Crédit Mutuel Arkéa a confirmé le 4 novembre 2026 un hack informatique, sans valider les 133 M$ avancés par ZachXBT. Deux lectures opposées du circuit des fonds circulent.
Crédit Mutuel Arkéa a confirmé le 4 novembre 2026 un hack informatique, sans valider les 133 M$ avancés par ZachXBT. Deux lectures opposées du circuit des fonds circulent.
Le 27 octobre 2026, le secrétaire américain au Trésor a présenté la crypto comme un levier pour préserver la place du dollar. Il évoque aussi une action avec la SEC et la CFTC après le blocage du Clarity Act au Sénat, sans calendrier rapporté à ce stade.
La France propose d’autoriser sous conditions les récompenses versées aux détenteurs de stablecoins par des plateformes, malgré l’opposition de la Banque centrale européenne. Derrière ce désaccord technique se joue surtout la capacité de l’Europe à développer des stablecoins en euros capables de rivaliser avec leurs concurrents adossés au dollar.
Ottawa ouvre une consultation de 60 jours sur les stablecoins émis par des acteurs non financiers. Le projet prévoit notamment un remboursement sous trois jours ouvrables, plafonne les frais de rachat à 1 % et interdit les rendements liés à la détention. Pour élaborer son cadre, le Canada s’appuie sur plusieurs modèles étrangers, dont celui des États-Unis.
Les stablecoins tournent surtout lorsque les banques américaines sont fermées. Une étude de Coinbase et The Block Pro Research montre que 73 % du volume analysé a circulé hors des horaires bancaires américains sur les douze mois terminés le 31 juillet. Au troisième trimestre 2026, les transferts ajustés ont atteint 891 milliards de dollars, soit plus de 400 millions de dollars par heure en moyenne.
Une légère hausse des taux d’intérêt sur les dépôts bancaires pourrait ralentir la croissance des stablecoins. C’est le constat d’une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI), qui met en évidence une concurrence entre l’épargne bancaire et ces cryptomonnaies indexées sur des monnaies traditionnelles. L’effet varie toutefois selon les acteurs : l’USDC de Circle semble plus sensible à cette concurrence que l’USDT de Tether.
Visa fait passer les stablecoins du laboratoire aux opérations commerciales. Le géant des paiements vient de mettre en production les capacités stablecoin de Visa Direct avec Inyo Global. Les entreprises éligibles pourront notamment utiliser l’USDC pour préfinancer leurs paiements transfrontaliers 24 heures sur 24. Le changement arrive alors que les règlements en stablecoins de Visa dépassent désormais un rythme annualisé de 20 milliards de dollars.
Envoyer 200 dollars via des réseaux utilisant des stablecoins coûte environ 2 dollars, contre 12,72 dollars avec les canaux traditionnels. C’est ce qui ressort du rapport trimestriel de Borderless.xyz. En plus de réduire les frais, ces solutions accélèrent les transferts : quelques minutes suffisent là où les circuits bancaires prennent souvent plusieurs jours.
Une enquête du Wall Street Journal relie Tether à 6,3 M$ versés à Nxum, société cofondée par Bo Hines, ancien conseiller crypto de Donald Trump.
Les députés veulent faire évoluer la fiscalité des crypto-actifs en France. Les 7 et 8 octobre, la commission des finances de l’Assemblée nationale a adopté plusieurs amendements au budget 2027. Au programme : taxer les conversions en stablecoins, étendre l’exit tax aux plus-values latentes et permettre le report des moins-values crypto.
Le cadre européen des crypto-actifs franchit une étape avec une échéance pour les plateformes. L’ESMA demande aux entreprises de cryptomonnaies de l’Union européenne de traiter leurs expositions aux stablecoins non conformes à MiCA. Les régulateurs nationaux devront donc encadrer cette transition dans un délai, tandis que les prestataires devront revoir plusieurs services proposés aux clients européens. Cette mesure concerne notamment la conservation, les transferts et les opérations permettant encore de détenir certains jetons qui ne respectent pas les règles européennes.
Le 2 octobre, cinq personnes ont été mises en examen à Paris pour des soupçons de financement du terrorisme, de blanchiment et d’abus de confiance. Cette enquête, menée avec les États-Unis, porte sur des dons qui auraient été détournés vers le Hamas. Washington a également sanctionné deux associations françaises et un responsable du groupe armé. De son côté, la justice française estime à environ 1,1 million de dollars les sommes qui seraient passées par les canaux locaux du réseau.
Comment une idée impensable devient-elle pensable ? Nous aimons croire que nos convictions nous appartiennent. Pourtant, elles naissent dans un monde déjà rempli d’évidences. Certaines sont rationnelles. D’autres sont héritées. Beaucoup ne sont jamais interrogées. L’expérience d’Asch révèle cette force extraordinaire : le consensus peut transformer une conviction collective en normalité individuelle. Mais que se passe-t-il lorsque cette mécanique touche quelque chose de beaucoup plus fondamental : la monnaie ? Pendant des générations, monnaie, banques et autorités centrales ont semblé indissociables. Puis un inconnu nommé Satoshi Nakamoto propose une autre réponse. Bitcoin ne démontre pas que le consensus avait tort. Il démontre qu’une autre réponse peut exister. Dès lors, une question apparaît : que faut-il pour qu’une dissidence impensable devienne, un jour, parfaitement pensable ?
Un rapport de sénateurs démocrates accuse l’USDT de faciliter les opérations financières de l’Iran malgré les sanctions américaines. Tether conteste ces accusations et met en avant près de 550 millions de dollars de jetons gelés en 2026. Un désaccord qui remet sur la table la question de la responsabilité des émetteurs de stablecoins.
L’Europe pourrait resserrer les règles sur les stablecoins. Dans sa réponse à la consultation européenne, le Système européen de banques centrales défend une interdiction élargie des rendements liés aux jetons. La BCE vise les mécanismes indirects liés au prêt, à l’emprunt ou au staking. L’objectif consiste à préserver la distinction entre monnaie électronique et dépôts, alors que la révision de MiCA ouvre des débats sur les règles du marché européen. La proposition concerne aussi directement les plateformes proposant des rendements.
Visa va mettre fin à une faille qui permettait à certains achats de memecoins par carte de générer des points de fidélité. Le réseau a demandé à ses processeurs de paiement de ne plus utiliser le code marchand concerné à partir de la semaine prochaine. Les achats resteront toutefois possibles par carte, mais sans les récompenses associées.
Les institutions de Wall Street se rapprochent de plus en plus de l’univers crypto. D’après Tom Lee, président de BitMine, cette évolution soutiendrait le marché durant les douze prochains mois. Son scénario repose sur l’adoption croissante de la blockchain par la finance traditionnelle, l’exposition de BitMine à Ethereum et un marché qu’il estime assaini après les excès de levier. Cependant, la réglementation américaine demeure plus incertaine.
Le CLARITY Act échoue au Sénat à 49-50, loin des 60 voix requises. Malgré 126 concessions, la régulation crypto américaine reste bloquée, entre relance possible et reset total en 2027.
La Russie encadre strictement la crypto chez elle tout en utilisant le bitcoin pour faciliter certains échanges internationaux sous sanctions.
Revolut ne se contente plus d’intégrer les cryptomonnaies à son application bancaire. Avec le lancement d’EURR, le développement de Revolut X et ses nouvelles démarches réglementaires, la fintech construit une offre crypto beaucoup plus large. Maxim Krasnov, Founder of Coinstruct.tech, analyse cette évolution comme un rapprochement entre banque et actifs numériques. Son analyse met notamment en avant le rôle de Bridge, société détenue par Stripe, dans l’émission du stablecoin. Cette stratégie s’étend désormais à plusieurs marchés et plusieurs usages.
L’Allemagne s'apprête à siffler la fin de son statut de paradis fiscal crypto. Un projet de loi propose une taxe forfaitaire de 25 % dès 2028, contre 0 % actuellement après un an de détention. Au même moment, aux États-Unis, Jack Dorsey demande une charte bancaire fédérale pour custodier le bitcoin et les stablecoins. Deux pays, deux logiques de normalisation.
Ethereum prépare les Frame Transactions pour permettre de payer les frais de gaz sans détenir d’ETH dès 2027.
Les stablecoins se retrouvent au cœur d’un débat sur la monnaie numérique. Paolo Ardoino, PDG de Tether, oppose leur modèle aux dépôts bancaires tokenisés. Selon lui, ces deux formes de monnaie ne reposent pas sur les mêmes garanties. Il estime que les réserves en bons du Trésor américain offrent une couverture plus solide. Cette position répond aux critiques de la Banque des règlements internationaux, qui défend les dépôts tokenisés. Le débat porte sur les réserves et l’avenir de la finance.
Isabel Schnabel, une responsable de la BCE, appelle les banques centrales à adopter la blockchain crypto. Décryptage complet.
Les stablecoins ne constituent pas un moyen de paiement crédible à grande échelle, a tranché vendredi Pablo Hernández de Cos, patron de la BRI. Devant le symposium de Jackson Hole, le 28 août, il leur a préféré les dépôts tokenisés des banques. La veille, son institut publiait une étude qui relève des règles d’émission très inégales selon les marchés.
Trump aurait gagné 1,4 Md$ grâce à la crypto en 2025. En face, Public Citizen chiffre les pertes des investisseurs à 4,7 Mds$. Analyse.
L'euro numérique offrirait davantage de confidentialité qu'un virement bancaire classique. C'est en tout cas ce qu'assure la Banque centrale européenne, par la voix de Piero Cipollone, membre de son directoire, qui affirme que l'Eurosystème restera incapable de relier un citoyen à ses paiements. Une promesse que les défenseurs des libertés numériques accueillent avec méfiance.
Aux États-Unis, 39 associations bancaires préparent un réseau blockchain crypto dédié aux stablecoins et aux dépôts tokenisés. Les détails !
Les investisseurs étrangers ont vendu 29 milliards de dollars de bons du Trésor américain à court terme en juin. Ils n’ont pourtant pas fui les États-Unis : 181,4 milliards sont partis vers les actions américaines sur le même mois. Pour Washington, le déplacement compte. Les stablecoins pourraient fournir une nouvelle demande régulière pour les T-bills au moment où certains investisseurs étrangers réduisent leurs positions.
Le Clarity Act n’est toujours pas mort. Patrick Witt, conseiller crypto de la Maison-Blanche, se dit même « optimiste » avant le prochain vote prévu au Sénat le 15 septembre. Le texte dépasse 600 pages et doit donner aux États-Unis un cadre fédéral pour le marché crypto. Un vieux problème revient pourtant compliquer les discussions : les récompenses versées sur les stablecoins.