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Bitcoin sous 66 000 $ : Le Salvador renforce encore ses réserves

18h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Lydie M.
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Le Salvador achète encore du bitcoin pendant que le marché recule. Alors que le BTC glisse sous les 66 000 $, le pays dirigé par Nayib Bukele consolide une réserve qui approche les 7 600 BTC. Le signal est clair. San Salvador ne traite pas la baisse comme une alerte, mais comme une fenêtre d’accumulation.

Illustration style comics montrant un dirigeant salvadorien poussant un grand Bitcoin lumineux dans un coffre, avec un graphique en baisse à 66 000 en arrière-plan.

En bref

  • Le Salvador continue d’acheter du Bitcoin malgré la baisse du marché.
  • Ses réserves approchent les 7 600 BTC, pour plus de 510 millions de dollars.
  • La stratégie reste ambitieuse, mais elle expose le pays à une forte volatilité.

Le Salvador achète quand le marché doute

Le bitcoin est tombé autour de 65 700 $, mais le Salvador n’a pas changé de ligne. Le pays continue d’ajouter des BTC à sa réserve stratégique, dans la continuité de sa stratégie d’investissement en bitcoin malgré les pressions du FMI. Cette constance tranche avec l’humeur du marché, où chaque baisse relance les doutes sur la solidité du cycle.

La réserve nationale approche désormais les 7 600 BTC. Sa valeur dépasse les 510 millions de dollars selon les prix récents du marché. Le chiffre exact varie selon les sources, car les achats sont réguliers et les mouvements de portefeuille restent parfois difficiles à lire.

C’est précisément ce rythme qui donne du poids à la stratégie salvadorienne. Le pays ne cherche pas le coup parfait. Il avance par accumulation. Un BTC par jour, parfois plus, parfois avec des ajustements. La méthode peut sembler simple. Elle devient pourtant politique quand elle est portée par un État.

Une stratégie qui résiste à la pression du FMI

La position du Salvador reste sensible, car elle se poursuit sous le regard du Fonds monétaire international. L’accord de financement conclu avec le FMI a poussé le pays à modifier son cadre légal. L’acceptation du bitcoin par les entreprises est devenue volontaire, et non plus obligatoire.

Ce changement aurait pu marquer un recul net. Pourtant, Bukele n’a jamais abandonné le cœur de son pari. Le bitcoin reste dans le récit économique du pays. Il reste aussi dans son bilan, malgré les critiques sur la volatilité et l’exposition des fonds publics.

Le point le plus intéressant se situe dans cette zone grise. Le Salvador a assoupli la loi pour rassurer les bailleurs internationaux, mais il continue d’accumuler. Cette position nourrit d’ailleurs un bras de fer récurrent, alors que le pays a déjà été accusé de contourner les règles du FMI sur le bitcoin. Il donne donc au FMI une concession juridique, tout en préservant son symbole financier.

Une réserve devenue outil politique et financier

Pour Bukele, la réserve en bitcoin n’est pas seulement une ligne comptable. Elle sert de vitrine. Elle montre un pays qui veut se positionner à contre-courant du système financier classique. Cette image compte autant que le prix d’achat moyen.

Le Salvador cherche aussi à attirer les investisseurs, les entreprises crypto et les capitaux liés aux nouvelles infrastructures financières. Dans cette logique, chaque achat renforce le message. Le pays ne veut pas seulement détenir du bitcoin. Il veut être identifié comme l’État qui a osé en faire un axe national.

Mais cette stratégie reste risquée. Une baisse prolongée du bitcoin pèserait sur la valorisation des réserves. Pour une petite économie dollarisée, l’exposition à un actif aussi volatil peut devenir un sujet de tension budgétaire. Les partisans y voient une vision de long terme. Les critiques y voient une concentration dangereuse.

Pour l’instant, Bukele transforme chaque baisse en argument. Le recul du BTC sous 66 000 $ lui permet de répéter que le pays achète quand d’autres paniquent. Cette posture plaît aux bitcoiners. Elle agace les institutions. Elle force surtout les observateurs à suivre chaque mouvement du Trésor salvadorien.

Si le bitcoin repart à la hausse, le Salvador pourra présenter sa patience comme une victoire. Si la chute s’aggrave, le débat deviendra plus brutal. Dans les deux cas, le pays a déjà gagné une chose : il est devenu le laboratoire souverain le plus surveillé de l’écosystème Bitcoin, à l’heure où d’autres États commencent aussi à regarder les réserves nationales en Bitcoin comme un nouvel outil stratégique.

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Lydie M.

Enseignante et ingénieure IT, Lydie découvre le Bitcoin en 2022 et plonge dans l’univers des cryptomonnaies. Elle vulgarise des sujets complexes, décrypte les enjeux du Web3 et défend une vision d’un futur numérique ouvert, inclusif et décentralisé.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.