L’euro numérique n’est plus seulement un sujet technologique, car il devient un terrain d’affrontement politique au sommet des institutions européennes. En appelant à une implication accrue du secteur privé dans la tokenisation de l’euro, Denis Beau, sous-gouverneur de la Banque de France, prend ses distances avec Christine Lagarde et la ligne prudente de la BCE. Derrière ce désaccord se dessine une bataille stratégique autour de la souveraineté monétaire européenne, alors que les stablecoins adossés au dollar continuent de dominer la finance numérique mondiale.