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A la découverte de BitRiver, le leader des Datas Center et du mining en Russie !

L’écologie est un mot qui se bouscule sur nos lèvres ces dernières décennies. Fréquemment mis sur le devant de la scène pour sa consommation excessive d’électricité, le Proof of Work (PoW) est pour beaucoup dépassée.  C’est pour cette raison qu’un grand nombre d’acteurs de l’écosystème estiment qu’il est amené à disparaître d’ici les prochaines années pour être progressivement remplacé par le Proof of Stake (PoS). Néanmoins la PoW offre à ce jour la meilleure sécurité et le mining est une part importante de l’industrie blockchain. Pour cette nouvelle interview internationale, nous accueillons aujourd’hui Igor Runets, le PDG de BitRiver, le plus gros Data Center de Russie et de la Communauté des États indépendants (CEI)

Bonjour Igor, pouvez-vous vous présenter ?

Oui bien sûr, originaire de Russie, je suis dans le secteur des télécommunications et des Data Center dans lequel j’ai fondé pas mal de compagnies en 2010. Après avoir aidé au développement de celle-ci je déménage en 2015 au USA pour obtenir mon MBA à l’Université de Stanford. C’est d’ailleurs là bas que j’ai rencontré Thomas Bailey qui deviendra mon business partner.

Igor Runets, PDG de BitRiver

Comment en êtes-vous arrivé à lancer BitRiver ?

Quand j’étais aux USA j’ai longuement discuté avec Thomas qui était très porté sur la finance et les cryptomonnaies. Nous avons réfléchi ensemble sur la meilleure manière d’exploiter à la fois ses compétences en finances et cryptos et mes compétences techniques. Le business du mining et des cryptomonnaies n’étant pas si éloigné que ça de celui des Data Center nous en sommes arrivés à l’idée d’un fond pour du mining

Nous voulions lancer notre fond dans mon pays natal en Russie, mais suite à des problèmes géopolitiques nous les avons implantés en Chine. Nous avons ensuite pu développer et fonder notre Data Center en 2017 à Bratsk, une petite ville russe de 250 000 habitants. Depuis je gère et manage ce projet et BitRiver n’a cessé de grossir jusqu’à s’imposer comme le leader des Data Center en Russie et dans la CEI.

BitRiver, la plus grosse ferme de mining de Russie

Quel a été le premier Miner que vous avez acheté en vous lançant dans le business ? 

Il s’agissait d’un Antminer S7 de Bitmain, qui n’était d’ailleurs pas un très bon achat, mais que voulez-vous, il faut bien commencer quelque part.

Avez-vous déjà été déçu par le secteur du mining ?

Les cryptos sont un secteur très volatile et il en va donc de même pour le mining. Néanmoins je n’ai jamais eu de déception sur le secteur en lui-même. Je pense que l’on peut d’ailleurs considérer le mining comme une sous-industrie de la blockchain à part entière car nous avons nos propres codes et réglementations

Les revenus que nous percevons étant soumis à moults paramètres, il faut s’adapter en temps réel pour optimiser ceux-ci. Après j’ai déjà été déçu concernant le matériel que nous avons pu acheter. À nos débuts il nous arrivait d’acheter du matériel à plein tarif avant de nous apercevoir que quelques mois plus tard celui-ci ne valait plus grand chose. Comme tout business nous avons fait des erreurs et en sommes ressortis grandi.

Au vu des fluctuations des revenus du mining, que faire pour que ceux-ci soient le plus stable possible ? 

Il faut toujours garder en tête que le prix des dépenses d’exploitation (OPEX) se doit d’être le plus faible possible. Cela passe en autre par une recherche constante du meilleur matériel et de l’électricité la moins chère. Enfin il faut évidemment que votre matériel soit opérationnel le plus de temps possible dans l’année afin d’optimiser les récompenses de chaque bloc.

Pourquoi avoir choisi la ville de Bratsk pour BitRiver ?

Comme je l’ai précédemment dit, nous voulions absolument que notre compagnie soit basée en Russie. Au vu de la grandeur de mon pays de nombreuses localisations étaient possible, mais nous avons retenu Bratsk pour les raisons suivantes : 

  • par le passé le gouvernement russe voulant concentrer les entreprises consommant beaucoup d’électricité en un endroit a construit beaucoup de ressources électriques
  • l’électricité est majoritairement verte car issue de l’hydroélectrique. Bratsk dispose de la deuxième plus grosse centrale hydroélectrique de Russie
  • l’hydroélectrique étant l’énergie la moins cher à ce jour, cela diminue notre OPEX
  • la température annuelle moyenne est de -2°C ce qui est parfait pour le mining. 
  • Bratsk est situé dans une région stable aussi bien sur le plan géopolitique qu’ environnemental. Nous sommes donc à l’abri de catastrophes qui pourraient perturber nos services.
  • sa proximité géographique avec la Chine d’où vient le matériel. Ce qui permet une livraison plus rapide de celui-ci, ainsi qu’une diminution des coûts.
Le barrage de Bratsk

Beaucoup pense qu’à grande échelle le mining porterait un coup fatal à notre planète. Qu’en penses-tu ?

Il faut prendre en compte que si beaucoup d’opérations de mining ont commencé de manière non efficiente et avec des énergies carbonées, nous sommes maintenant dans une optimisation perpétuelle de la dépense. Nous avons donc du matériel moins énergivore et utilisons des énergies plus vertes, ce qui contribue au développement de celles-ci, comme l’hydroélectrique qui est l’électricité la moins chère. Je pense donc que comme toute technologie nous optimiserons encore celle-ci et que ça ne portera pas atteinte à l’intégrité de notre Terre. 

BitRiver ne propose que du mining c’est bien ça ? 

En effet, nous sommes avant tout le plus gros Data Center de la région CEI. Nous fournissons donc une infrastructure informatique pour les projets nécessitant une grande puissance de calcul. Si celle-ci peut en effet être utilisée pour miner des cryptomonnaies, nous avons des clients qui l’utilisent pour du traitement graphique ou de la recherche. 

Si on reste du côté crypto, nous pouvons également héberger des noeuds pour du staking ou pour tout autre système de consensus. Nous nous adoptons à la demande de nos clients. Chez BitRiver, le client est roi.

Qu’avez-vous fait pour devenir le plus gros Data center ? 

Tout d’abord il faut avoir une vision très précise de ce que l’on veut et savoir que le business du mining n’est pas des plus facile. Lorsque nous nous sommes lancés, l’économie n’était pas très bonne ce qui n’attirait pas beaucoup d’investisseurs dans des secteurs aussi dangereux que le mining. Nous avons réussi à obtenir l’un, si n’est le meilleur emplacement du pays et nous sommes installés. Malgré des débuts difficiles à cause du manque de financement, nous sommes toujours restés confiants sur le potentiel à long terme du mining. Je pense que tous les business qui réussissent sont ceux qui osent se lancer sur les océans bleus. Plus de risques donnent à terme plus de résultats.  

Comment vos clients choisissent les cryptos qu’ils vont miner ? Vous avez une sorte de bouquet ?

Nous discutons avec nos clients pour élaborer ensemble une stratégie du moment que celles-ci respectent la loi. Au cours de cette année, le gouvernement russe a fait de nombreux changements sur la régulation crypto et fiat. Grâce à celle-ci, l’équipement de mining est parfaitement légal car considéré comme un simple outil pour de la puissance de calcul. Il n’y a donc pas de restriction pour l’utilisateur sur les coins qu’il peut miner. 

Quel est la position du gouvernement sur le Bitcoin et la Blockchain ? 

Notre gouvernement a toujours été contre les cryptos, surtout lorsque celles-ci sont utilisées pour acheter des biens ou des services. Une telle restriction n’incite pas les investisseurs à se pencher sur ce genre de service. Paradoxalement mais heureusement pour nous, le gouvernement est très favorable au mining et au Data Center. En effet en Russie nous avons dans certaines régions un important surplus de production d’énergie. Les Data Center et donc indirectement le mining règlent ce problème et développent l’économie de régions concernées. 

Concernant la technologie blockchain en elle même, le gouvernement est conscient de son potentiel et très favorable à celle-ci notamment pour les votes et sécurisation des données.

Au vu des investissements massifs de l’Iran dans le mining, beaucoup pensent que nous avons là un futur leader du secteur. Vous sentez vous menacé ?

Il ne faut jamais dénigrer la concurrence mais nous ne sommes ici nullement inquiets. Il est quasiment impossible d’obtenir de l’électricité moins cher que celle créée à partir de l’hydroélectrique. Des pays comme l’Iran qui utilisent majoritairement des énergies fossiles et qui sont des pays où la température moyenne est élevée sont donc à notre sens hors course. De plus, l’Iran est un pays instable au niveau de ses ressources et de sa politique ce qui limitera le nombre d’investisseurs.

À quelle rythme remplacez-vous vos équipements ? 

BitRiver ne prend pas cette décision, ce sont nos clients qui la prennent et nous en informent. Chaque client décide donc du matériel qu’il veut utiliser, quand il souhaite le remplacer ou même le vendre. Certains de nos clients utilisent encore du matériel qu’ils ont acheté il y a 5 ans lorsque d’autres sont à l’affût des nouveautés. Chacun s’adapte en fonction de sa stratégie et de ses moyens, mais je dirai que la majorité remplace ses appareils tous les 2 ans.

Si je mine un coin qui fait un hardfork, puis-je récupérer ceux-ci ? 

Bien entendu ! Vu que nous fournissons uniquement l’environnement, il est normal que les utilisateurs les récupèrent. Ils ont également leur mot à dire à ce sujet et sont donc libres de choisir les pools qu’ils rejoignent.

Pensez-vous que le halving a un bon ou un mauvais impact sur le mining ?

Je pense que c’est plutôt un non évènement, un simple cycle comme souvent. Nombreux sont ceux achetant du matériel et le revendant vers le halving pour ensuite racheter ultérieurement plus de matériel à un prix plus faible. Après ce n’est pas forcément la stratégie la plus optimale car on ne peut pas  prédire le prix du bitcoin ou du matériel. Néanmoins l’avantage des cryptos c’est que beaucoup de paramètres tels que le supply ou la difficulté sont prédictibles, permettant de créer sa propre stratégie.  Concernant BitRiver, le halving de 2020 n’a rien changé à notre business.

La Covid19 vous a-t-il posé des problèmes ?

La majorité du matériel étant issu de Chine, nous avons évidemment eu des problèmes logistiques à gérer au début de l’année. Cette situation s’étant par la suite rapidement arrangée, nous espérons que 2021 se déroulera normalement.

Avant d’acheter un miner, quels paramètres dois-je prendre en compte ?

Premièrement, vous devez regarder les Watts que votre appareil va consommer pour sa puissance de hachage. Cela vous permet d’évaluer le ROI et d’évaluer si l’achat en vaut la peine. Deuxièmement, vous devez trouver du matériel rapidement livrable. Si vous passez une commande et quand votre équipement arrive 6 mois plus tard que prévu, en plus d’être déjà dépassé, le marché peut également être en votre défaveur.

Quel est le dernier gros évènement de BitRiver ? 

Sans aucun doute l’association d’entreprise que nous avons fait au mois de novembre avec En+ Group. Il s’agit d’une entreprise anglo-russe, fondée en 2002, employant près de 100 000 personnes. En + Group est un leader du marché qui dispose du plus grand générateur hydroélectrique indépendant au monde. Le surplus d’énergie produit par l’entreprise nous sera fourni. Nous aurons donc accès à de l’énergie renouvelable à un faible coût, ce qui nous permettra d’agrandir notre offre, tout en contribuant à démocratiser le mining de cryptos.

En + Group

Comment définiriez-vous BitRiver en 3 mots ? 

  1. Scalable
  2. Durable
  3. Stable

Nous sommes très fiers car BitRiver est resté fidèle à sa vision d’origine : fournir un service en ligne quasiment 100 % du temps afin que nos clients soient sereins en utilisant nos services. Nos solutions peuvent être facilement étendues à grande échelle et sont respectueuses de l’environnement. 

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( Responsable Éditorial )

Président et Cofondateur de MinedHack et fervent défenseur de la Blockchain depuis 2017, je suis conscient que sans explications et vision de l’industrie son adoption n’aura jamais lieu. J’ose espérer en tant que Reporter et Rédacteur de CoinTribune aider à cette mission.

DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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