2021 : L’année du boom des NFT, du métaverse et du web 3.0

jeu 30 Déc 2021 ▪ 18h00 ▪ 13 min de lecture - par Karen Jouve

Le marché des NFT a connu sa meilleure année à ce jour, générant un volume d’échange de plus de 23 milliards de dollars, tandis que la capitalisation boursière des 100 premières collections de NFT s’élevait à 16,7 milliards de dollars. Regardons de plus près les moments qui ont marqué le marché des NFT cette année, et comment cet acronyme encore inconnu du grand public il y a un an est désormais dans toutes les bouches.

Des chiffres records

On note évidemment l’émergence de mouvements viraux comme BAYCCryptoPunks ou encore Art Blocks qui ont précédé les lancements de grands noms du sport, de la mode ou du luxe comme Nike, Coca-cola, Adidas, Balenciaga ou encore Louis Vuitton ; mais aussi des acteurs plus historiques comme les maisons d’enchère Christie’s et Sotheby’s.

Source : DappRadar

Durant les 6 premiers mois de l’année, le marché NFT a généré pas moins de 2,5 milliards de dollars, mais est globalement resté entre les mains d’early makers, de connaisseurs, de très fortes communautés qui se sont ruées très tôt sur ce marché plein de promesses. Ce n’était rien comparé aux 6 mois qui ont suivi, et qui ont littéralement fait décoller le marché avec plus de 10,7 milliards de dollars de transactions pendant le seul troisième trimestre.

Dans le même temps, la valeur des objets NFT a considérablement augmenté, il ne s’agit plus que de seuls NFT, mais bien de marques qui tendent à monter en puissance notamment dans le métaverse demain et deviendront incontournables.

Du projet Hasmasks, pionnier en janvier 2021 dont peu de monde savait finalement à quoi s’attendre, jusqu’à l’explosion de drop NFT dans le milieu du sport, des stars, du luxe ou encore de l’art, il s’en est passé du temps.

Les célébrités et les marques de mode de luxe et le monde du sport s’emparent du phénomène

L’arrivée de célébrités comme Soulja Boy, Steve Aoki et Rob Gronkowski dans l’espace NFT au début de l’année a ouvert la voie à la période la plus cruciale de la vécue jusqu’à présent : les NFT sont devenus l’objet le plus popularisé dans les médias, remplis de titres alléchants citant des stars qui s’emparent du phénomène. De Paris Hilton à Eminem en passant par Jay Z, cette tendance a continué de se poursuivre jusqu’à la vente record de la célèbre maison de vente aux enchères Christie’s qui a vendu l’œuvre de Beeple 69 millions de dollars.

Source : Paris Hilton

Dans le récit de l’adoption massive des NFT, voici quelques-uns des moments forts que vous n’oublierez sans doute jamais :

  • Les géants de la mode se sont emparés du phénomène, chacun à leur façon : Gucci et Roblox, Louis Vuitton et Animal Crossing, Balenciaga et Fortnite, ou encore Philippe Patek ;
  • Les incontournables de la grande consommation ont aussi saisi l’occasion : Coca-Cola et Decentraland pour lancer des wearables exclusifs, Kinahan’s a développé des ambassadeurs virtuels dans le métaverse, Dom Pérignon et Lady Gaga ont lancé une galerie virtuelle, Pepsi a lancé ses 1893 premières pièces ;
  • Le sport a, lui aussi, complètement ouvert la voie à un nouveau business model : Sorare a fait la plus grosse levée de fond de l’histoire de la French Tech en réinventant les cartes panini et le fantasy football, des clubs pour le FC Barcelone, le PSG ou encore la NBA ont lancé leur fan token, des joueurs comme Lionel Messi et Neymar ont lancé leur propre collection et Crypto.com a continué de décorer les plus belles voitures de Formule 1 ;
  • Enfin, comment passer à côté des deux lancements sensationnels de l’année : d’un côté Nike, qui commence fort avec Roblox pour ensuite racheter RTFKT et s’imposer dans l’univers NFT et la culture crypto ; de l’autre, Adidas, qui a fait un lancement incroyable dans le métaverse en signant un premier partenariat avec Bored Ape Yacht Club (BAYC). Quelle année !

Les NFT sont devenus à la fois de vraies marques communautaires avec BAYC ou CryptoPunks, des nouveaux business model pour les marques avec les fan tokens, mais aussi une nouvelle utilité dans le monde qui s’ouvre devant nous : le métaverse.

Source : AnimocaBrands

Les NFT au cœur du nouveau business model du « play-to-earn »

Enfin, on ne peut conclure cette partie sur les NFT sans parler du lien fort entre NFT et gaming notamment avec l’explosion du play-to-earn. La présence d’objets de jeu et de parcelles de terrain virtuels présentés comme des NFT a été un ingrédient clé des volumes d’échange record. Au cours de l’impressionnant troisième trimestre, les NFT ont amassé plus de 10,7 milliards de dollars de ventes, les NFT de jeu contribuant à 22 % du total. Ce n’est que le dernier exemple en date de la grande flexibilité offerte par les NFT. En cela, 2021 n’a pas été que l’année des NFT, mais aussi du gaming basé sur la blockchain. Aucune DApp n’a eu un impact aussi fort sur l’industrie qu’Axie Infinity, où les NFT sous forme d’animaux de compagnie monstres Axies sont utilisés pour participer à des batailles dans le jeu, élever de nouveaux Axies ou collecter des objets du jeu qui servent à différentes fins.

Source : DappRadar

Ce n’est pas pour rien que les sociétés de capital-risque (VC) investissent 4 milliards de dollars dans les jeux et les infrastructures de la blockchain.

Après avoir investi seulement 80 millions de dollars en 2020, les VC ont investi un montant record de 4 milliards de dollars dans les jeux blockchain en 2021. Le capital investi dans les jeux blockchain et son infrastructure sous-jacente en 2021 est 5 000 % plus élevé que l’année précédente.

Impossible donc d’ignorer le poids considérable que représentent désormais des projets comme SorareThe Sandbox, Animoca Brands, ou encore Enjin.

En cette fin d’année 2021, et si l’on en croit un récent papier de Cointelegraph Research, le nombre de recherches Google pour « NFT » a dépassé celui pour « crypto ». Cette tendance montre le fort intérêt grandissant pour les NFT et ouvre la voie aux directions que devrait prendre le marché en 2022. Quand on sait que le total des transactions sur OpenSea, la plateforme décentralisée la plus populaire pour les enchères et les drop de NFT, dépassent 10 milliards de dollars, il y a fort à parier que le grand public commence progressivement à percevoir tout le potentiel de ces tokens non fongibles.

Source : Google Trends

L’année 2021, c’est donc avant tout une augmentation considérable de la demande de NFT et de lancements dans l’ensemble des sphères de la société. Tout d’abord, des marques telles que Nike et Adidas qui font leur propre entrée dans le monde des métaverses NFT. Ensuite, des célébrités telles que Snoop Dog, Grimes, Steve Aoki, Mila Kunis et Melania Trump font la promotion de leurs propres collections de NFT auprès du public. Enfin, des jeux NFT tels que Axie Infinity et Sorare permettent aux joueurs de se familiariser avec les cryptomonnaies et les NFT, et de gagner un peu d’argent en jouant à des jeux vidéo selon le concept de play-to-earn.

C’est donc un nouveau monde qui s’ouvre avec l’avènement des NFT qui contribue à préfigurer ce que seront demain les métaverses et le Web 3.0.

En 2022, on parie donc sur un poids toujours plus important des NFT et du play-to-earn, avec des projets à surveiller comme Lunucia ou Illuvium.

L’arrivée du métaverse et l’avènement du Web 3.0.

Dans le contexte de l’annonce du changement de marque de Facebook en Meta, le récit du métaverse s’est répandu ; les mondes virtuels de la blockchain ont généré un volume d’échange de plus de 500 millions de dollars et ont atteint une capitalisation boursière record de 3,6 milliards de dollars. Dans la continuité du boom des NFT et du gaming, les perspectives du métaverse s’ouvraient alors naturellement devant les acteurs du monde crypto.

Sous l’impulsion d’Axie Infinity, la révolution du « play-to-earn » a atteint de nouveaux sommets ; 49 % des portefeuilles actifs uniques du secteur (1,4 million) se sont connectés à des jeux blockchain, ce qui a propulsé le volume d’échange NFT des jeux à 4,5 milliards de dollars en 2021.

Sans aucun doute, des géants se sont progressivement imposés comme The Sandbox ou Decentraland, et ce sont justement les lands virtuels basés sur des NFT qui remportent le palmarès des aspects les plus attrayants du métaverse.

Ces NFT permettent aux propriétaires de créer des expériences, encourageant la créativité et l’imagination tout en favorisant la décentralisation. Ils débloquent également un aspect monétisation puisque ces parcelles virtuelles peuvent être louées à des tiers ou simplement servir d’investissement locatif.

Source : TheSandbox

En novembre, les terrains virtuels sur The Sandbox ont été échangés pour 14 800 dollars en moyenne, une croissance significative par rapport à la moyenne de 2 500 dollars d’octobre.

Dans Decentraland, les terres virtuelles ont gagné 116 % de leur valeur et se sont échangées pour 25 000 dollars en moyenne en novembre. Enfin, les deux ventes de terrains NFT les plus élevées en 2021 ont eu lieu en novembre. Le domaine Fashion Street à Decentraland a été vendu pour 618 000 MANA ou 2,42 millions de dollars, tandis qu’un terrain Axie Infinity Genesis a été vendu pour 550 ETH ou 2,33 millions de dollars.

Source : DappRadar

En parallèle de la hausse de valeur et d’intérêt pour les lands, les tokens du métaverse ont eux aussi explosé. Des tokens comme Mana, AXS, Sand, Gala, souvent liés à des projets de play-to-earn ont vu leur valeur s’envoler durant les dernières semaines, notamment en lien avec les annonces de Meta.

Le métaverse est appelé à devenir une nouvelle réalité dans le monde virtuel où nous socialisons, échangeons, jouons et même travaillons. Cet espace transformera notre mode de vie actuel, car il peut créer une toute nouvelle économie pour répondre aux besoins et aux préférences numériques en développement de la société virtuelle. Le World Wide Web a déjà jeté les bases d’un monde virtuel interopérable. Un espace où les avatars NFT de différents projets peuvent accéder aux fonctionnalités du jeu. Dans l’ensemble, le métavers, ainsi que le « play-to-earn », continueront à dominer le récit de notre secteur en constante évolution et de pénétrer l’ensemble des sphères de la société.

On retiendra également de cette année des géants du Web comme Microsoft ou Facebook, des géants du luxe comme Gucci et Louis Vuitton, des géants du sport comme Nike et Adidas qui se lancent et structurent de nouvelles business units dédiées au Métaverse.

Tout l’enjeu du métaverse réside enfin dans la capacité à faire comprendre au grand public l’intérêt d’un tel monde au-delà de l’aspect gaming. Mais aussi de s’inscrire progressivement dans une logique de métaverse global en permettant une interopérabilité des NFT. OVR est justement un acteur qui se place au cœur de ces problématiques et entend résoudre la problématique d’interopérabilité des NFT dans les métaverses.

Enfin, l’ensemble de ces enjeux ouvre la voie au Web 3.0 qui constitue l’évolution suivante du Web que l’on connaît aujourd’hui.

Source : Fabric Ventures

Le Web 2.0, baptisé ainsi par O’Reilly et d’autres entre 1999 et 2004, a permis au monde de passer de pages Web statiques conçues pour la consommation d’informations et servies par des serveurs coûteux à des expériences interactives et à du contenu généré par l’utilisateur qui nous ont donné Uber, Airbnb, Facebook et Instagram. Le Web 3.0, quant à lui, qui représente la suite logique de cette évolution, se veut communautaire et basé sur les technologies de pointe comme l’IA, la blockchain, l’IoT.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Web 3.0 (appelé à l’origine Web sémantique par Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web), est un bouleversement encore plus fondamental. Il s’agit d’un bond en avant vers des réseaux ouverts, sans confiance et sans autorisation.

« Ouverts » parce qu’ils sont construits à partir de logiciels à code source ouvert, élaborés par une communauté de développeurs ouverte et accessible, et exécutés au vu et au su de tout le monde.

« Sans confiance », car le réseau lui-même permet aux participants d’interagir publiquement ou en privé sans l’intervention d’un tiers de confiance.

« Sans autorisation », car tout le monde, utilisateurs et fournisseurs, peut participer sans l’autorisation d’un organe directeur.

En somme, le Web 3.0 permet d’envisager un avenir où les utilisateurs et les machines pourront interagir avec des données, des valeurs et d’autres contreparties via un substrat de réseaux peer-to-peer sans avoir besoin de tiers. Le résultat : un tissu informatique composable centré sur l’humain et préservant la vie privée pour la prochaine vague du Web.

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Karen Jouve

Passionnée des nouvelles technologies, et de blockchain ! Dénicheuse de news tendances, des dernières évolutions du marché, et des pépites de l'écosystème, je me fais un plaisir de vous faire découvrir cet univers sous toutes ses couleurs.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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