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NFT : Un succès dingue en Corée du Sud

mer 30 Mar 2022 ▪ 16h00 ▪ 4 min de lecture - par Grégoire Morat

La Corée du Sud est un des pays les plus avancés en termes de cryptomonnaies et NFT. On peut citer le projet d’investissement de 187 millions de dollars pour un projet d’écosystème autour du métaverse, ou bien la déclaration du nouveau président de la république de Corée, voulant faire de son pays l’un des centres majeurs de cryptomonnaies. Et bien c’est maintenant au tour des NFT de devenir le prochain projet fétiche de la blockchain dans ce pays. En effet les coréens semblent adopter l’utilisation des NFT de façon exponentielle. Depuis 2020, le pays figure parmi les dix premiers pays du monde dans l’indice mondial d’innovation de l’Organisation mondiale de la Propriété Intellectuelle. Un niveau d’innovation évalué par des géants de la technologie tels que Samsung et LG.

Un motif fiscal

Pourquoi le grand public coréen est-il plus enclin à l’achat de NFT qu’ailleurs ? Alex Lim, responsable du projet NFT KlayChicken a déclaré dans une interview au Cointelegraph que « les NFT font fureur mais beaucoup de gens ne savent même pas pourquoi ». Cette assertion, bien qu’amusante est souvent vraie. Mais cet engouement pourrait déclencher un énorme bon en avant du secteur sud-coréen des NFT. La raison la plus plausible reste le flou juridique dans lequel baignent les NFT. En effet, il n’existe pas de taxe sur les actifs numériques en Corée du Sud.

 Une utilisation politique

Un projet de taxe a déjà été repoussé à 2023, mais le président récemment élu Yoon Suk-yeol pourrait même faire pression pour retarder cette dernière d’une année encore, en 2024. En outre, les NFT ne sont pas réglementés de manière aussi stricte que les crypto-monnaies, bien que les régulateurs financiers locaux de la Commission des services financiers travaillent à l’introduction de nouvelles règles sur les NFT. Au-delà de l’absence de taxe, le président actuel, avait déjà utilisé les NFT pour financer sa campagne comme son homologue du parti démocrate, Lee Jae-myung. Une utilisation nouvelle qui s’ajoute à la longue liste des applications révolutionnaires des NFT.

Une utilisation qui se généralise

Outre cette application politique et la subvention de 187 millions de dollars pour la création d’un métaverse national dont je parlais plus tôt, l’université de Hoseo a également délivré des diplômes sous la forme de NFT à ses 2830 étudiants le 18 mars afin d’améliorer l’accessibilité et la commodité pour les étudiants et d’empêcher la falsification des diplômes. Un autre exemple qui prouve bien cette utilisation massive : une recherche d’emploi sur le site JobKorea, le Pôle Emploi de la Corée, affiche 753 postes uniques pour un métier en lien avec les NFT.

La Corée se place comme l’un des pays les plus avancés dans le monde des NFT, si ce n’est le premier. Même si la France n’a pas du tout à rougir de sa performance, de nombreux pays se placent en pointe sur la scène internationale aujourd’hui (comme les Etats-Unis bien sûr). D’autres, à l’instar de l’Inde, connaissent une croissance fulgurante depuis quelques mois.

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Grégoire Morat

Étudiant passionné par l’entrepreneuriat et fasciné par les technologies derrières les cryptos ! Eh oui, je suis persuadé que les deux sont intimement liés : la blockchain et les NFT sont en train de révolutionner de nombreux secteurs et présentent des opportunités inédites.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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