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La bombe à retardement au coeur de Wall Street qui fera exploser le Bitcoin

Le Covid a plongé le Monde en récession et, conformément à l’adage, c’est lorsque la marée est basse que l’on voit ceux qui nagent sans short. Un remake de 2008 est en gestation à cause de la titrisation des dettes des entreprises américaines zombies. Le double effet kiss cool… La raison d’être du Bitcoin n’a jamais été aussi limpide face à l’océan de fausse monnaie qui va se déverser dans les banques.

Une récession pire qu’en 2008

Les chiffres sont abasourdissants. -25 % du PIB de février à avril pour l’Angleterre. -20 % en France pour le second trimestre (-11 % prévu pour 2020). Du jamais vu…

Le PIB anglais chute d'un quart

Aux États-Unis, la plus longue période de croissance depuis la seconde guerre mondiale (11 ans) s’est terminée avec un recul de 5 % au premier trimestre. Et avec 2 millions d’américains infectés par le coronavirus, certains tablent sur une chute de 50 % du PIB au second trimestre…

Le taux de chômage a quadruplé pour s’établir au-dessus de 20 % avec 46 millions de chômeurs (1/3 de la population active). Nous sommes sur le niveau de chômage de 1929… Et alors que 38 millions d’américains allaient régulièrement aux « restos du cœur » (food stamps), ils sont désormais probablement 100 millions…

Or, lors de la crise des subprimes, la banque Lehman Brothers s’effondra 9 mois apres le début de la hausse du taux de chômage. Est-ce que l’histoire pourrait se répéter au mois de septembre 2020 ? Absolument et la nouvelle bombe financière au cœur de Wall Street se nomme cette fois CLO

End the FED

La crise de 2008 fut une histoire de prêts immobiliers. Des centaines de milliards (environ 650) de ces prêts avaient été « titrisés ». Encore un bel ésotérisme de banquier mais n’ayez crainte, c’est très simple : Si les prêts (immobiliers, par exemple) étaient des pommes, nous pourrions comparer la titrisation à la fabrication de gros pots de compote portant la mention « qualité supérieure » sur l’étiquette alors qu’ils contiennent une bonne partie de pommes pourries…

En changeant la nature des prêts (en les titrisant), les banques peuvent se débarrasser de ces gros pots de compote sur les « marchés financiers » alors que ce n’est pas possible pomme par pomme. L’objectif de cette tambouille est d’évacuer ces prêts (pommes) de leurs bilans pour contourner les règles de Bâle et ainsi pouvoir prêter toujours plus.

Enfin, « évacuer » est un bien grand mot. Les banques cèdent en réalité d’une main des risques qu’elles rachètent de l’autre mais cette fois en tant « qu’investissements » (compote de prêts titrisés). Cette compote n’est pas comptabilisée dans le calcul du ratio de fonds propres de la même manière que les prêts non titrisés. Les obligations en matière de fonds propres sont alors beaucoup plus faibles…

Les banques font croire que le risque est évacué mais on s’est rendu compte en 2008 que ces bombes à retardement avaient fini en bonne partie chez Lehman Brothers. Et lorsque Wall Street sacrifia la banque sur l’autel du capitalisme, cela offrit une excuse à la FED complice pour faire tourner la planche à billets. Un plan sans accrocs…

« Bombes à retardement » car les banques américaines ont sciemment préparé le terreau de la crise en prêtant à n’importe qui. On parlait dans le milieu de prêts dits ninja (No Income, no Job, no Assets / Pas de revenu, pas de boulot, pas de patrimoine). Et qui plus est, ces prêts étaient assortis d’un taux variable ! Si bien que lorsque la FED releva son taux directeur de 1 % à 5 % entre 2005 et 2007, des millions d’américains se sont retrouvés dans l’incapacité de payer leurs traites immobilières. Les banques saisirent 10 millions de maisons et la FED imprima près de 2000 milliards $ en trois ans. Jackpot…

CLO

La compote de produits titrisés périmés de 2008 s’appelait CDO (Collateralized Debt Obligation). Ces derniers ne sont passés de mode et la star est désormais le CLO (Collateralized Leveraged Obligation). Même couleur et même goût que le CDO. Simplement, au lieu de paquets de prêts immobiliers, ce sont des paquets de prêts aux entreprises. Et surtout des entreprises au bord de la faillite…

Part des entreprises US dont le service de la dette est plus important que leurs profits
Source : ZEROHEDGE

Pour le dire autrement, les CLO agglomèrent les « subprimes » de la dette d’entreprise. C’est-à-dire des dettes d’entreprises qui n’arrivent plus à emprunter sur les marchés ou auprès de leur banque. En tout, il y en existe pour plus de 1100 milliards $ dont l’écrasante majorité a été titrisée.

La banque des règlements internationaux estime que le marché des CLO représente 900 milliards $ aux États-Unis. À titre de comparaison, les paquets de prêts immobiliers titrisés représentaient « seulement » 650 milliards en 2007.

Ainsi, tout comme le crédit immobilier facile avait alimenté la croissance dans les années 2000, c’est le crédit aux entreprises zombies qui a pris le relais depuis 2010. Et de la même manière qu’Alan Greenspan avait fait l’apologie de la titrisation, c’est aujourd’hui au tour de Jerome Powell (actuel président de la FED) de minimiser le risque des CLO en arguant que ce ne sont pas les banques qui les détiennent les CLO. C’est ça, ils se sont magiquement volatilisés dans les dédales du casino financier…

Prêts étudiants et automobiles

Le volume de CLO d’entreprises zombies est suffisant pour craindre le pire mais s’il n’y avait que ça … Le volume de prêts automobiles a déjà dépassé le pic de 2007. Début 2019, il y en avait pour 1 200 milliards $ dont une partie titrisée. Les « subprimes automobiles », c’est-à-dire des prêts automobiles consentis à des personnes peu solvables, représentent largement plus du quart du total…

Nous pouvons également ajouter la bulle des prêts étudiants. 45 millions d’Américains sont endettés à hauteur de 1 600 milliards de dollars. Le nombre de diplômés ne pouvant pas rembourser leurs prêts ne cesse d’augmenter depuis 2003 et 10 % d’entre eux avaient déjà plus d’un trimestre de retard de paiements en 2019. Là encore, ces prêts sont aussi en partie titrisés (Student Loan Asset-Backed Securities [« SLABS »])

Nous pouvons donc facilement ajouter une poignée de centaines de milliards aux 900 milliards de CLO…

La question est maintenant de savoir si la crise du Covid mettra le feu aux poudres. En sachant qu’il suffit qu’une partie des prêts d’un CLO ne soient plus remboursée pour que le CLO en entier ne rapporte plus rien…

Et ne comptez pas sur les agences de notation pour vendre la mèche puisque Lehman Brothers était toujours notée AAA la veille de sa faillite.… Toutefois, l’agence Fitch a déjà commencé à dégrader les portions de CLO les plus vulnérables à la crise Covid (restauration, tourisme, énergie etc.). Les choses ne vont qu’empirer à partir de maintenant. L’été sera chaud…

Bis repetita

Vous connaissez la suite. À mesure que la valeur des CLO s’effondrera, la chasse aux sorcières va s’intensifier et circulera alors la rumeur que telle ou telle banque est sur le point de faire faillite. Les banques arrêteront de se prêter de l’argent entre elles et la FED sera obligée de toutes les inonder de dollars bien frais en rachetant leurs actifs pourris (CLO) pour sauver le « système ».

À vrai dire, la FED est déjà en train de faire tourner la planche à billets et il est même prévu de racheter du CLO si nécessaire

Nous nous dirigeons probablement vers la deuxième crise bancaire en 12 ans et l’on nous sert toujours la même soupe : imprimer pour gonfler la bulle et éponger les dettes. Des dettes criminelles grâce auxquelles les banquiers vivent comme des nababs aux frais de la princesse FED.

Si la bulle de CLO explose, les 40 millions d’américains au chômage vont le rester bien après la fin du confinement. Et pendant que la vie de ces millions de personnes est mise entre parenthèses, les banquiers nagent dans des milliers de milliards qui viendront bientôt gonfler un nouveau cycle d’endettement.

Chancelor on brink of second bailout

Satoshi Nakamoto a inventé le Bitcoin en réaction à l’avilissement permanent de la monnaie.

Dans un contexte de raréfaction du pétrole, et donc de lente disparition de la croissance économique, empiler des dettes s’apparente à une folle fuite en avant ponzienne génératrice d’inflation.

Disponibilité de l’énergie en baisse + Dette en hausse = inflation

Nous sommes lentement appauvris par la hausse des prix, d’où la nécessité de s’en protéger en gardant pour soi une monnaie solide. Dans un monde en récession, où les matières premières se font de plus en plus rares, la confiance dans la monnaie « papier » finira par s’étioler pour de bon.

Le moment fatidique arrivera lorsque le pétrole ne sera plus vendu en dollar. Pour l’Euro, nous ferons les comptes lors du retour des monnaies nationales.

Regardez la confiance du reste du monde dans l’Euro :

Et dans le Dollar :

Terminons sur l’inflation:

  1. Les faillites sont inflationnistes dans le sens ou des dettes qui auraient dû être remboursées ne le seront pas. De l’argent reste dans l’économie pour toujours alors que la production des entreprises en faillite disparaît. Production en baisse + argent en circulation en hausse = inflation
  2. Lorsque la dette est trop importante et que plus personne ne veut s’endetter davantage, “l’hélicoptère monnaie” prend le relais. Cette politique monétaire est inflationniste.

Or le Bitcoin se nourrit de l’inflation!

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( Rédacteur )

Journaliste / Bitcoin, géopolitique, économie, énergie, climat

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.
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