NFT : Drop Bears, un élan de solidarité pour les koalas australiens sur la blockchain

mer 01 Déc 2021 ▪ 9h00 ▪ 7 min de lecture - par Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

L’explosion cette année des tokens non fongibles a contribué à l’émergence de nombreux projets gravitant autour de cette planète si particulière qu’est le NFT. L’un d’eux nous provient de l’Australie : Drop Bears. Inspiré d’une légende populaire australienne, ce projet mérite toute une attention. Décryptage.

De la légende populaire…

En français, le terme « drop bear » signifie « ours qui se laisse tomber du plus haut ». En Australie, le nom est attribué à une espèce d’ours imitant un marsupial australien et ayant des liens de sang avec les koalas. Sauf que cet animal dispose d’un caractère particulier : il vit dans les hauteurs des arbres et se jette sur sa proie. On reconnait ici le modus operandi du serpent-minute d’Asie.

Certes les recherches scientifiques concernant le drop bear sont peu nombreuses, mais retenez bien qu’on lui a attribué le nom de Thylarctos plummetus. Pour ce qui est de leur domicile, on dit que les régions côtières boisées de l’est et du sud de l’Australie abritent une population élevée de ce prédateur arboricole.

Les drop bears n’existent qu’en Australie. Jamais ils n’attaqueront les Australiens en raison de leur consommation journalière de Vegemite et de leur accent. Seuls les étrangers deviendront une proie pour le drop bear s’ils ne s’adonnent pas eux aussi à la consommation de Vegemite au quotidien ou s’ils n’adoptent pas l’accent australien de l’anglais. En guise de précaution, ils seront conviés à s’attacher des fourchettes dans les cheveux avec les pointes tendues vers le haut ou de s’uriner dessus afin d’éloigner les prédateurs. Rires d’Australiens assurés à l’occasion.

Bref, vous l’aurez compris. Comme les vampires, les drop bears sont narrés afin de faire peur aux touristes et de rigoler de la frayeur affichée par ces derniers lors de leur escapade en forêt.

À vrai dire, le Thylacoleo ou lion marsupial n’existe plus, même si les scientifiques affirment avoir retracé une dernière population il y a environ 50 000 ans de cela.

… à l’immortalisation dans la blockchain

Profondément touchés par les feux de brousse affectant leur région, des originaires de Shoalhaven (Nouvelles-Galles du Sud), Rhys Dale, Tom Smith et Nat Riley sont les fondateurs de Drop Bears. Rhys Dale lui-même avouait s’être intéressé aux cryptomonnaies depuis 2017.

Mais l’idée du lancement de Drop Bears sur la blockchain Ethereum prenait vite forme après que leur habitat était tout proche des feux ayant consumé leur région en 2019.

Animé par un esprit contributeur de la lutte contre ce fléau, le trio a tablé sur la création d’un NFT inspiré de l’art des koalas des dessins animés « bogan, degenerate ». Ainsi, créés et vendus, ces ouvrages artistiques génèreront des bénéfices qui alimenteront la trésorerie des hôpitaux destinés aux koalas du pays.

En dépit de la facilité d’association de leur mascotte xénophobe au koala, les créateurs de Drop Bears n’ont pas lésiné dans la créativité. Ainsi, ils ont pu mettre sur le marché des NFT plus d’une dizaine de milliers d’œuvres d’art authentiques dont l’intégralité s’est écoulée en un jour seulement (le 29 août dernier).

Drop Bears

Férus de la culture comme ils sont, les promoteurs de Drop Bears ne minimisent pas la touche humoristique des Australiens. Ils étaient donc allés jusqu’à faire une ode aux légendes comme Ernie, Marty D. Bear et Koala Kev, lesquels ont des similarités avec les koalas, certains avec des mulets, d’autres avec des gilets de vélo et des sacs banane… mis en vente sur le très célèbre site Opensea.

À cela s’ajoute l’appui de toute une communauté baptisée « DropBear Woky » dont le dynamisme est exemplaire.

La technologie Photo Boot

Ce projet épicé à la sauce australienne n’aurait pas connu de succès sans la technologie Photo Boot avec laquelle les limites de l’espace NFT peuvent être surpassées.

L’un des avantages de cette technologie est la dynamisation de l’arrière-plan des NFT appartenant à des utilisateurs de Drop Bears. Le développeur de l’équipe, répondant au nom de KingDraco, est derrière cette nouvelle fonctionnalité.

Pour mieux bénéficier des prouesses du « magicien », chaque utilisateur est invité à se rendre dans l’interface dédiée à cet effet. Par cette démarche, il verra apparaître les Drop Bears de son portefeuille MetaMask et pourra procéder au changement voulu.

Les modifications et les remises à l’état initial pourront se faire à volonté sur cette interface. À noter toutefois que les manœuvres similaires sont payantes.

Les perspectives d’avenir

Très à fond dans les œuvres caritatives, Drop Bears reconnait avoir remis des dons à des établissements prenant en charge les koalas, à l’instar du Port Macquarie Koala Hospital et de quelques associations s’occupant du même mammifère et du sauvetage de la faune.

La question de « fusion » est aussi au centre des réflexions de l’équipe de Drop Bears, cette alternative étant la solution adoptée pour éviter de « brûler » des koalas (ce qui est tout à fait contraire à la philosophie de la maison). L’option envisagée autorisera donc une double acquisition de Drop Bears floor/pleb pour les fusionner par la suite. De là naîtront un nouveau reroll Drop Bears et une certaine forme d’équité dans l’écosystème.

Comme nous avons mentionné ci-dessus, la communauté DropBear Woky est très active. En effet, c’est d’elle que sont tirés des acteurs promouvant les marchandises liées à Drop Bears en magasin. À titre informatif, un projet d’impression et de vente de vêtements (chemises ou autres) en local à Sydney ou sur Internet est en cours.

En outre, un programme de bourses Axie a été mis sur pied afin de faciliter l’accès par les membres de la même communauté aux jeux Axie. Pour piqûre de rappel, ces derniers autorisent des gains et des opportunités pour les joueurs.

Et pour ce qui est de la perspective de gamification, les fondateurs de Drop Bears avouent être moins intéressés par le sujet. Mais les médias ont fait l’écho d’un jeu du nom de « Duck Race » qui connait au moins 100 participants par jour. Ces derniers arrivent à accumuler des Drop Bears et des ETH en gagnant les courses.

Le monde des NFT est si vaste qu’il peut accueillir toutes sortes de projets, comme Drop Bears. En comprenant l’essentiel de ce projet, l’on pourra en effet penser à des milliers de possibilités. Ici, les personnes à l’origine de Drop Bears tiennent à nous prouver qu’à part la vocation commerciale, les NFT peuvent aussi sauver l’environnement.

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Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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