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Le Venezuela paie des importations d'Iran et de Turquie en Bitcoin pour éviter des sanctions.

ven 18 Déc 2020 ▪ 16h00 ▪ 3 min de lecture - par Zoé De La Roche

Les cryptomonnaies diviseront-elles le monde en deux ? D’un côté, les soumis au dollar, de l’autre ceux qui refusent de s’incliner face au billet vert. Le Venezuela aurait payé des importations en Bitcoin (BTC). Une nouvelle monnaie révolutionnaire est née ?

Bitcoin comme monnaie d’échange complémentaire à l’or

Selon un rapport d’investigation publié par RunRun.es, le Venezuela envisage d’utiliser Bitcoin et d’autres cryptomonnaies pour payer ses importations et contourner les sanctions économiques américaines.

Le journaliste Nelson Bocaranda cite des sources anonymes de la banque centrale du pays qui affirment que des paiements en Bitcoin ont été effectués vers des pays tels que l’Iran et la Turquie.

La nature exacte de ces importations est inconnue bien que ces 2 alliés du Venezuela fournissent le pays en denrées alimentaires et carburant en échange d’or.

Nicolàs Maduro avait tenté d’introduire la cryptomonnaie Petro (PTR), garantie par le pétrole en 2018 mais, un faible niveau d’adoption a contraint le gouvernement à explorer d’autres alternatives qui incluent Bitcoin et Ethereum (ETH).

Les cryptos se dressent contre le méchant Oncle Sam

Septembre 2020, Maduro déclare publiquement que son administration envisageait de recourir à Bitcoin et à d’autres cryptomonnaies pour tous les types de transactions : publiques, privées, internes ou externes.

Octobre 2020, l’Assemblée nationale du Venezuela avait entériné l’Anti-blockade law qui accorde des pouvoirs exécutifs supplémentaires pour la mise en place de mesures destinées à contourner les sanctions, y compris en autorisant la création et l’utilisation de cryptos comme instrument monétaire.

En novembre 2020, le gouvernement a procédé à la création de sa propre exploitation de minage, le Digital assets production center.

Il a également lancé un exchange supervisé par le National cryptoactive superintendency, pour permettre aux citoyens d’échanger des bolivars contre des Bitcoins.

L’Iran a également pris des mesures similaires, en instaurant une loi qui autorise l’utilisation de Bitcoin pour le paiement des importations.

Bitcoin, une monnaie terroriste et communiste : les Etats-Unis et leurs alliés ne se priveront certainement pas de salir encore plus le nom de Bitcoin. Ils ne peuvent trainer personne devant les tribunaux acquis aux causes des fiats compte tenu de la nature décentralisée de Bitcoin ; le dénigrer est alors leur seul recours. Un Bitcoin né dans la Colombie d’Escobar : on avait eu droit à cette thèse de drogué. On aura bientôt droit à un Satoshi Nakamoto vénézuélien. Si le Che n’était pas décédé des dizaines d’années bien avant la naissance de Bitcoin,  on l’aura également soupçonné d’être le papa de ce dernier.

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Zoé De La Roche

La mode c'est bien, mais la blockchain c'est l'avenir, on est d'accord non ?! C'est une super opportunité et un secteur en pleine évolution ! Au quotidien, mon travail c'est d'essayer de vulgariser au mieux les cryptos/blockchain qui paraissent pour beaucoup trop techniques.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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