaluée à environ 1 milliard $.

Aujourd’hui, MicroStrategy est une entreprise de logiciels de 500 millions $ qui croît d’environ 10% par an. Nous avons gagné de la croissance et de la notoriété, ce qui est bon pour le moral des employés. Nous sommes aussi une entreprise de 5 milliards $ investis dans l’immobilier Bitcoin arborant une croissance de 100% par an, voire plus.

[…]

Pourquoi l’avons-nous fait ? Premièrement de manière défensive. Je ne voulais pas perdre mon argent. Nous sommes ensuite devenus opportuniste. Je l’ai fait parce que je le pouvais. La troisième étape est stratégique.

C’est une très bonne idée d’acheter tout le cyber Manhattan avant que tout le monde ne s’y installe.

Si le Bitcoin s’apprécie de 100% par an, et si je peux emprunter de l’argent à 6%, 5% ou 1%, alors mon arbitrage sera de 100% ou 95%, qu’importe. Le bitcoin s’est apprécié de 130% en moyenne pendant une décennie. Encore plus rapidement cette année.

Nous pensons qu’il s’appréciera de 110% dans un avenir proche. Si je peux emprunter de l’argent à 5%, je vais obtenir un arbitrage de 105%, pourquoi ne le ferais-je pas ?

A l’origine, je voulais simplement ne pas perdre de pouvoir d’achat. La plupart des gens n’imaginent pas que le pouvoir d’achat de leurs dollars diminue, mais une fois que tu comprends ce qu’est l’inflation, tu comprends que ton patrimoine est en train d’être détruit. Donc au début, nous voulions juste préserver les richesses de l’entreprise.

Puis nous avons réalisé que le Bitcoin est un bien de grande qualité. Je pense que l’épiphanie c’est quand tu réalises que Bitcoin est le réseau de propriété numérique dominant, que la propriété numérique est bien meilleure que la propriété physique.

Si je concevais théoriquement une propriété numérique pour stocker un milliard $, je voudrais la tenir dans la paume de ma main, la déplacer à la vitesse de la lumière, la faire vibrer mille fois par seconde. Je veux qu’elle soit éternelle. Je veux une énergie immortelle, indestructible, infinie, toute puissante et programmable.

Je peux transformer un milliard $ en un bâtiment. Et vice versa, en théorie. Je peux acheter pour un milliard $ d’électricité. Je peux acheter pour un milliard $ d’armes à feu. Tu peux acheter ce que tu veux. L’argent est en fin de compte de l’énergie monétaire que l’on peut convertir en n’importe quel type de produit, service ou propriété.

Une fois que tu réalises que le bitcoin est une propriété numérique, ou de l’argent numérique, ou de l’énergie numérique, toutes ces choses, alors il devient clair que tout ce que tu pourrais posséder est inférieur à cela. Tu ne voudras pas détenir autre chose que de l’énergie numérique pure.

Pourquoi voulez-vous posséder un bâtiment ? C’est un endroit pour vivre à l’abri du froid. C’est une bonne raison d’en avoir. Mais si vous choisissez de posséder un gratte-ciel de 50 étages à Manhattan, est-ce aussi bien qu’une propriété numérique ?

Non, car le maire de Manhattan peut saisir votre immeuble par expropriation. Si tu envisages de louer l’immeuble, un politicien peut t’interdire d’expulser tes locataires qui ne paient pas. La propriété dans le domaine physique peut être menacée. […]

En plus de ça, votre propriété physique va être taxée. Quand ils décident de taxer votre immeuble, vous ne pouvez pas le déplacer. Si vous avez une propriété d’un milliard $ à Manhattan, elle n’est pas également désirable pour tous les habitants de la planète.

Ce que je veux, c’est quelque chose qui soit universellement désirable à travers l’espace et le temps. Est-ce que ton immeuble sera désirable dans 500 ans ? Et puis il y a le coût de maintenance. Le coût d’entretien est l’investissement théorique devant être constamment renouvelé pour préserver la valeur de la propriété. […]

La propriété dans le domaine physique ne conserve pas sa valeur dans le temps ni dans l’espace. Le Rockefeller Center n’est pas la même chose que 1 000 hectares au Kansas. Le Rockefeller center n’est même pas la même chose qu’un autre grand bâtiment à Manhattan. Alors qu’un bitcoin est la même chose qu’un bitcoin.

Comment se débarrasser de la volatilité ? Un bitcoin est égal à un bitcoin. Un bitcoin est un vingt-et-un millionième de toute l’énergie du réseau. Qu’est-ce que ça sera dans 1 000 ans ? Un vingt-millionième de toute l’énergie du réseau. Pour qui est-ce intéressant ? Tous ceux qui rejoignent le réseau. Qui peut rejoindre le réseau ? Il est ouvert à tous sans aucune restriction. […]

Un immeuble à Manhattan est intéressant pour les personnes qui font des affaires à Manhattan. […] Un Picasso est une propriété intéressante pour les personnes qui apprécient les Picasso. On peut supposer que c’est le cas pour un grand nombre de personnes, mais pas pour tout le monde. L’or a de la valeur pour les personnes qui l’apprécient. Les balles ont de la valeur pour les personnes qui veulent tirer des balles. Mais si la balle ne rentre pas dans votre arme, c’est comme une pierre. Il y a certaines balles que tu voudras et d’autres non. Alors pourquoi le bitcoin ?

Le bitcoin est la propriété la plus universellement désirable dans l’espace et le temps. C’est le bien dont le coût de maintenance est le plus faible. Aucun coût alors qu’il faut payer pour stocker son or ou ses œuvres d’art. Il y a un coût pour stocker tout stocker. Tu possèdes une entreprise ? Il y a un coût à posséder une entreprise. Il faut payer le PDG et l’équipe de direction. […]

Il est beaucoup plus difficile de saisir un milliard $ de bitcoins que de saisir un milliard $ de terrains, d’œuvres d’art, d’or, de bâtiments ou d’actions. Il est facile de saisir un milliard de dollars à la banque.

Si je voulais prendre tout l’argent de tout le monde en Argentine, je pourrais le faire en une nuit. Si les Argentins utilisaient tous des bitcoins et détenaient leurs propres clés privées, je devrais incarcérer 70 millions de personnes pendant 90 jours, et je devrais les faire parler. […] Il est probablement 10 millions à 100 millions de fois plus difficile de saisir des bitcoins que de l’argent liquide, des crédits ou des titres. […].

C’est facile de saisir tout l’or. Il est très difficile de saisir les mots de passe dans la tête des gens.
Donc je regarde le Bitcoin et je pense que c’est une propriété universelle et éternelle, facile à déplacer et très difficile à saisir / taxer. Cela le rend universellement attrayant. S’il devient illégal de posséder des bitcoins dans ton pays, tu peux les emmener dans un autre pays. Essayez d’emmener un milliard $ en or dans un autre pays…

[…]

Pour 8 milliards de personnes, Bitcoin offre la possibilité d’une autonomisation économique. Si tu veux donner de la joie à 8 milliards de personnes, tu as besoin de numériser la musique. Si tu veux éduquer 8 milliards de personnes, tu as besoin de livres numériques ou d’une éducation numérique. Si tu veux donner de la richesse à 8 milliards de personnes, vous tu as besoin de propriété numérique, d’argent numérique.

Il n’y a rien d’autre. Il n’y a rien d’autre qui offre cette promesse. La raison pour laquelle Bitcoin est puissant est qu’en fin de compte, vous pouvez mettre des trillions et des trillions de dollars d’énergie sur le réseau et la distribuer sur le Lightning Network à 8 milliards d’appareils mobiles qui coûtent 50 dollars. […] C’est sans friction, à la vitesse de la lumière, à n’importe quelle échelle, à n’importe quelle fréquence.

Bitcoin est un réseau de transaction ainsi qu’un réseau monétaire révolutionnaire en même temps. Une double révolution. Il te permet dans le premier cas de distribuer de l’énergie monétaire à des milliards et des milliards de personnes, des milliards de fois par heure. C’est quelque chose de merveilleux. Dans l’autre cas, tu peux stocker un milliard d’énergie dans une batterie pendant 100 ans et avoir toujours cette énergie. Il n’y a aucune autre façon de stocker un milliard $ d’énergie monétaire pendant 100 ans sans la dissiper.

En or, vous en dissipez 90% en 100 ans. En fiat, en dollars US, vous en dissipez 98%, 99% en 100 ans. En énergie électrique, vous en dissipez 100%. Personne ne peut stocker de l’énergie électrique pendant 100 ans. Vous la dissipez entièrement.

[…]

Je pense que le bitcoin est la prochaine évolution logique de l’énergie. L’avènement de l’énergie électrique fut une grande affaire. Lorsque nous avions l’énergie mécanique, on plaçait un moulin autour d’une turbine et chaque machine devait fonctionner à partir de cette turbine. Puis nous sommes passés à l’énergie électrique, ce qui permettait de ne pas avoir à construire autour de la turbine. » […]

Alex McShane – Que faut-il pour que le bitcoin devienne la monnaie la plus forte ?

« Je pense que Bitcoin, en tant que réseau, va continuer à se développer. Il va démonétiser d’autres actifs. Les actifs qu’il va démonétiser seront fonction des cultures dans lesquelles il se trouve. Par exemple, dans une culture où il y a une hyperinflation et où le gouvernement s’effondre, la monnaie sera démonétisée, car tout le monde a désespérément besoin d’une monnaie et il n’y a pas d’alternative.

[…]

Mon entreprise aurait normalement placé 90 % de sa trésorerie dans la dette souveraine et le reste en cash. Ce que nous avons fait, c’est que nous avons démonétisé la dette souveraine en grande partie. Nous l’avons transformée en bitcoin.

Je pense que dans le monde développé, en Europe et aux États-Unis, le bitcoin va démonétiser la dette, la dette de faible qualité ou à faible rendement. Il va démonétiser les comptes d’épargne. En 2020, la plupart des gens avaient déjà renoncé aux comptes d’épargne. Vers quoi se sont-ils tournés ? Les ETFs.

Je pense que Bitcoin va démonétiser les ETF, l’immobilier commercial et la dette du monde développé. Dans le monde en développement, dans des endroits comme l’Iran, la Chine, la Corée du Nord, le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan, là où le système bancaire n’est pas stable, où l’inflation galope.

Ce que vous allez voir, c’est que sur environ 180 pays, 15 ou 20 d’entre eux conserveront le privilège d’émettre leur propre monnaie. Ces pays vont perdre leur monnaie. Je pense qu’ils vont se dollariser. Et la meilleure façon de dollariser est la stratégie du Salvador, qui est une application mobile qui a des dollars et des bitcoins sur le réseau Lightning. […]

Si j’étais au Japon, je détiendrais un mois de Yen. Si j’étais en Italie, je détiendrais un mois d’euros. Si j’étais dans une économie en dollars, je détiendrais un mois de dollars et j’investirais le reste dans mon portefeuille d’actifs à long terme, mon portefeuille « immobilier ».

Je pense que 100 000 milliards $ de capitaux quitter les biens d’investissement des pays développés pour atterrir dans le bitcoin. […] Le dollar deviendra la monnaie utilisée au Venezuela, en Argentine, en Afrique. Nommez une monnaie en Afrique que vous préféreriez avoir dans votre portefeuille plutôt que le dollar. Aucune. Y a-t-il une meilleure monnaie en Afrique que le dollar ?

La situation idéale à laquelle d’avoir 100 % de ses actifs en bitcoins et de générer une dette en mettant une partie de mes BTC en gage. Si vos dépenses sont inférieures à l’appréciation de vos BTC, vous n’aurez jamais à vendre quoi que ce soit, jamais. […] En fin de compte, ce serait la situation idéale, vous voudriez détenir des bitcoins et tirer des lignes de crédit dans les monnaies qui existent.

Je pense que ce que nous verrons. Un jour, il n’y aura plus que 5 ou 10 monnaies, comme la monnaie chinoise, le dollar américain, l’euro. La seule façon pour les monnaies d’exister est pour le gouvernement de rester viable. […]

Comment le bitcoin va-t-il se développer ? Il se développera à des rythmes différents, de manière organique, dans différents pays, sur différents marchés, en fonction de la culture, de la loi, des circonstances des personnes, des crises et du bon sens.

Mon opinion, qui est assez bien connue. Si tu as pour 10 millions $ de bitcoins, et que tu veux acheter quelque chose, il vaut mieux ne pas vendre les bitcoins. Il vaut mieux emprunter en mettant ses bitcoins en gage.

Si la volatilité du bitcoin est de plus ou moins 80%, fais un prêt ne dépassant pas 10% de la valeur de vos BTC et tu seras en sécurité. Si tu es raisonnablement certain que le bitcoin va s’apprécier de 20 % par an et que la volatilité baissière annuelle n’excédera pas de plus de 80 % par an, ou 50 % par an, à toi de choisir quelle proportion de tes BTC mettre en gage…

Si tu préfères vendre tes bitcoins plutôt que de les mettre en gage et emprunter pour acheter ce que tu veux acheter, c’est une diversification. Tu peux vouloir diversifier, c’est une décision personnelle. Mais si tu as un actif qui augmente de 130 % par an, et que tu me demandes de te citer un autre actif augmentant de 130 % par an pour « diversifier », la réponse est que je n’ai rien.

Si vous me dites que je dois diviser mon argent par moitié, la moitié va dans le Bitcoin, quelle est l’autre moitié ? Je n’en sais rien. Un portefeuille de grandes valeurs technologiques peut-être ? Peut-être le Nasdaq ? Peut-être une combinaison d’Apple, Amazon, Facebook et Google ? Peut-être. Ou si je veux être très conservateur, j’achète juste une maison dans laquelle je m’attends à vivre pour le reste de ma vie.

Je ne m’attends pas à ce qu’une maison d’un million $ vaille un milliard $ dans vingt ans. Par contre, il y a des gens qui ont mis un million dans des bitcoins et qui vont en tirer un milliard en les conservant. »

Alex McShane – Que pensez-vous de l’avenir des prêts en bitcoins ? Que pensez-vous de la cooptation par les banques de la garde des bitcoins de la majorité des gens ?

« Je pense qu’il existe un marché dynamique et très dynamique d’applications Bitcoin qui mutent plus vite que nous ne pouvons en parler ou les décrire, dans toutes les juridictions.

Par exemple, certains utilisent des cold wallet. C’est une bonne chose. Mais même ceux qui utilisent des cold wallets savent qu’il existe d’autres cas d’utilisation, comme l’application Chivo au Salvador. Il s’agit d’un portefeuille téléchargeable qui déplace des bitcoins sur le Lightning Network. C’est plus risqué. Il y a un KYC impliqué, donc ce n’est pas aussi privé. C’est plus risqué parce que vous pouvez perdre votre téléphone portable, mais c’est plus rapide.

[…]

Pour défendre le président du Salvador, il est difficile de donner 30 dollars de bitcoin à chaque citoyen, à moins de faire une sorte de contrôle de citoyenneté KYC. Sinon, un citoyen var ses 30 $ 10 millions de fois.

[…]

Si vous croyez en Bitcoin, c’est évident. Si vous ne croyez pas en Bitcoin, peut-être que vous ne devriez pas être dans ce business. Si vous me regardez en face et que vous ne pensez pas que Bitcoin va atteindre 1 million de dollars par pièce, puis 10 millions de dollars par pièce, je ne pense pas que vous devriez être un mineur de Bitcoin. Je ne pense pas que vous devriez être un exchanges. »

Alex McShane – une remarque finale Michael ?

« Ma remarque finale est la suivante : je pensais que le bitcoin était une bonne idée en août 2020.Les développements fondamentaux de chacun de ces 13 derniers mois en ont fait une meilleure idée. Chaque mois. Chaque semaine, je vois presque, un nouveau développement qui rend le réseau plus fort, plus intelligent, plus rapide, plus solide. Il le rend plus antifragile. Il devient de plus en plus clair que c’est l’avenir de la propriété numérique. C’est l’énergie numérique. C’est l’avenir de l’argent numérique. C’est la solution aux problèmes du monde.

C’est un impératif macroéconomique pour 500 000 milliards de dollars de capitaux. C’est un impératif technique pour tout le monde dans l’industrie technologique, dans l’industrie énergétique, et c’est un impératif moral pour tout le monde sur Terre.

[…]

Même l’exode de la Chine, qui est probablement l’événement le plus brutal que nous ayons vu, a été une bonne chose pour le réseau et a éliminé les plus grandes menaces existentielles. Le bitcoin va-t-il être détourné par le gouvernement chinois ? Qu’en est-il d’une attaque à 51 % ? Dans quelle mesure le réseau est-il antifragile ? Bitcoin est-il une technologie américaine ou chinoise ?

Suite à l’exode chinois, il est devenu clair que le bitcoin est une technologie américaine. C’est une bonne chose pour le monde occidental. Cela fait partie de l’attirail technologique occidental. C’est Google, Apple, Amazon, Facebook et Bitcoin. La pire chose qui soit arrivée est finalement la meilleure chose qui soit arrivée.

Tous les dominos sont en train de tomber. Des entreprises l’adoptent, des banques l’adoptent, des politiciens le soutiennent. Le FUD négatif dans les médias se réduit à des gens qui remarquent que le bitcoin est la technologie la plus perturbatrice de la décennie. Même la publicité négative est une publicité positive. Si ces gens le détestent autant, il doit être vraiment bon pour qu’ils en aient si peur.

Une onde de choc se forme quand vous vous déplacez plus vite que l’air. Si je me déplace dans l’air plus vite que l’air ne peut s’écouler autour de moi, alors je crée une onde de choc. Le bitcoin crée des turbulences parce qu’il va trop vite.

Quand vous voyez un politicien mal informé qui le critique, c’est parce qu’on lui a demandé d’avoir une opinion et qu’il a eu dix minutes pour l’étudier et qu’il a donc donné une opinion non informée.

Quand un investisseur milliardaire dit qu’il préfère l’or, c’est parce qu’on lui a demandé d’avoir une opinion et qu’il a passé 30 ans à étudier l’or, alors qu’il n’a pas passé 30 heures, 300 heures ou mille heures à étudier le bitcoin. Ils ont eu 30 minutes, ou 60 minutes, 15 minutes.

[…]

Il n’y a pas de critiques éclairées. Je n’en ai pas encore vu. Il y a des critiques non informées. Et qu’est-ce que c’est ? C’est comme si votre avion de chasse percutait un mur d’air plus vite que la vitesse du son et que vous obteniez une onde de choc, des turbulences, de la chaleur, du bruit et de la fureur.

C’est une mauvaise chose ? Non, cela signifie simplement que nous allons vite. Nous bougeons très vite et nous nous faisons remarquer, et tout le monde doit le remarquer. Lorsque vous demandez au porte-parole du Kremlin, de Poutine, si la Russie va adopter le bitcoin comme monnaie nationale, et qu’il vous répond que ce n’est pas encore le cas, ce n’est pas un signal négatif. C’est un signal positif. Personne n’a demandé à Poutine s’ils allaient adopter les actions Apple, ou l’or, ou l’argent, ou la pièce de pierre géante du peuple Yap, comme monnaie en Russie.

Il n’y a qu’une seule question qu’ils leur posent. Et ils leur posent la question parce qu’elle est sur la table, et c’est révélateur du succès de Bitcoin.

Donc pour résumer, je suis plus optimiste que jamais. »

Nicolas Teterel

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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